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Un chou pour la liberté. (opal)
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Le corps du monde

 le 22/4/2017, 14:19

Les secondes s'écoulaient à une lenteur douloureuse, accroissant goutte à goutte le poids qui faisait courber les épaules de Musei. On sous-estime sans doute la durée d'une seconde - ce laps de temps n'est pas si court qu'il y paraît, on a largement le temps de souffrir et de le sentir passer. Les secondes lui avaient toujours parues lourdes, il aurait voulu les voir passer plus vite, mais celles qui suivirent sa question maladroite semblèrent durer des années. Il se sentait trembler un peu, mais il se disait que ce n'était pas lui qui frissonnait, juste son corps, dont la faiblesse lui semblait intolérable à cet instant précis - mais que pouvait-il y faire. Il ne respirait plus très bien, il n'était plus correctement oxygéné, et faire usage de son pouvoir l'affaiblissait toujours un peu. Tant que des étoiles noires ne venaient pas briller sous ses yeux, Musei continuait.
Mais pourquoi le laisser tant de temps dans l'attente ? Il n'était pas du genre d'Opal de se taire si longtemps et de peser ses réponses avec gravité. Musei préférait le voir sourire avec insouciance, inconscient de tous les malheurs qui pouvaient s'abattre sur ceux qui les ignoraient - il se revoyait un instant en lui, en ce qu'il avait été, et cela ne le faisait plus trop souffrir désormais, mais il ne voulait pas voir Opal perdre son innocence à son tour. Musei avait assez souffert pour deux. Mais - et la tête de Musei pencha imperceptiblement en arrière - celui qui venait effacer l'innocence de son âme à grands coups de questions n'était autre que lui-même. S'il avait laissé Opal tranquille, ce dernier eut pu ignorer les désirs frustrés qui peuplaient le cœur du muselé, et il n'aurait jamais eu à se demander si les limites de son pouvoir lui permettaient de soigner les mutilés.
Est-ce qu'il a peur ? se demandait Musei sans parvenir à trancher la question. Il ne comprenait pas bien comment le jeune homme fonctionnait - mais il avait dans l'idée que l'ancien lui aurait pu. De quoi aurait-il pu avoir peur ? Musei ne lui ferait jamais de mal, c'était une certitude, et lorsque l'on parlait de crainte, c'était d'abord le mal que l'on pouvait faire aux autres qui s'imposaient - et il fermait les yeux pour empêcher les images torturées de contaminer la pureté d'Opal. Les autres craintes lui paraissaient plus conceptuelles - et il ne pouvait les envisager sans passer par l'angle de son histoire. La fin de la vie ne lui faisait plus vraiment peur, mais l'expérience de ses propres limites était quelque chose qu'il avait goûté et qui lui avait déplu - dans son cas, c'était les limites de son corps, une fois qu'elles furent brusquement rétrécies, mais Opal devait expérimenter quelque chose d'assez semblable s'il se demandait si'l en était capable, non ? Du moins, c'était tout ce que Musei pouvait envisager. Si d'autres peurs peuplaient les pensées de son ami, il ne pouvait pas les percevoir.
Le doute qu'Opal exprima finalement à voix haute n'étonna pas vraiment Musei - il eut aimé le voir affirmatif, mais si c'était un mensonge, à quoi bon ? Il était fatigué des espoirs piétinés qui l'habitaient. Il ne voulait plus qu'on lui mente - juste qu'on lui dise la vérité. Rien que cela pouvait le contenter - même s'il n'obtenait pas ce qu'il voulait, Musei ne voulait voir personne jouer avec lui de la sorte. Ce serait faire preuve de plus de cruauté qu'il ne pouvait supporter.
Toujours assis par terre, le muselé s'agita et se prit la tête dans les mains. Il y avait quand même un parfum de déception qu'il ne parvenait pas à surmonter, et son cœur s'était tordu devant tant d'incertitude. Musei ne pouvait pas ignorer cela, même s'il essayait de rester rationnel. Ce n'est pas grave. Ne lui restait plus qu'à savoir s'il allait encore affliger davantage le jeune homme à ses côtés ou s'il allait le laisser s'échapper avec un goût d'inachevé.
Oh non, c'était vraiment trop impossible de laisser les choses se terminer !
Il souffla légèrement - son vrai souffle, s'échappant de sa vraie gorge, puisque c'était tout ce qu'il était capable de faire désormais.
Tu voudrais... essayer ?
Musei ferma les yeux pour oublier.



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Le corps du monde

 le 29/4/2017, 23:46

(stressed out) + repenti, j'ai trahi
Opal est un enfant. Un gamin un bambin peut-être, de ceux qui ont les sourires béats et les innocences égratignées ; il sait les choses et les ignore, il comprend et refuse d'aller pour loin, il ose sans vraiment trop vouloir. C'est toujours la même chose. Les mêmes mots qui (s'entre)choquent, ceux qu'on espère et ceux qui ne viennent pas. Ceux qui veulent dire quelque chose et ceux qui resteront mystères -il ne veut pas tout comprendre, Opal. Il croit que ça ne servirait à rien, et que si tout était trop simple, on n'aurait plus besoin de personne ; et il trouve ça triste, Opal. Il ne le dit pas, mais il trouve ça triste.
Et pourtant -il n'aime pas les choses compliquées. Comme c'est étrange, ce petit bout d'homme ; plus haut que trois pommes, moins grand que son bonheur, aussi transparent que sa peur.
Il ne voit pas où Musei veut en venir. La vérité, c'est qu'il ne veut pas le savoir, alors il fait durer les choses -il ne demande pas quoi, il ne demande pas qui, il ne demande pas pourquoi ; il ne demande rien, et il attend. Il attend de voir si Musei va jusqu'au bout de ses idées, s'il y tient suffisamment pour oser s'affirmer, pour polir ses jolis souffles pour ignorer la fuite d'Opal.
Et il ne peut plus l'ignorer, Opal, pas quand Musei le lui demande.
Il regarde le ciel, comme s'il pouvait lui donner une réponse. Comme si c'était si simple, comme si jamais rien ne s'enrayait, comme s'il n'y avait plus besoin de verrouiller quoi que ce soit -et qu'on ait plus besoin de lui. (il serait triste comme il l'est quand il pense à ça ; il l'est sûrement parce qu'il s'y projette trop bien)(ça lui brise le cœur d'être utile parce qu'on se méfie des autres)
Il fuit son regard. Je ne sais pas. Comme une chanson en répétition ; la même intonation, la même gravité dans la légèreté, quelque chose d'inhabituel qui fait froid dans le dos, caché pour ceux qui ne le connaissent pas assez bien. De ceux qui pensent le connaître comme ils le doivent. Comme ils le peuvent.



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Le corps du monde

 le 30/4/2017, 14:30

Ce n'était sans doute pas par méchanceté ou par mépris qu'Opal se tournait vers le ciel en attente de l'inspiration divine, pourtant, Musei se sentit incroyablement seul lorsque la réciprocité du regard lui fut retirée, comme si on le privait soudain d'une lumière et qu'il se retrouvait aveugle. Il n'avait pas encore pris conscience que pendant les rares échanges avec ses pairs qu'il effectuait toujours avec beaucoup de prudence, il s'attachait à toutes les preuves d'humanité qu'on pouvait lui fournir, il s'y accrochait à l'énergie du désespoir - car il ne pouvait faire confiance à quiconque verrait son masque plutôt que son seul œil valide. Son regard partit lui aussi dans le vide, ne captant plus que des taches indistinctes de couleurs, le vert de la végétation constellée d'oranges de rouges de roses de blancs, le gris beige de la pierre sur laquelle il se reposait, les masses mouvantes multicolores des passants qui lui tournaient autour, ces lacs de couleur grossiers comme le travail d'un peintre impressionniste, sans oublier le noir ombreux et grisé d'un orbite vide en contrepoint.
Musei aurait pu avoir perdu cela aussi, mais il ne songeait pas à être reconnaissant. Il aurait pu garder son œil aussi - d'autres muselés avaient toujours les deux. Oui, il y pensait encore, et encore, à ces idées noires tournant dans sa tête en une rumination infertile. Il ne parvenait pas à surmonter la perte, et l'abandon d'Opal au moment où il avait besoin de lui rappelait qu'il était bien le seul pour qui cette perte avait de l'importance. Les autres le plaignaient, certes, mais ils se réjouissaient secrètement de n'avoir pas vécu ses souffrances, et ils les tenaient pour un fait acquis, comme s'il n'y avait pas eu une vie avant. Musei aurait aimé leur dire ce qu'il ressentait. Leur rappelait que tout être humain n'était pas né pour souffrir. Il était sûr que s'il avait pu montrer à Opal les profondeurs de sa douleur, sans doute ce dernier n'aurait-il pas aussi peur à agir. Mais il était si facile de détourner les yeux de Musei, d'être sourd à ses pensées qui ne pouvaient pas se prononcer, de ne pas voir le tortillement de lèvres qui n'en étaient plus - on ne pouvait le reprocher à personne, et Musei, s'il n'eut été si amer, l'aurait reconnu aussi, mais pouvait-on lui reprocher aussi d'en vouloir à Opal de ne pas lui offrir la réponse qu'il attendait ? Les réactions n'étaient rien d'autre que normales et prévisibles.
Ce bruit de gorge qui grince le ramena brutalement à la réalité. Il avait un peu honte de le reconnaître, Musei, mais c'était bien lui qui avait couiné. Il ne s'était pas plaint, ni énervé, il n'avait pas grogné ou évertué à parler, non, Musei avait simplement couiné. Suprême humiliation, du même niveau qu'un gémissement trahissant la faiblesse. Il se détestait profondément pour ne pas parvenir à produire mieux, en terme de son.
Mais il était déjà suffisamment humilié, il n'avait plus à se soucier de sa dignité. Musei était déjà allé trop loin pour reculer. Opal avait déjà vu le fond de sa pensée. Il ne pouvait plus lui cacher grand chose, à présent. Alors il souffla de nouveau.
S'il te plaît...



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Le corps du monde

 le 5/6/2017, 18:50

(stressed out) + repenti, j'ai trahi
Il ne savait pas, Opal, combien Musei se sentait seul. Il pourrait l'imaginer, sûrement. Il pourrait y penser, y réfléchir, essayer de comprendre, mais seulement s'il s'en rendait compte. Et Opal n'est pas télépathe, mais Opal devine beaucoup de choses ; Opal sait comment les gens se sentent quand il n'y a plus de quoi parler, Opal a le creux dans la poitrine, celui dans lequel les gens versent des joies, des nœuds et des flots. Opal -sa compassion s'arrête là où c'est lui qui prend trop.
Pourtant, il s'égratigne sans y penser, pour les autres, mais là -il a la peur qui cogne contre ses côtes, elle menace de s'échapper. Et Opal ne veut pas savoir ce que peut faire une peur libre (il n'a pas pensé qu'elle faisait mal aussi quand elle était enfermée à double tour, mais Opal ne pense jamais aux choses enfermées).
Alors il entend, Opal, ce que Musei voudrait dire, mais qu'il ne dit pas.
D'un coup, c'est comme si les insectes s'étaient tus, comme si le vent ne voulait plus jouer avec les herbes hautes, que les oiseaux en avaient assez de chanter. Ou peut-être voulaient-ils tous qu'il regarde sa culpabilité.
Mais il regarde le ciel, Opal.
Il regarde le ciel et pas la réalité, parce qu'il sait en refusant de savoir.
Je ne sais pas, j'ai dit ! Sa voix est faible dans son intonation -il sait qu'il devrait être là. Il sait qu'il ne devrait pas dire ça. Il sait. Et pourtant, c'est ce qui sort de sa bouche, de son coeur, et il aimerait parfois pouvoir donner plus ; de temps à autres, ça lui paraît impossible de ne pas y arriver, d'autres fois ça lui paraît impossible de même y penser. Et puis même, à quoi ça servirait, de savoir ça, hein. Les voix, ça se bloque pas comme ça. C'est plus simple de débloquer des portes. Des coffres. Des lacets. Bref. Et il déglutit, Opal. Il a deviné comme toute personne sensée aurait deviné, et pourtant, il ne le dit pas. Il se refuse de l'admettre tant qu'on ne lui aura pas dit clairement.
C'est triste, d'avoir si peur en étant pourtant si spontané. Il ne réfléchit pas, normalement, Opal. Les décrets de Pyrrhus ne l'ont pas fait plus réfléchir. Et maintenant -maintenant qu'il est là, une clé dans la main, il n'ose pas voir si c'est la bonne forme pour la serrure. Il se demande si son protecteur n'a pas honte, de le voir refuser de franchir une frontière.
Il se dit que peut-être que Janus peut le comprendre. Certaines frontières ne doivent pas être violées.



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Le corps du monde

 le 1/8/2017, 11:51

Il n'y avait pas une once de cruauté chez Opal - pas la moindre - et pourtant, la douleur que Musei ressentait ressemblait à celle du couteau d'Astérion dans sa chair. Le fantôme de la souffrance qu'il avait ressentie à ce moment-là revenait le lancer dans sa chair mutilée. Il savait bien que ce disait Opal était d'une logique imparable, que libérer une voix n'avait rien à voir avec l'ouverture d'un coffre, mais il aurait au moins voulu essayer. Musei aurait eu tant d'arguments pour le convaincre, tant de mots qui se basculaient dans sa tête pour le faire changer d'avis, mais il n'aurait jamais eu assez de souffle pour tous les former. Il serait tombé de fatigue avant d'avoir pu en dire la moitié. Il était condamné à se taire à jamais, à laisser les bourreaux remporter une victoire supplémentaire en abandonnant l'idée d'effacer leur odieux méfait.
La douleur était si insupportable que Musei se recroquevilla sur lui-même, plié en deux par le poids de la fatalité. Il se serrait le ventre pour ne pas porter les mains à son visage à la sensibilité trop marquée. Opal regardait le ciel, Musei regardait le sol auquel il était destiné. Il aurait dû être déjà mort pour ne plus avoir à souffrir, mais il ne comprenait pas ce qui le rattachait encore à la vie, alors que tous les liens semblaient coupés. Il avait encore l'espoir d'un retour en arrière, mais celui-ci s'amenuisait de jour et venait de prendre un coup mortel dont il aurait du mal à se relever. Il ne savait plus ce qu'il pouvait encore faire. Personne ne pouvait le guérir. Personne ne pouvait le libérer. À quoi bon vivre ?
Il se recroquevilla encore, et les larmes eurent moins de chemin à parcourir pour atteindre le sol, où elles s'écrasèrent sans bruit. Elles coulaient silencieuses de ses yeux et à travers elles, c'était la vie de Musei qui s'échappait. Autrefois, il aurait eu honte de se livrer à une telle manifestation de faiblesse en public. Mais son honneur avait été piétiné, il n'avait plus de dignité, il pouvait pleurer. Sa bouche, ou ce qui en tenait lieu, se figeait en un gouffre béant où un cri inarticulé aurait aimé sortir mais ne pouvait s'échapper. Il n'aurait rien eu dire, juste à cri à pousser, mais même cela lui était refusé.
Il n'était pas le seul à exprimer cette colère douloureuse. Le vent aussi, se levait pour protester. Il était son dernier mode d'expression, et si Musei devait faire de grands efforts pour le faire articuler des mots hésitants, il n'avait aucun problème à le lever en de grandes rafales sifflantes. Un vent froid et cinglant vint tourner autour de lui, malmenant les pauvres choux qui n'avaient rien fait et qui subissaient comme lui les humeurs d'un autre.
Les pleurs ne se tarirent pas, mais bientôt, le vent se calma pour l'enrober gentiment dans sa robe aérienne - consolant, doucement, l'être brisé qui ne pouvait plus vivre.



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 le 26/8/2017, 23:30

(lose it) + you gotta
Il sait qu'il aurait dû au moins essayer. Ça ne demande pas grand chose, d'essayer -mais il a peur. C'est la triste vérité, celle qui lacère le cœur parce qu'on la comprend mais qu'on ne la trouve pas assez acceptable pour autant.
Opal est quelqu'un d'irraisonné, ce n'est pas nouveau, et il ne sait pas faire face à la peur ; ce n'est pas un de ses voisins, la peur, ni une colocataire au fond de sa cervelle. Elle s'invite parfois, passe de temps à autres par les fenêtres, et souvent il ne la voit pas. Souvent, il sent un courant d'air, se doute qu'elle est passée, et en reste là. Il ne veut pas la connaître, la peur. Il ne veut pas l'apprivoiser, il ne veut pas en tomber amoureux, il ne veut pas éprouver de la sympathie à son égard, alors voilà : il la déteste et il se met en colère.
Une colère fébrile, avec un peu trop d'expressivité ; les colères qui brûlent les yeux à les en faire pleurer. Il sent comme son regard chavire. Il se doute qu'il larmoie -comment ne pas réagir, quand Musei (son ami, Musei) se recroqueville en tant que la pauvre chose qu'il est, délaissé par le ciel la terre et les hommes.
Il y a le vent qui siffle, et Opal se demande si Musei a été en colère, lui aussi, au moins une fois, ou s'il n'avait été que triste. Triste dès le début, déboussolé sans vraiment qui que ce soit à blâmer, à accuser, à tuer à son tour, et pas assez conscient pour pleurer. Il s'est relevé, Opal. Il voit les cascades qui tombent et oh, il a des images dans la tête. Il se dit que Musei n'a pas dû pleurer pendant des années pour en garder autant dans ses idées. On dirait la Lune. Il ne sait pas pourquoi il parle. Il ne sait pas pourquoi il pleure. Il ne sait pas pourquoi il a tellement peur de la peur. On dirait que ça ne se tarira jamais, et qu'après, ça sera la fin. La fin des larmes et la fin du reste, aussi. Comment est-ce que c'est arrivé ? Comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Comment est-ce que tu t'es fait déchirer, Musei ? Comment est-ce qu'il continue à le regarder dans les yeux ?

Spoiler:
désolée omd j'ai l'impression d'être totalement passée à côté hhh ;__;



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 le 31/8/2017, 13:18

La présence d'Opal se faisait de plus en plus transparente à ses côtés - pour un peu, le jeune homme aurait pu définitivement disparaître que Musei n'avait rien remarqué. Ce dernier aurait pourtant eu besoin d'être consolé. Le vent séchait ses pleurs si faibles, mais il ne lui apportait aucun réconfort. Même chaud, son souffle venait brûler la peau de Musei plutôt que l'apaiser. Il n'y avait rien d'agréable à se trouver au cœur d'un tourbillon léger causé par la colère et la tristesse et le sentiment d'abandon. Des mots gentils auraient pu calmer la déchirure de son cœur, mais ils tardaient à venir.
Opal était un être étrange. Sans avoir subi aucun traumatisme comparable à celui de Musei, il semblait pourtant vivre dans un autre monde. Même l'ancien lui ne l'aurait jamais compris. Opal semblait maladroit, désaxé, comme s'il ne parvenait pas à s'aligner sur le cours des événements. Il laissait passer la crise sans savoir la gérer. Musei ne le détestait pas pour cela : en général, cette inadéquation était ce qui lui faisait apprécier le jeune homme, mais il n'aimait pas être observé ainsi en pleine situation de faiblesse. Il aurait voulu qu'au moins Opal se détourne.
Mais au contraire, son ami était perdu dans des pensées qui n'appartenaient qu'à lui. Musei ne comprenait pas trop ce qu'il voulait dire. Quel rapport entre lui et la Lune ? Oui, ils étaient tous deux cassés à cause de la folie des hommes, il le voyait, mais leur situation était si différente que la comparaison lui paraissait insupportable. Tout le monde s'inquiétait de cette Lune tronquée mais la compassion que sa face mutilée éveillait était si faible en comparaison. Et puis, Musei avait un coupable tout désigné, qu'il pouvait haïr et craindre dans le secret de son cœur. Ce n'était pas la même chose. Il aurait aimé le dire à Opal, mais avec sa bouche disparue et ses sentiments perturbés, il se retrouvait brusquement muet. Il essaya bien de parler avec le vent, mais celui-ci ne rendit qu'une longue plainte aiguë qui le fit grimacer. Au moins avait-il cessé de pleurer.
Ce cri lui fit reprendre ses esprits et lui permit d'articuler une dernière question très courte :
Qu'est-ce que tu sais, au juste ?



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 le 3/9/2017, 17:01

(each side is a looser) + so who cares who fired the gun
Il aurait pu partir, Opal. Il aurait dû, même, ou alors s'imposer pour venir le consoler mais non : Opal comprend, Opal sait ce qu'il devrait faire sans jamais l'appliquer. Il a cet instinct humain, celui qui dicte les règles changeantes des comportements, et il sait.
Mais il a toujours aussi peur, alors il devient fantôme persistent d'une douleur qu'il aurait pu tenter d'apaiser, d'une blague cruelle qu'il n'a pas voulu instiguer oh d'illusions à la stupidité révélée auxquelles on ne pouvait s'empêcher de croire. Il devient le spectateur qui dérange, celui qu'on aimerait détester pour son inactivité mais auquel on ne peut s'empêcher de s'identifier -et de demander : qu'est-ce que je ferais moi ?
Il n'attend pas de réponse, Opal. Qu'est-ce que tu pourrais bien dire, Musei ? Qu'est-ce que tu pourrais bien rajouter de plus que tes larmes de sel et tes innocences brisées ? Qu'est-ce qu'il y a à argumenter ?
Les hommes sont toujours fautifs : les anciennes légendes le racontent aussi.
Je ne sais pas ce qui est arrivé à la Lune. Il ne sait pas. Je ne sais pas ce qu'il t'est arrivé. Il ne sait pas. Je ne sais pas comment ça finira. Il ne sait pas - Je ne sais pas ce que l'on pourrait bien faire. Il ne se rend pas compte de sa lâcheté, de son manque d'audace de bravoure d'hardiesse consciente : Opal ne manque pas de coeur, mais il donne sans savoir. Je sais que nous avons fait des erreurs. Et je me dis : et si on s'en allait ? La Lune va s'écraser, et nous n'avons nul part où aller, mais il y a tout autour, toutes ces barrières, où certains sont partis sans jamais revenir. Pause. Ils sont peut-être morts. Ou peut-être ne voulaient-ils pas revenir. Il reprend son souffle. Peut-être y a-t-il une société sous l'eau sans fond, peut-être que les lianes deviennent des hommes au fond de la jungle, peut-être que myrsjökull va jusqu'à chez les déesses, peut-être que noctulescent cache d'autres types d'âmes. Soupir. Je ne sais pas grand chose, Musei. Et ça ne veut pas dire rien.



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 le 10/9/2017, 12:06

Après ce flot de larmes que Musei avait versé sans aucune réserve, venait le temps des réponses qui se déversaient en vagues salées. Il ne savait pas trop ce qu'il espérait, lorsqu'il avait cherché à déterminer l'étendue des connaissances d'Opal. Il désirait très probablement obtenir une sorte de compensation pour ce qui lui avait été refusé. Il voulait pour un temps se reconnecter à une vie qu'il évitait, par peur des souffrances qu'elle lui aurait apportées. Il voulait savoir ce qui se passait dans son dos et qu'il n'avait pas le courage d'affronter. Pour mieux se persuader que son choix de s'évader était le plus sensé.
Musei écoutait péniblement Opal lui avouer son ignorance quant à ce qui était arrivé - mais ce n'était pas étonnant, personne ne le savait -, à ce qui arrivait et à ce qui surviendrait. Il dut réprimer la déception qui menaçait de le submerger. Si au moins une personne savait et pouvait les guider vers un avenir moins sombre où tous ici auraient retrouvé leur humanité. Cherchait-il un prophète derrière son masque de muselé ? Cherchait-il à compenser ces dieux en qui il ne croyait plus mais dont la foi autrefois l'avait toujours soutenu ? Pourquoi croyait-il que l'étrange Opal pouvait lui apporter ce que les autres étaient incapables de lui donner ?
Au fond, il savait pourquoi il avait pensé à Opal, et la simplicité de la réponse qu'il finit par lui offrir remit du baume au cœur du muselé. Peu de personnes étaient capables d'envisager la fuite avec autant de pragmatisme. Si ce monde était perdu, pourquoi rester ? Musei se reprochait de n'avoir jamais envisagé les choses sous cet angle. Il y avait peut-être un ailleurs où se rendre qui n'était pas soumis à la folie de Pyrrhus. Il suffisait simplement de bien ouvrir les yeux et de ne jamais renoncer à chercher. Lui ne s'enfuyait pas pour ça. Il le faisait parce qu'il avait peur. Pourtant, l'objectif était le même. Seules les motivations différaient.
Pour lui, cela voulait dire quelque chose.
Complètement calmé, Musei se rassit sur son rocher, faisant taire la brise qui dansait encore autour de lui. Il réfléchissait, ce n'était pas très poli, mais ses pensées l'accaparaient. Il n'avait plus l'habitude de la présence d'une altérité qui l'aurait forcé à reporter son introspection pour lui consacrer un peu de son temps. Il se laissait aller à sa nature comme si rien n'importait.
Finalement, il rendit son verdict :
C'est une bonne idée.
Son souffle l'empêchait d'exprimer les espoirs que cette idée faisait naître dans son cœur. Musei ne se pensait pas capable de surmonter totalement la blessure que sa chair et son âme avaient subie, mais il espérait un jour retrouver un peu de tranquillité. Un endroit sans museleur, sans lune ni dieux, voilà qui lui paraissait être le havre de paix dont il rêvait. Mais il hésitait encore à céder à cette espérance joyeuse qui lui semblait par certains côtés plus irréalisable qu'interdite. Il ne se voyait pas se lancer seul dans ce grand projet. Il lança alors dans un souffle :
Je chercherai, si tu cherches aussi.



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 le 21/9/2017, 10:18

(violence et promesses) + tout ce que tu détestes
Il ne pleurait plus.
Ils ne pleuraient plus.
Il y avait dans l'ambiance une lourdeur, celle du sel qui s'incorpore à l'oxygène, et Opal, il se demande si l'on peut suffisamment saturer l'air pour en mourir. Se suicider avec ses larmes, avec sa peine, sans même en être conscient. Il sait que c'est stupide, mais il a l'image qui reste dans sa mémoire : elle s'installe, elle étend ses bras et elle appuie sur ses yeux qui veulent se fermer. Ce n'est pas le genre de choses que l'on peut facilement effacer.
Il ne savait pas ce qu'il cherchait, Opal. S'il voulait des réponses, ou s'il s'attendait à trouver les bonnes questions -parce que voyez-vous, c'est le problème quand on a des interrogations vagues. On ne sait pas dans quel sens peut partir ce qu'on y répond.
Il avait peur, Opal, qu'on le traite de fou. Après tout, qui irait plonger, plein de vie, dans l'eau sans fond ? Qui irait marcher, plein de volonté, dans l'attrape-souffle ? Qui irait escalader, plein d'espoir, la montagne sans fin ? Qui irait vagabonder, plein d'idée, dans noctulescent ?
Il savait que ce qu'il risquait surtout de trouver, comme réponse, c'était la cristallisation.
Opal n'a jamais fait attention. C'est le genre d'enfant turbulent que l'âge n'arrête pas, et qui ne grandissent jamais trop -même quand ils sont jeunes. Mais ça -il y avait les légendes, et les preuves, et les interrogations. C'était bien trop grand pour un garçon comme lui.
Tu sais, Musei, ce n'est probablement pas une si bonne idée.
Je cherche déjà. Il cherche : il demande, il lit, il écrit, il apprend. Il essaie de trouver l'inconnu dans ce que l'on sait déjà -représentation parfaite des idioties enfantines.
Parfois, il aimerait pouvoir ouvrir son propre cerveau.





    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas