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le gardien des rêves. (caïn)
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Les Briseurs de Silence

 le 2/3/2017, 00:08

ft. caïn

A peine la pensée a-t-elle effleurée son esprit que Theo lui est conquise. Sa décision est prise : il doit partir à l'assaut de ses propres murailles et retrouver le goût de l'aventure. Theo comprend bien des choses, en cet instant : il est celui qui s'enferme à l'intérieur de murs trop hauts pour qu'il puisse les surmonter seul. Mais avec l'aide de Caïn ? plus rien ne semble impossible. Il doit briser ces frontières et sortir de ses marges. La contrainte qu'exerçaient sur lui les déesses s'est envolée ; il est désormais libre, et ne sait jouir de cette licence nouvelle. Il ne sait pas s'affirmer, Theo, il n'a même pas conscience de sa propre existence, et il l'apprend doucement. L'air qu'il respire souffle un vent de liberté, un air dont il n'a guère l'habitude, mais qui lui semble plus riche (d'espoir, de potentialités). Oui, Theo doit apprendre à s'approprier son âme. Et il est en passe de le faire. L'idée fait son bonhomme de chemin, devenant de plus en plus séduisante et insidieuse. L'incitant à prendre de plus en plus d'initiatives, à devenir l'acteur de sa vie au lieu d'en être le simple spectateur.

Caïn lui-même ne sait pas pourquoi il veut s'enfuir. Ou peut-être qu'il le sait un peu, mais sans être capable d'y mettre des mots. Cela lui arrive souvent, à Theo. Est-il vraiment capable de décrire ses visions ? il pourrait très certainement énumérer une liste de critères pseudo-objectifs qui pourraient dresser un tableau splendide, mais froid. Theo pourrait parler de la couleur du sang qui se mêle à la terre, de la façon dont il se ternit, mais il manquerait bien trop de choses - il manquerait l'odeur qui vous prend à la gorge, et la peur de perdre la vie dans les minutes qui suivent. Theo ne les comprend pas, ces éléments qui échappent à sa vision - c'est peut-être ce qui lui permet, à lui, d'échapper à la prédiction. Mais il ne peut guère en parler ; il ne saurait saisir l'essence véritable du cauchemar. Parce qu'il ne la connaît pas lui-même. Parce qu'autrement, il serait fou.

Et au final, que ce soit un besoin paraît tellement logique qu'il n'est guère nécessaire de le commenter. « Comme moi, répond le prophète, tout comme moi. » Il y a dans sa voix le même sérieux, qui ne peut naître que lorsqu'on divulgue des vérités indéniables. Ce que Caïn ne sait pas, c'est que leur besoin de l'autre est réciproque. Bien que les raisons diffèrent. Elles diffèrent toujours, l'image d'eux-mêmes : deux hommes aux caractères différents, mais d'un même tempérament silencieux, torturé. Ce que Theo recherche que Caïn, c'est ce catalyseur qui lui permettra de s'affranchir définitivement. Et une compagnie qui saura accepter ses côtés les plus sombres (car il sait que l'autre peut y parvenir).

« Je viendrai. Mais où ? » Theo se demande où Caïn veut aller. Il y a tant d'endroits où le rêve se mêle à la réalité, et les souvenirs affluent devant ses yeux ouverts. Encore une fois. Les endroits où ils peuvent se rendre sont à la fois infinis et limités. Il y a tant de contraintes matérielles que Theo a peur. Et puis, ce ne sera jamais comme avant. Plus que jamais, le passé semble lui échapper. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir envie d'essayer.

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Ceux qui défient les Dieux

 le 1/4/2017, 01:58

I was too weak to give in, Too strong to lose
My heart is under arrest again But I break loose
Musique

Dream, send me a sign, turn back the clock, give me some time. I need to break out and make a new name. — Brand new day


L'angoisse.
Il n'y a pas pire sentiment que l'angoisse ; d'être dans l'attente d'une sentence irrévocable. Positif ou négatif, peut-être que cela importe peu ; mais dans le cas du jeune homme, c'est bien l'attente palpable qui se transforme en angoisse. Il sait très bien qu'il déraisonne, qu'il n'agit pas comme d'habitude ; bien plus sur la défensive qu'il ne veut le laisser paraître. Oui, Caïn a en effet, conscience de tout ça, mais il n'arrive pas à faire autrement. Quelque chose en lui lui ordonne sans arrêt de fuir, de disparaître, de courir. Lâche. Peut-être bien qu'il est lâche oui, mais dans sa fierté illusoire, il n'arrive pas à l'accepter, pas aujourd'hui, pas en cet instant. Caïn n'est pas normal, il n'est pas comme les autres, son naturel contradictoire change continuellement la donne, lui fait voir le blanc en noir et l'inverse également. Et il ne sait pas comment tu fais pour le supporter, pour arriver à gérer ses humeurs, sa façon d'être. Non, ça, le museleur n'en a aucune idée ; mais il est reconnaissant pour tout ce que tu fais. Se massant la nuque en attendant une réponse, le silence qui plane le plonge dans un enfer de songe qu'il aurait préféré ne pas côtoyer.

Qu'est-ce qu'il doit faire Theo ? Où doit-il s'enfuir ? Comment peut-il s'échapper ? Est-ce qu'il fait le bien ? Ou fait il le jeu du mal ? Est-ce important ou est-ce dérisoire ? Son cœur se serre, les mots ne sortent pas ; et dans l'attente d'un quelconque signe de toi, il se perd dans les tréfonds de son inconscience. Partir, s'enfuir, si seulement c'était aussi facile. Les crimes qu'il a commis reviendront le hanter, demain, aujourd'hui, comme hier ; à jamais. Qu'il rentre chez lui ou non, les choses seront ce quelles sont ; Caïn en a conscience, mais il n'arrive pas à l'approuver, il n'arrive tout bonnement pas à l'accepter. C'est en basculant sa tête en arrière et en dégainant sa première cigarette de la journée que le jeune homme perd son regard dans l'immensité du ciel alors que ta voix prononce quelque sentence. 'Comme moi. Tout comme moi.' Esquisse d'un sourire mélancolique alors que ses mains viennent se loger dans ses poches, la fumée virevoltant autour de son faciès, cachant son amertume. Oui, vous êtes semblables en soit, pour certaines choses ; car sinon bien différent.

Nicotine, douce nicotine, aide-moi à m'extirper de cet enfer, sors moi de ce monde de songe. 'Je viendrai. Mais où ?' Stupéfaction totale. Son regard quitte le ciel pour se rabattre sur toi, les yeux écarquillés, battant des paupières plusieurs fois d'affilés, le cœur s'affolant légèrement, preuve de son soulagement. Tu viendra Theo et tu peux pas savoir comme te l'entendre dire lui enlève un poids sur les épaules, il se sent soudainement plus calme, plus serein, en proie à un havre de paix qu'il pourrait saisir en tendant la main ; en t'attrapant enfin. Pourquoi était-il autant méfiant ? Pourquoi pensait-il que tu allais refuser ? Preuve que tu es un véritable ami, que tu le comprends comme personne même dans le silence ou dans la sonorité d'un soupir. C'est en enlevant la cendre de sa cigarette que le jeune homme amorce de nouveau sa démarche nonchalante tout en murmurant quelques mots. « Bien. C'est bien... » Pas doué pour communiquer, pas doué dans le relationnel, pas doué avec les mots ; mais il sait très bien que cela t'importe peu, que tu ne lui en voudra pas pour ça et qu'au contraire, peut-être que toi, tu acquiescera en silence. De sa démarche boiteuse, Caïn inspire avec avidité le brouillard de fumée de ses poumons déjà bien imbibé, c'est en l'expulsant qu'il continue alors sans te regarder. « N'est tu pas un voyageur expérimenté l'ami ? »

Sourire en coin, c'est alors qu'il se retourne vers toi, lâchant sa cigarette et l'écrasant de son talon droit ; avant d'en récupérer le mégot pour le jeter dans une poubelle non loin. C'est quand ce fut fait, qu'il enchaîna avec son plus honnête sourire logé aux creux de ses lèvres. « La règle de tout voyageur qui se respecte ; l'important n'est pas la destination, mais le voyage en lui-même. Non ? » C'est là ce qu'il veut croire, c'est la l'espoir sur lequel il mise. Car oui, Caïn se fiche pas mal de la destination, il se fiche pas mal de savoir s'il fera beau ou non, il se fiche pas mal des imprévues du trajet ; c'est ce qui fait la beauté d'un voyage... Et il sait Caïn, que quoi qu'il arrive, il s'en retrouvera heureux ; car vous serez ensemble. « N'est-ce pas suffisant ? » Son sourire reste ancré sur ses lèvres abîmées, rongées par ses canines de bête enragé ; les mains se logeant de nouveau dans ses poches, son regard azuré cherchant le tiens, tentant de sonder ton âme pour mieux comprendre tes intentions sur la question. « Moi, ça me suffit amplement. »

Car de toi, il ne se méfie absolument pas.
Car en toi, il a une confiance indubitable.
Alors non. Caïn n'a besoin de rien d'autres.
Juste de ta présence et de vos discussions silencieuses.

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 le 6/4/2017, 21:33

ft. caïn

Des voyages qui n'avaient jamais de but, et qui par conséquent ne finissaient jamais vraiment. Des périples où l'âme croit se perdre, et finit par s'abandonner à la plénitude de son pèlerinage, pour mieux se retrouver. Des nuits emplies d'étoiles, et des jours brillants de soleil. Des parfums inédits qui s'offrent au nez curieux, des saveurs nouvelles à goûter du bout de la langue. Les images se succèdent devant les yeux ouverts de Theo ; il n'est plus tout à fait là. Abandonner ce métier qui ne le satisfait pas, qui se contente de le brimer, de l'enfermer dans l'automatisme de gestes trop souvent répétés, raisonnés - non, tout cela n'est pas pour lui. Il est souvent difficile de déterminer ce qu'est Theo, ce qu'il attend exactement de l'existence. Pourtant, Caïn a réussi à mettre des mots sur ses vides, à lui rappeler une des flammes qui parvenaient à le maintenir en vie. Theo se sent soudainement vieux : il a l'impression d'être au crépuscule de son existence. A ce stade, il n'y a plus beaucoup d'espaces que l'ancien prophète n'a pas visité ; alors oui. « Expérimenté, je ne saurais dire, mais j'ai été aux quatre coins du monde. » Pourquoi ne m'as-tu jamais demandé de te conter mes voyages, Caïn ? Sans doute parce qu'il en ignorait l'existence. Pour autant, cela ne ressemble guère à un secret qui pourrait menacer une amitié. Theo en a de véritables, et il a la conviction que Caïn saurait lui pardonner d'avoir tenté de se protéger - de le protéger, en ne l'affligeant pas d'une connaissance qui pourrait mener à sa perte. Ce que Caïn ne sait pas de Theo, ce que Theo ne sait pas de Caïn, tout cela n'est que des sentiers vierges, qu'il leur reste à parcourir. Et c'est peut-être là leur premier voyage ensemble.

« Tu as raison, répond Theo dans un rire, il faut juste savoir se mettre en route. Savoir si on va au nord ou au sud. Si on suit les étoiles ou le soleil. » La destination importe lorsqu'on a des obligations ; mais Theo en est désormais dénué. Jusque là, il n'a guère pu s'en émouvoir, et la colère à l'idée d'avoir été abandonné sans être libéré le surprend. Peut-être pourrait-il enfin en profiter. Car Theo ne doute pas qu'un voyage sans contraintes, accompagné d'un ami cher, saura trouver grâce à ses yeux. « Avant, je me souciais d'où j'allais. Je devais voyager, ce n'était pas pareil. Mais j'aimais bien. » Une pause dans le rythme de ses pas - n'en a-t-il pas trop dit ? N'y a-t-il pas un risque qu'il se soit dévoilé ? Un battement de cœur, et Theo repart. Il vient de décider que ce n'était pas très grave - Caïn saurait probablement respecter un refus, s'il lui venait à l'idée de lui poser une question sur son passé.

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 le 14/9/2017, 22:34

Forget the horror here Leave it all down here
Listen

so i walked into the haze and a million dirty waves, now i see you lying there like a lilo losing air — spanish sahara // foals

Tu as été aux quatre coins du monde
Il t'envie pour ça Caïn
Pour avoir exploré, contempler
et c'est peut-être pour cela qu'il aimerait en faire autant aujourd'hui.


Ton regard démontre ton envie de réitérer l'expérience, ça se sent, ça se voit ; Caïn n'est pas très doué pour comprendre la détresse des gens, mais il ressent assez facilement ce sentiment de manque ; et dans ton regard Theo, il lis ça ; avec facilité, avec une avidité peu caché. Tu te demandes très certainement pourquoi ton ami ne t'a jamais posé de question sur le sujet, ce serait normal, presque trop logique... Mais voilà, le museleur n'a pas vraiment de réponse à fournir à cette question ; même si la plus évidente serait sa jalousie. Ô, il aurait aimé voir du pays lui aussi, il aurait aimé voyager, comme un oiseau en liberté ; mais seule une cage lui fut offerte, celle de sa triste réalité. Le boiteux qui n'a pas pu bouger pendant longtemps sans béquille, le boiteux qui aurait normalement dû avoir une canne pour déambuler pour éviter les railleries et les moqueries d'une torture non énoncée... Il cache beaucoup de choses Caïn, il fait planer un mystère, oui, il en est conscient, mais c'est ainsi qu'il est... Après tout Theo, si tu savais la vérité sur lui, tu ne te tiendrais sans doute pas ici à côté de lui ; très certainement pas... Et il a peur de ça Caïn, de te perdre, toi, son ami, son véritable ami.

P a t h é t i q u e & r i s i b l e
Il dissimule ses blessures ; invisible
Cache sa vérité qui le crible
Agis intérieurement comme un combustible


Et tu ne le juge pas pour ça Theo, tu ne lui dis rien, tu ne lui fais aucun reproche ; mais peut-être en fait tu dans les tréfonds de sa tête ; ce serait normal encore une fois, humain. Vous ne savez pas grand chose l'un de l'autre en réalité, juste les grandes lignes d'une esquisse encore inachevée ; car votre histoire est loin, très loin d'être terminé. Et l'écho de ton rire le fait arqué un sourcil, puis viens un sourire naître naturellement à la commissure de ses lèvres décharnées. Il aime l'écho de ton rire, il y a une mélodie dans celui-ci qu'il ne saurait expliquer. Alors il rit de concert avec toi, mais le siens ne sonne pas aussi mélodieux à ses oreilles, alors il s'arrête le museleur, avant de se gratter le sommet du crâne, un peu gêné de sa découverte sur sa personne. Avoir raison ? Caïn ? Il n'aurait pas parié là-dessus, parce qu'il parle sans vraiment réfléchir à ses paroles, ça sort comme ça, d'instinct ; ce qu'il est, une boule de chair qui agit sous les coups de sang que sa vie lui dicte. Secouant la tête pour chasser son flot de pensée, il se tourne de nouveau vers toi, contemple ton visage qui énumère ton récit ; belle façon de voir l'épopée qu'est le voyage. C'est ainsi que Caïn l'envisage. Pas de calibrage, pas de soucis de couchage, non, rien de soucis, juste vivre le naufrage dans un endroit qu'on ne connaît pas et que l'on doit découvrir.

Et voilà que tu te livres Theo
Que tu racontes ton histoire
Tu ne fais plus attention à tes mots
Ne t'approche pas du promontoire


Il ne juge pas, il n'analyse aucunement ; se contente d'attendre la suite... Qui ne vient pas d'elle-même. Alors c'est avec son sourire naturel et avec la fumée qui découle de ses narines qu'il amorce son questionnaire, parce qu'il a une curiosité à satisfaire. « Et c'était pesant malgré tout ? D'être obligé d'aller à un endroit ? » Ne pas réfléchir, juste parler, comme vous aviez l'habitude de le faire ; il ne se dit pas une seconde que ça pourrait être déplacé, au contraire, cela ne lui viendrait pas à l'idée... « Devoir faire quelque chose par obligation, c'est le genre de truc que j'peux pas supporter. J'aime pas cette idée. » Et il ne s'en est jamais caché, tout le monde le sait, ce n'est plus une nouveauté. Bras croisé derrière la tête, le jeune homme continue sa démarche nonchalante et boitillante avant de lâcher en regardant le ciel. « J'comprendrai que tu ne veuilles pas en parler, on a tous nos secrets, tous des choses qu'on préfère ne pas dévoiler. »

Cela le pesait, alors autant mettre des mots sur ses inquiétudes, pour te rassurer, pour se dédouaner un peu, mais surtout pour ne jamais être jugé. Il n'agira jamais ainsi avec toi Theo, alors ne le trahit pas, reste le même à son égard...

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 le 16/9/2017, 15:49

ft. caïn

Theo le voyageur ; voilà une épithète qui suffirait à le décrire désormais. Oublions la langue d'argent, oublions le prophète : ce n'est guère ce que Theo désire, désormais. S'il pouvait oublier ses visions, s'en détourner, les bloquer, il ferait tout pour le faire. Il ne pense pas que les déesses lui en voudraient : il ne s'est jamais montré à la hauteur. C'est un manteau dont il veut se défaire : il a envie d'être juste un pèlerin, mais sans destination, dont le but réel du voyage est de rendre hommage à la beauté du nom. Il a envie d'être un ami ; voudrait que sa langue ne soit pas scellée par les secrets, alourdie par les mensonges. C'est sans doute Caïn qui éveille ce second désir. Caïn, avec la brutalité de ses sommeils, et les regards brisés qu'il jette sur le monde, et où toujours un fragment d'espoir s'acharne à battre au rythme de son cœur. Caïn, une sensibilité écorchée, muselée par ses secrets propres (et oh, Theo n'a guère d'idée d'à quel point il voit juste), et sans doute le seul homme sur cette terre que Theo qualifierait vraiment d'ami.

Même s'il ne sait guère pourquoi.
Mais a-t-on besoin d'une raison pour apprécier vraiment quelqu'un ? Le vrai problème, c'est qu'il n'a pas l'habitude des initiatives. Il n'a pas l'habitude de dire : je veux être son camarade, son frère.
Mais l'envie est là, cette fois.

Et peut-être que le désir d'être ami avec quelqu'un nous conduit à nous construire une image d'elle à partir de ce que nous savons sur la personne ; Theo est probablement dans ce cas. Mais alors, Caïn aussi. Aussi veut-il croire qu'une telle amitié peut résister aux mystères, y compris si un jour ils venaient à être dévoilés. Il croit qu'un jour, il saura se dévoiler à Caïn. Il n'envisage nul autre qui pourrait occuper ce rôle. Celui à qui il en dirait bien plus long que ses seuls récits de voyage. « Non, ce n'était pas pesant. J'aimais être ailleurs. Ce qui est pesant, c'est de rester sur place. » Et il en sait quelque chose, Theo : des dizaines de jour dans la même ville, à voir les mêmes visages, à entendre les mêmes voix. Il n'y a que peu de gens qu'il pourrait apprécier de voir tous les jours. Et parmi eux, il se dit que se réveiller chaque matin aux côtés de Caïn, et poursuivre tout un périple avec lui, lui conviendrait tout à fait. Je veux dire, c'est pas vraiment un secret, tu sais ? Il y a beaucoup de gens qui connaissent mon visage et savent qui je suis vraiment, mais il n'en dit rien, Theo. Et s'il savait, il se réjouirait de n'avoir rencontré Caïn que bien après, lorsque Pyrrhus était déjà au pouvoir. Ainsi il n'a pas à craindre pour sa vie.

Je ne te dirai pas tout, admet-il avec douceur, mais j'attendrai le jour où tu voudras partir avec moi. Alors ils se découvriront l'un l'autre. Par des petits détails qui n'ont guère d'importance, mais qui distinguent chaque personne de son voisin. Dans le fond, Theo en a envie. Il a besoin de ce changement d'air, besoin de prendre une décision ; et c'est la première fois qu'il se montre aussi brutal, direct. Son visage est neutre mais ses yeux affolés ne parviennent plus à se fixer sur un point précis. Il a peur. Qui aurait cru que se décider pouvait être aussi angoissant ?

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    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas