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Un chou pour la liberté. (opal)
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Le corps du monde

 le 23/2/2017, 22:02

Musei n'aimait pas la ville et sa concentration de population, mais la verdure qui habitait Serre-Griffe le rassurait - il se sentait plus proche de la nature, et s'il oubliait les constructions humaines qui défiguraient le paysage, il pouvait presque se croire sur un rocher, en train de d'observer les plaines maraîchères en espérant apercevoir un minuscule point d'espoir venir de loin. La nature n'était pas forcément le milieu d'origine de Musei, mais elle avait toujours été un terrain de jeu, mais désormais, elle le rassurait, car il ne voyait en elle aucune cruauté délibérée comme on en trouvait chez les autres. Si elle le blessait, il savait que ce n'était pas un fait exprès.
C'était la première fois que Musei cherchait à prendre contact avec quelqu'un, bien qu'il le fasse pour des raisons plutôt intéressantes. Il s'en voulait, Musei, de céder à un espoir aussi fragile - quoiqu'en fait; il n'avait pas encore cédé, mais ce n'était qu'une question de temps, il s'en rendait bien compte. Il était trop faible lorsque la possibilité de défaire ce qui avait été fait s'offrait à lui.
De la réversibilité ? Pas totalement. Opal ne pourrait pas effacer tous les stigmates du passé - c'était impossible et illusoire de le penser, si bien que Musei n'avait même pas essayé. Mais mettez-vous à sa place un instant : si on vous laissait miroiter la possibilité de corriger une balafre de votre passé, n'auriez-vous pas envie vous aussi de tenter l'aventure ? Vous auriez beau feindre ne pas vous y intéresser, au fond de vous, votre cœur réclamerait cette solution fantôme qui semble se proposer. Rationnellement, vous avez bien des arguments pour vous convaincre de l'impossibilité de ce que vous envisagez - mais vous êtes si faibles que vous ne parvenez pas à vous raisonner. Et à moins d'être timide et particulièrement peu entreprenant, n'allez-vous pas vous donner les moyens de réussir votre projet ?
Musei le cherchait du regard, de son seul œil valide, certain qu'il passerait par là d'ici quelques minutes, se raccrochant à cet espoir comme s'il était sa seule chance de survie. Il ne savait pas comment il s'y prendrait, il n'avait pas l'habitude d'aborder les gens après tout, ou plutôt il n'en avait plus l'habitude, mais il était certain que tout se passerait bien. Et l'on savait à quel il était souvent détrompé lorsqu'il était si sûr de lui. Mais Musei n'avait pas vraiment besoin de se sentir anxieux pour la prise de contact : il lui en fallait plus pour lui faire ressentir de la peur, et il faisait assez confiance à Opal pour chercher son contact - cela signifiait beaucoup. Musei savait qu'il ne lui ferait pas de mal, qu'il ne voudrait pas lui arracher l'autre œil ou réduire son esprit en lambeaux. Il n'y avait aucune crainte à avoir.
Non, le pire n'était pas de ne pas réussir à lancer la conversation ou de se voir opposer un refus ; le pire était d'échouer in fine. Qu'Opal se révèle incapable de l'aider. Bien sûr, Musei était préparé à cette éventualité - du moins, il croyait - et il s'était convaincu que ce ne serait pas grave, qu'il pourrait vivre avec cet échec, ainsi qu'il le faisait déjà. D'autres opportunités se présenteraient sans doute à lui.
L'espoir fait vivre, mais Musei ne vivait pas d'espoir, car l'espoir fait souffrir.
Soudain, il capta un mouvement, et Musei sut que c'était lui. Il hésita à l'aborder directement ; cela aurait paru suspect, et il ne voyait pas comment faire, en fait. Il préféra se laisser remarquer, tel un animal sauvage qu'on aurait déjà apprivoisé. Vous comprenez, on ne se départit pas si facilement de certains de ses réflexes, et il aurait largement le temps de prendre des initiatives. Il fit souffler le vent vers Opal, tout doucement, presque comme une caresse. Peut-être le nomade avait-il compris la nature de son héritage ; si ce n'était pas le cas, Musei préférait ne pas le lui suggérer en y mettant trop de puissance. Il maîtrisait si bien son don, désormais, il aurait pu s'en émerveiller, mais il n'y voyait que le résultat d'un dur labeur et d'une juste compensation.
Musei attendait.
Remarque-moi.
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Le corps du monde

 le 25/2/2017, 13:39

(stressed out) + i wish i had a better voice to sing some better words
Il avait toujours autant le nez en l'air et les idées éparpillées par terre ; les jambes qui courent et l'esprit qui fait des détours -il est plus direct avec des discours.
C'est qu'il parle beaucoup, Opal, et parfois on ne sait pas vraiment s'il s'adresse aux autres ou à lui-même ; c'est qu'il parle beaucoup, et que souvent il ne s'adresse qu'au vide -il y a des choses que l'on n'a pas besoin de comprendre.
Il ne sait pas vraiment où il va, Opal, mais il est certain d'y arriver.
Alors il met un pied devant l'autre et il se répète c'est un pas de moins même s'il sait qu'il en a déjà fait des milliards et que ce n'est pas le courage qui lui manque ; il préfère le préserver maintenant plutôt que quand il sera trop tard, il préfère le nourrir toujours plutôt que de se faire détester par lui // plutôt que de le détester un jour. C'est un sentiment étrange, que le courage ; souvent, on ne sait pas vraiment qu'il est là, et après, on se demande d'où il est venu.
Opal, il croit qu'on le créé. Opal, il croit qu'on le construit doucement, pour se justifier de choses et d'autres. Opal, il croit que c'est un peu comme les Déesses, le courage.
Il dévale des chemins entouré de verre et de vert ; il voit les plantes en cage et il se demande si elles étouffent parfois -il sait que non, mais il ne demande pas comme ça, il se demande si elles peuvent rêver de l'extérieur ou si elles ne sont vraiment que glucose et thylakoïdes ; on donne vie à des concepts, alors pourquoi pas à ce qui existe déjà // on donne des vies à une eau qui dort, alors pourquoi pas à ce qui est déjà éveillé.
Il ne sait pas vraiment, Opal. Ça le dépasse, tout ça // ça ne l'intéresse pas vraiment, tout ça.
C'est le vent qui le sort de ses idées ; une brise douce, comme une caresse, et il a envie de lui dire je sais que tu vis aussi. Parfois, il a l'impression qu'il répond.
(mais jamais trop fort, tout en métaphores)
Il le suit ; il change de directions comme il change d'avis et il n'a pas peur de ne pas arriver à son objectif (il n'en a pas) alors pourquoi (ne pas dévier parfois). Il l'emmène un peu plus loin, le vent, dans des champs qui s'étendaient à perte de vue, dans des taches de vert et d'autres couleurs, dans du vivant et du vibrant. Il aimait les champs, Opal, presqu'autant qu'il aimait les chants.
Et il marche, le nez en l'air, parce qu'il suit toujours le vent ; il ne remarque la tache blanche que bien plus tard -il a un sourire collé sur son visage, le sage, le paisible, celui qui vient aux débuts des rencontres. Musei ! Il fleurit, son sourire, comme d'autres fleurs le font parfois. Mais qu'est-ce que tu fais là ? Enfin non, je veux dire, c'est quand même drôle, qu'on se croise si facilement. C'est presque le destin. Si ça se trouve, c'est les Déesses qui l'ont voulu. Il pouffe doucement de rire, Opal, parce qu'il n'y croit pas mais que ça ne le dérangerait pas. Ahhh, il y a du bon air, par ici. Scyhm, c'est quelque chose, tout de même. Il sait qu'il parle souvent pour ne rien dire, Opal. Ça ne l'a jamais vraiment dérangé.
Il pose ses poings sur ses hanches, et il regarde. Il n'est pas pressé. Il sait que Musei n'est pas de ceux qui répondent sans penser avant.



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Le corps du monde

 le 12/3/2017, 15:32

Il était plus facile de laisser le vent agir plutôt que d'agir par soi-même, puisque le vent, contrairement à lui, n'avait jamais été privé de liberté. Le vent avait toutes les excuses, personne ne lui prêtait d'intention, et l'on pouvait faire croire qu'il n'avait pas fait attention, que tout n'était qu'hasard, et qu'il n'y était pour rien s'il faisait du mal aux autres - et le discret Musei qui, sans vraiment cacher son héritage, ne l'exhibait pas pour autant, apparaissait encore plus innocent que lui, lui qui était à l'origine de tout. Quel mensonge que ce faux air surpris qui se peignit sur son visage à la vue d'un Opal souriant - qui n'était pas dupe, lui aussi trouvait que la rencontre avait été trop facile. Il manquait à Musei la réaction de recul habituelle, cette façon qu'avait son corps de repousser les autres avant que son esprit n'en reprenne le contrôle et lui rappelle que tout le monde n'était pas ennemi de lui. En particulier Opal : comme il en avait l'habitude, Musei s'était d'abord méfié de lui, n'hésitant pas à le rejeter comme il le faisait avec tous les temps. Mais ça n'avait été qu'une période : regardez-le rechercher sa compagnie désormais, vous y trouverez la plus belle preuve qu'il avait été apprivoisé par le jeune homme. Il faut dire qu'Opal, de par son innocence affichée qui ne semblait porter aucun jugement sur les blessures de Musei, de par sa façon de s'imposer sans forcer, de par sa présence aussi légère qu'une brise d'été mais aussi persistante qu'une fragrance tardant à se dissiper, faisait tout pour mettre le Muselé à l'aise. Ou peut-être n'était-ce pas calculé. Qu'importe. Y croire perdrait peut-être Musei - ou peut-être pas. Il ne croyait plus en l'humanité depuis longtemps mais, parfois, il se disait qu'il devait réessayer.
Maintenant qu'Opal était là, Musei n'avait plus rien à dire ; depuis que sa parole était brimée, ses talents pour faire la conversation s'étaient envolés. Il ne savait pas quoi répondre à ce que lui disait Opal : Musei ne se demandait même pas si telle réponse était appropriée ou non, non, il ne pensait rien du tout. Il aurait pu sourire amèrement en pensant à ce qu'Opal avait dit de la facilité de leur rencontre, mais même pas. Peut-être parce que Musei assumait ce qu'il faisait, que cela faisait partie de sa survie et qu'il y avait bien pire dans le monde pour qu'il songe à avoir honte. Mais son esprit se faisait vide, dépourvu de toute répartie appropriée, et il ne trouvait aucun écho à exploiter dans ces mots prononcés. Ce n'était pas angoissant : lorsque le temps de parler serait venu, Musei saurait trouver les mots justes, et il saurait les faire souffler. Mais il n'avait pas le droit de soumettre l'air à des désirs égoïstes de parler.
Alors il fit ce qu'il savait faire et descendit souplement de son perchoir, l'air amortissant sa chute rapide pour éviter qu'elle ne se répercute dans ses os fragiles. Ce spectacle était beau : on ne voyait pas l'homme brisé qui se cachait derrière lui. Juste un instant de pure grâce où l'homme et la magie œuvraient en harmonie. On en oubliait ses rhumatismes et sa respiration sifflante quand il se mouvait.
Opal
Un mot, léger, facile à prononcer ; un nom, celui de son interlocuteur, offert en guise de salutation, parce que Musei ne savait pas quoi dire d'autre et qu'il préférait de toute façon se taire. La douceur avec laquelle Musei le projetait n'était pas dénué de toute aspérité - la douleur de celui qui ne peut plus parler et qui doit fournir un grand effort pour surmonter cette difficulté.
C'est drôle qu'Opal parle d'air, tout de même. Musei apprécie.
La nature nous a rapprochés...
Et sur le moment, Musei ne peut en dire plus : l'effort pour répondre à Opal l'a épuisé. Les syllabes n'étaient pas aisées à former : les voyelles viennent toutes seules, mais simuler les consommes demande plus d'endurance. Il n'avait pu s'épargner des nasales qui sont pour lui les plus difficiles à former - alors que Musei avait trouvé très rapidement la force nécessaire pour les dentales et les gutturales, la mixité des nasales s'était posée comme une énigme qu'il avait eu bien du mal à résoudre. Et encore ne sentait-il pas que sa solution était parfaite.
Un léger soupir rauque s'échappa de ce qui lui tenait lieu de gorge, comme si Musei s'était essoufflé en parlant. Ce n'était pas le cas, mais l'effort que cela lui avait demandé était plus grand que ce qu'il voulait bien avouer.
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Le corps du monde

 le 20/3/2017, 23:00

(stressed out) + i wish i had a better voice to sing some better words
Peut-être qu'ils se comprennent mal parce qu'Opal est vent et que Musei le contrôle.
Peut-être qu'ils se comprennent mal parce qu'Opal n'a pas compris qu'il n'y a pas nécessité de dominer, parce que Musei n'explique jamais rien.
Et Opal -il est fluet, pas très épais, insaisissable, imprévisible, libre, collant, présent ou absent, décidé, coupant parfois ; et le vent -il est un jumeau né bien avant, il est l'esquisse qui se trouve au loin, l'imaginaire collectif, il transforme la fumée en dessin il crayonne les paysages il façonne les vallées les volcans les argiles des hommes et des autres.
Il a l'air surpris, Musei, et Opal accepte ces mensonges qu'il n'imagine pas en un sourire, comme toujours. Comme trop souvent, peut-être. Et il parle, Opal, comme il le fait souvent avec le Muselé : pour deux. Ça ne le gêne pas vraiment, et ce n'est pas non plus une exception ; il a comme des oiseaux qui sortent de la bouche, qui chantent trop fort pour certains, trop peu pour d'autres, qui emmènent avec eux le printemps et s'il avait choisi un autre prénom, il aura sûrement choisi cette saison.
((opal il existe comme un courant d'air, comme des fleurs qui sortent de terre, comme des gelées nocturnes, comme des jupes et des collants, comme un nouveau souffle, comme les nouvelles résolutions de ceux qui sortent de trop durs hivers))
Et Opal, quand il regarde Musei, il voit les ailes d'une hirondelle -il se dit qu'il appartient aussi au printemps, et que ça serait cruel de l'obliger à s'associer à d'autres. Les oiseaux ne sont pas fait pour les cages, plutôt pour les nuages.
Musei, il appartient à l'air.
Il le sait, Opal, et pourtant il est comme presque tous les autres -condamné à la terre.
Je crois que la nature fait beaucoup de choses. Il s'assoit, Opal, au milieu de ces herbes folles qui viennent jusqu'à caresser ses épaules ; cheveux de foin dans un sol qui renaît. Plus que les Déesses, mais chut, elles risquent de ne pas apprécier. Il a le rire cristallin, clair, une source qui coule par gravité, un ballon qui s'envole. Musei, lui, il a les sons graves de ces choses immuables, de ce qui reste quand tout le reste est effacé, rayé, écorché (s'il savait, Opal) Mais bon. Ce n'est pas vraiment quelque chose que l'on sait. Il s'étire, Opal, et il regarde les insectes se démener entre les tiges. Et ce n'est pas quelque chose que j'ai l'audace de vouloir comprendre. Il se sait simple, Opal, mais il ne trouve pas ça si mal.



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Le corps du monde

 le 27/3/2017, 14:41

Ce que Musei aimait bien chez Opal était les cachettes que celui-ci lui offrait.
Il pouvait le laisser parler jusqu'à ce que le jeune homme perde son souffle sans que lui-même ait besoin de s'exposer. Opal semblait ne pas avoir besoin d'un interlocuteur, sa parole se suffisait à elle-même - et elle offrait tant de refuges à un homme blessé qui ne pouvait plus vraiment parler. Musei pouvait se cacher dans les digressions du discours, dans les petites remarques qu'Opal faisait sans s'en rendre compte, et qui détournaient l'attention de Musei. Il en disait tant sur lui que son interlocuteur pouvait se permettre de rester dans l'ombre. Naturellement, Musei aimait cela : les conversations où il n'avait pas besoin de s'impliquer étaient ses préférées, celles où il se transformait en acteur principale du dialogue ressemblant étrangement à des interrogatoires semblables à ceux qui l'avaient traumatisé.
Mais s'il avait pu sourire, celui de Musei aurait été triste ce jour-là - il savait qu'il ne pouvait pas se reposer sur Opal et cette idée l'angoissait un peu. Il n'avait plus l'habitude de quémander - il prenait, sa nourriture, ses vêtements, sans offrir de compensation, sans que cela pose un problème aux déesses qui auraient eu largement le temps d'anéantir sa trace à chacun de ses méfaits. Il ne se reposait sur personne, parce qu'il ne laissait personne s'approcher, mais cela signifiait aussi qu'il était seul face à son destin, et que Musei ne pouvait pas appeler à l'aide. C'était son style de vie, une approche vitale pour éviter de souffrir comme il avait souffert. Il avait complètement oublié comment vivre autrement.
Musei voulut ouvrir la bouche - réflexe qui ne lui arrivait plus que rarement désormais, mais dont l'arrivée à ce moment précis montrait bien le désarroi dans lequel il se trouvait. Il laissa le bas de son visage tranquille, ce n'était plus ainsi qu'il s'exprimait. Il aurait pu dire qu'il préférait la nature aux déesses, et que la seule divinité qu'il appréciait vraiment était Fûjin, son protecteur, qui lui avait offert une compensation pour son sacrifice avant même qu'il n'en ait eu véritablement besoin. Il aurait pu dire qu'il était d'accord, qu'il se sentait abandonné, mais qu'il ne leur en voulait pas, parce que les hommes étaient si fous qu'ils donnaient bien de raison de les abandonner à leur triste sort. Mais il ne dit rien de cela. Il avait l'habitude de ne pas partager ses avis sur ce qui se passait dans le monde sans nom - il avait l'habitude de ne pas faire l'effort de penser à ce qui se tramait. Tout cela ne devait pas exister à ses yeux. Peut-être était-il triste aussi pour cette raison, Musei - peu importe ce qu'il faisait pour échapper au monde, le monde toujours le rattrapait.
Musei tenta de détendre ses muscles. Il ne savait pas comment aborder le sujet, mais il savait que la meilleure défense restait l'attaque, et qu'on ne saurait lui reprocher de faire manque de subtilité.
Est-ce que... tu sais ouvrir beaucoup de choses... avec ton héritage ?
Il lui avait fallu reprendre son souffle plusieurs fois pour donner de la voix à l'air, mais ce sujet lui tenait tellement à cœur que Musei ne regardait pas l'effort que cela lui demandait. Il ne pourrait pas corriger tout ce qui lui avait été retiré - le sentiment de la perte ne pouvait jamais se résorber. Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité.
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 le 28/3/2017, 18:43

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Opal, il n'a pas l'impression d'avoir des discours faits de vent. Il sait qu'il ne sont pas très construits, qu'il bâtit sur ce qu'il y a déjà, qu'il ajoute par dessus, ou peut-être même par dessous -du sable que l'on mouille pour essayer de le faire coller, de le transformer en ciment rien qu'avec un peu d'eau et beaucoup d'espoir.
Et il sait qu'il n'est pas entier, pas tout à fait constant, mais il donne tout son cœur comme il est -il a vu le cœur d'une biche un jour, et ce qui l'a frappé, c'était les trous qu'on y voyait, c'était le vide qui s'y trouvait, c'était le muscle qui s'oubliait.
Il ne se considère pas comme poète, Opal, parce qu'il est convaincu que ses mots sont naufrageurs, que ses phrases sont sans saveur, que ses verbes sont désassembleurs -mais il a envie de remplir ces myocardes, de leur donner plus d'espace qu'une cage ; c'est peut-être comme ça qu'il a réussit à le garder au creux de sa main.
Il regardait rarement les autres quand il leur parlait, Opal. Il le faisait avant et après, mais jamais pendant -il connaît l'hésitation il connaît le doute la haine parfois la joie et l'inutile, souvent la réflexion. Il pense que ce n'est pas à lui de prendre ce que les autres donnent sans trop savoir, il croit qu'il ne veut pas d'autres doutes à mettre dans sa tête (ou dans son cœur, pour le remplir un peu plus)
- alors il ne regarde pas Musei, il ne le voit pas se débattre avec une bouche qu'il ne possède plus vraiment et ah, s'il savait, Opal, qu'on peut être soi et y être étranger en même temps et ah, s'il savait, Opal, ou plutôt s'il imaginait
Il n'attendait rien de l'autre, comme il attend rarement, le dos dans l'herbe et des insectes sur sa tunique.
La question est essoufflée -il pense qu'il a couru, qu'il a dévalé la colline, qu'il s'est fait mal en sautant, qu'importe. (il n'imagine jamais le pire)
La réponse, elle, fuse comme à chaque fois qu'on parle de son don. C'est sa fierté, et il ne sait jamais s'il doit être fier d'en être fier -est-ce que c'est à lui ? est-ce qu'il le mérite ? était-ce du hasard ? est-ce qu'il l'utilise assez bien ? est-ce qu'il a quelqu'un à rendre fier de lui ?
Oh, c'est trop de questions pour son cerveau déjà plein. Tout ! Et ses bras se lancent en l'air pour ajouter de l'explosivité, de la joie de la célébration. Je peux tout ouvrir. Ses bras retombent à la manière des enfants qui veulent tracer un ange dans la neige avec leurs corps -lourdement, de manière satisfaite. Enfin, après c'est plus ou moins compliqué, parce que tu vois, l'objet ne veut pas être ouvert parfois. Ou le propriétaire n'est pas sûr de vouloir savoir ce qu'il y a dedans. Il en a eu, des cas, Opal. Des choses joyeuses. Des surprises heureuses. Des découvertes macabres. Des silences pleurants. Quand on n'a pas quelque chose et qu'on l'a jamais eu, on peut se dire que le manque est peut-être mieux que la présence. Des regrets, parfois. Des soupirs, souvent. Des larmes, de temps à autres. Parce qu'une fois que c'est ouvert, on ne peut plus vraiment le cacher, tu vois ?
Et s'il ne savait pas qu'il ne pouvait pas parler, Opal était sûr que Musei pouvait voir.



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Le corps du monde

 le 31/3/2017, 12:22

Étrange, comme les mots, une fois échappés, ne lui appartenaient plus vraiment.
Musei était presque effaré d'avoir posé la question fatidique - mais d'un autre côté, il avait l'impression de ne l'avoir jamais posée, qu'elle était venue toute seule et qu'elle lui avait été imposée. Il regrettait et se sentit si peu concerné en même temps. Les mots, une fois prononcés, ne prenaient pas de place et pouvaient être oubliés. Il suffisait qu'Opal ne l'eût pas entendu, ou qu'il feignît de ne pas l'avoir entendu, pour que la seule chose qu'il en reste fût un souvenir dans l'esprit de Musei, que le temps pouvait vaporiser peu à peu à la faveur de l'oubli cotonneux et du doute dont il recouvrait même les plus solides d'entre eux. Musei ignorait ce qu'il préférait : avoir prononcé ces mots, ou croire ne jamais les avoir prononcés.
Mais peut-être pourrait-on répliquer dès le départ qu'en faisant parler l'air à sa place, les mots n'apparteniennent jamais vraiment à Musei, et qu'il ne fait que donner de la consistance à des mots qui existent déjà.
La question angoissait Musei, qui craignait les implications qu'elle transportait, et pourtant la réponse était si simple qu'il se demanda pourquoi il avait tant craint de la poser. Opal se vantait de pouvoir tout ouvrir, quoique ce n'était pas vraiment de la vantardise, il ne concevait pas de supériorité pour autant. Il était plutôt... heureux de ce don que son protecteur lui avait octroyé et n'arrivait pas à en percevoir les limites. Musei trouvait admirable cette façon de voir les choses - il était aussi un peu ainsi, autrefois, avant d'être brutalement ramené aux limites de son corps et complètement humilié. Les précisions qu'apportèrent ensuite Opal furent moins réjouissantes. Le jeune homme ne voulait sans doute pas paraître lugubre, mais à la lumière de ce que savait Musei, ces paroles avait quelque chose de prophétique et de sombre. Musei n'imaginait pas les cas concrets auxquels pensait sans doute Opal pour tirer de telles conclusions. Il ne voyait la question que sous l'éclairage de son propre problème. Ce n'était pas lui qui souhaitait garder sa gorge fermée, parce qu'il savait parfaitement ce qu'il y avait dedans et qu'on lui avait volé. Musei savait qu'il n'y aurait aucune mauvaise découverte possible - juste une terrible déception. Pourtant, la façon dont Opal parlait de ces objets qui ne se déverrouillaient pas et sous-entendait que certaines choses devaient rester cachées avait de quoi saper son moral. La voix de Musei devait-elle restée bloquée elle aussi pour toujours ?
Il porta la main à la gorge, là où il pensait que ses cordes vocales se trouvaient, sans craindre d'être vu par Opal. Il savait que le problème ne venait pas uniquement de sa bouche - même si elle avait son rôle à jouer. Comme Musei, elle donnait forme à des sons qui venaient de plus bas, de l'intérieur, du plus profond de ses poumons. Mais ce n'était pas là qu'il ressentait le problème : quel part dans le processus, quelque chose s'était bloqué et l'empêchait de parler. Il avait vraiment la sensation qu'une serrure avait été posée dans son gosier. Mais peut-être se trompait-il et que le problème venait vraiment de sa bouche mutilée. Musei refusait d'y croire, bien sûr, car cela signifiait qu'il n'y avait rien à faire pour réparer ce qui avait été fait. Une solution inenvisageable, puisqu'elle coupait tout espoir qui aurait pu exister.
Musei en était sûr, le pire qui pouvait lui arriver en essayant était de ne voir aucun progrès.
Tout... demanda-t-il en essayant de retranscrire du mieux qu'il le pouvait l'interrogation.
Il savait qu'Opal n'avait pas besoin de plus pour se lancer dans des explications, mais il savait également que le jeune homme avait parfois besoin d'être un peu encadré. Sans compter qu'il ne penserait peut-être pas à ce qui intéressait vraiment Musei, puisque c'était une requête bien étrange que de déverrouiller une voix qu'on avait dérobée. Aussi Musei ajouta-t-il rapidement :
Même... ce qui n'est pas un objet ?
Au moins l'air ne pouvait-il exprimer l'espoir fragile qui poussait Musei à poser cette question - l'air était grave et constant, dépourvu des émotions qui soulevaient la poitrine des hommes.
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 le 5/4/2017, 18:27

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Il a la candeur des gens qui ne cherchent pas à comprendre ce qui vient après ; celle qui sourit doucement et qui ignore ce qu'elle n'aime pas, ce qui est trop compliqué, ce qui n'a pas d'intérêt. Il avait le ciel devant les yeux -fort, tellement fort, avec des bleus d'océan, des bleus qui noient.
Et il ne se rendait pas compte, Opal, de ce qui se passait dans la tête de Musei. Il était à des kilomètres de là, dans une insouciance qu'il adore, et il ne voyait pas une gorge nouée, un visage masqué, des cicatrices marquées, un œil décoloré. C'est comme s'il regardait et qu'il oubliait instantanément -il ne juge pas assez pour garder les détails en tête, pour se souvenir des choses sur lesquelles discuter, pour raconter à d'autres ce qu'il a cru voir un jour.
Il aurait pu voir son mouvement, mais il préfère regarder les oiseaux, Opal. Les oiseaux devenus noirs dans l'immensité du bleu, les sauterelles qui prennent leur envol dans la mer de vert, les papillons qui voguent aux entre-deux. De la vie, somme toute. Et de ça, Opal ne se lassera jamais.
La vérité, c'est qu'Opal est mieux dans le mensonge. Dans l'innocence, dans les choses qu'on oublie de mentionner, les choses polies, rondes, qui ne peut qu'effleurer doucement sans rien arracher. Ce n'est pas qu'il est fragile, Opal. C'est qu'il ne veut pas le devenir.
Et il trouverait sûrement ça passionnant, qu'on puisse parler à travers le vent, et il y verrait des milliards de métaphores des signes des symboliques ; il lui dirait que c'est beau, à Musei, et peut-être qu'il le convaincrait un petit peu que ce n'est pas si mal. C'est triste, de convaincre les autres que ce n'est pas le pire avec une joie qui vient d'autres mondes. Avec des inattendus, des choses un peu mal vues, quelques bévues.
Il ne sait pas être coupable, Opal, même s'il a l'impression de se sentir fautif beaucoup trop souvent. Tout. Il confirme en un murmure, comme s'il parlait aux insectes qu'il regarde et pas à l'homme qui le surplombe, comme s'il parlait à l'univers et qu'il se confessait : tout, mais le tout à son échelle. Le tout d'un garçon qui cavale. ... Le tout d'un garçon qui ne sait rien, ou qui le prétend du moins. Le tout d'un homme qui ne demande pas, le tout d'un gamin qui s'imagine plutôt. C'est moins certain. Ça dépend des gens. Des situations. Des Hommes, des volontés et des histoires. Et de moi. Il le dit sans être assuré. Il a la peur dans les cordes vocales -il n'ose pas. Parce que ce moi, ce n'est pas fiable.



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HÉRITAGE : manipuler l'air - un héritage bien pratique qui lui permet de retrouver plus ou moins la parole dont les museleurs l'ont privé.
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Le corps du monde

 le 10/4/2017, 22:42

Musei craignait de sentir son cœur éclater. La réponse fatidique à la question qui le taraudait lui viendrait bientôt le délivrer de ces torrents de pensées qui l'assaillent et le coulent lentement. Il espère et il craint, il hurle de joie et de désespoir, croit voir son salut un instant avant de se rappeler que ce qui a été fait est irréparable, car telle est la nature même de sa mutilation.
Il le savait, qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible - il le savait et pendant longtemps, Musei n'avait pas prétendu trouver un moyen de retourner en arrière - il avait juste accepté, il faisait avec, et il s'efforçait de ne pas trop penser à ce qu'il avait perdu, par peur que la perte suivante fût celle de sa tête. Musei savait qu'il avait trop tendance à focaliser son attention sur ce genre de choses et évitait donc d'y penser. Mais maintenant que la réponse allait arriver, tout lui revenait en face et menaçait de le submerger.
L'attente s'acheva par un mot. Un mot, un simple mot d'une seule syllabe, court il est vrai, mais dans le sens était généreux - vertigineux. Tout. Musei ne prit même pas la peine d'interpréter le ton d'Opal, de rechercher la moindre trace d'hésitation, de fierté ou d'humilité, il ne se concentra que sur le sens du mot, qu'il fit tourner dans sa tête. Tout. Voilà une réponse comme il les aime, et Musei se sentit suffoquer lentement, en proie à des vertiges tels qu'il n'en avait plus connus depuis longtemps. La dernière fois qu'il avait connu l'ivresse de la liberté... oui, c'était avant son muselage, alors qu'il essayait de chevaucher le vent et de découvrir le monde sous un monde nouveau. Les possibilités étaient alors étourdissantes, et le monde sans nom n'avait pas de limites. Musei savait qu'il ne pourrait regagner son innocence, à jamais perdue, et que son corps ne guérirait jamais totalement de ses blessures, mais la voix, elle, n'était peut-être pas égarée.
Les précisions qu'apporta Opal avec prudence eurent du mal à venir à bout de l'euphorie de Musei. Le muselé était à deux doigts de ne pas les entendre, mais il avait trop l'habitude d'écouter les craquements de brindilles et les froissements d'étoffes pour laisser les murmures s'envoler. Son cœur ne se calmait pas et le suppliait d'y croire, tandis que sa raison, elle, faisait des efforts désespérés pour essayer de démêler le vrai du faux. Opal n'était pas certain de tout pouvoir ouvrir et évoquait des facteurs divers que Musei pensait en sa faveur dans son cas : il désirait ardemment retrouver la parole, Opal ne refuserait pas de l'aider, et la situation était sans doute favorable. Restait à savoir si le travail du bourreau pouvait être réparé - et un frisson remonta l'échine de Musei, tandis que des yeux froids et inhumains lui revenaient en mémoire, comme pour le torturer.
Musei avait du mal à tenir debout et préféra s'asseoir, avant que ses émotions fortes ne le vide de toute son énergie. Il sentait ses muscles trembler et son corps se refroidir sous le coup du stress, mais il se força à se calmer un peu. Quel piètre spectacle de faiblesse il offrait à Opal. Musei essayait de ne pas penser à ce que le jeune homme pouvait penser de lui en cet instant - Opal peut-être pouvait lui manifester de la pitié sans mépris, mais Musei ne voulait pas de la pitié. Juste un peu d'aide.
Il rassembla doucement l'air autour de lui, puisant dans ses réserves mais dopé par l'adrénaline, pour formuler sa question :
Même... les voix ?



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Le corps du monde

 le 13/4/2017, 19:47

(stressed out) + i wish i had a better voice to sing some better words
Opal ne le saura jamais, mais il a peur.
Intensément, de manière naturelle mais pas bloquante -de celle qui donne un frisson, qui provoque parfois les maux de ventre, mais qu'on identifie pas, qu'on prend pour une fièvre passagère, pour un mauvais rhume, pour une faiblesse momentanée. Il ne connaît pas la peur, Opal -ou plutôt, il la croise tous les jours, mais il ne lui a jamais parlé. Il n'a jamais essayé de la comprendre ; il sait qu'elle existe, mais il ne sait même pas qu'elle s'est entichée de lui.
Il paraît qu'on appelle ça l'inconscience. Il ne le sait pas non plus, tout ça, Opal.
Il entend Musei s'asseoir dans les herbes hautes, faire fuir quelques sauterelles. Il ne le regarde pas et oh il n'a pas imaginé que son esprit s'étouffe de lui-même dans des rêves plus grands que lui, dans une réalité à la frontière de l'imaginaire, dans des espoirs qui vous prennent tout l'oxygène.
Au fond, si Opal ne connaissait pas vraiment la peur, c'est aussi peut-être parce qu'il ne connait pas vraiment la plénitude (il est heureux, Opal, comme les idiots sont heureux : sans se demander pourquoi).
Et Opal, il ne raisonne jamais trop. La vérité, c'est que les problèmes se cache dans les épines des questions -il en est certain, et il ne veut pas être piqué. Il ne veut pas devenir dingue, il ne veut pas s'emballer sur des sujets qu'il déteste, il ne veut pas oublier les autres en s'oubliant lui-même (en hurlant en griffant mentalement), il ne veut pas.
Alors il ne sait pas, pour les voix. Ce n'est pas quelque chose auxquelles il a déjà pensé. Ce n'est pas quelque chose auxquelles il veut penser.
(pas avec l'ombre des museleurs, pas avec les hurlements qu'on entend et les silences qu'on subit -ceux qui crient trop n'ont qu'à prêter un peu de leur souffle à d'autres, aurait-il dit, comme un enfant qui n'a pas compris)
Mais il a vu -il a vu Musei qui s'est assis, et maintenant qu'il a les pupilles écarquillées qu'il a l'angoisse dans ses veines, qu'il capte les détails, il l'entend respirer avec peine, il l'imagine avec un visage grave et c'est son ami. Il ne peut pas simplement lui dire je ne veux pas savoir.
Alors il ne ment pas, Opal. Je ne sais pas. Il ment souvent, pourtant, mais il y a quelque chose dans cette ambiance étrange, quelque chose qui lui fait comprendre qu'il n'a pas le droit.
Et son sourire s'est effacé. Il n'a que les yeux graves et clairs en même temps, vissé sur ces cieux sans nuages, et de l'inquiétude qui se transfère doucement de ses pupilles à ce qui se trouve un peu plus en arrière.





    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas