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iron eaten away by rust ft. suren
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crédit : kaylee davis
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st jude astérion _ berceuse theo _ human agape _ iron suren _ trinity roanoke
CRÉDIT : reine & suren ♥️♥️♥️♥️
Ceux qui défient les Dieux

 le 3/9/2017, 18:35

1. flashback
migraine entend parler de beaucoup de choses : on ne la voit pas vraiment tant qu'elle ne s'avance pas en pleine lumière, corbeau auréolé par le soleil reflété par ses mèches noires ; on ne la sent pas on ne l'imagine pas on ne l'accepte pas, c'est comme si un pan de notre cerveau refusait sa présence oh une négation de son esprit de sa réalité de son existence : peut-être était-ce ça, au fond, son talent, son héritage, ce qu'on lui a légué

l'abnégation
sacrifice total (mémoire)
de ce qui pour soi est essentiel (vivre)
au bénéfice d'autrui (cauchemars)

parfois, elle se voit comme un monstre. comme un fantôme un spectre parfois elle doute elle-même d'être encore vivante et parfois elle pleure et parfois elle a les jambes qui pendent au bord du pont d'autre monde en se demandant ce que ça changerait, si elle se laissait tomber
souvent, elle n'a pas conscience de la force qu'elle déploie
et toujours, elle cherche à s'amuser à avoir de quoi l'égayer oh de ce rendre utile et-
et toujours, elle cherche de quoi déjouer ce destin aux mains de papier : pas assez fortes pour résister aux accusations oh elles s'enfuient dès que le feu des colères éclatent mais
il est déjà trop tard
il est déjà
trop tard
pour inverser, mais pas pour dérailler
alors elle cherche, migraine, et parfois, elle trouve : suren.
on lui a raconté milles choses à travers des murmures qui ne lui étaient pas adressé ; elle n'a pas voulu en croire un seul avant d'être sûre
elle s'avance, elle s'assoit à sa table, elle s'invite. elle ne sait pas s'il l'a remarqué, elle ne parle pas de suite : d'abord, elle regarde. elle juge.
il a les joues d'un enfant. c'est son instinct maternel qui le lui dit oh c'est sa manière d'être consciente des autres elle se demande ce qu'il fait ici : on lui a dit qu'il était doux dans sa cruauté, et à voir son visage, elle n'en doute plus
il a le blond des blés et le bleu des perles translucides, la tenue d'un homme trop conscient de lui-même le dos droit les mâchoires qui ressortent dans des traits doux et des lèvres en insatisfaction permanente
ils sont jour et nuit
bonjour, suren. elle a la lune qui pend sur le visage dans la courbure de ses dents : un croissant des plus charmants on m'a raconté des choses sur toi. est-ce que tu penses que ça a plutôt tendance à être vrai ? elle n'attend pas.
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Iron eaten away by rust — Migraine
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Ceux qui défient les Dieux

 le 3/9/2017, 21:35


IRON EATEN AWAY BY RUST
Migraine & Suren

Le froid de la maison des Museleurs mordillait ma peau et me faisait frissonner. Un tremblement de dégoût. Dans les couloirs résonnaient des pas et des discussions que je ne voulais pas entendre. Se glissaient des visages que je ne voulais pas voir. Mais difficile d'y couper —dans cet antre où le désordre était loi et la torture, application arbitraire des désirs du roi— les bourreaux tournoyaient impatiemment.

Je n'aimais pas m'y rendre, mais déserter trop longtemps l'endroit était mal vu, agitait des langues fourchues et animait des passions virulentes... Là où je ne voulais rester qu'une ombre, sans me vanter d'exécutions sommaires et barbares. Anonyme sans pour autant me cacher, discret sans jamais m'enfuir des responsabilités. J'étais là, on me voyait passer et peut-être mot nom vibrait-il entre leurs lèvres.

Mais je fermais les yeux et avançais, sentant mes cheveux sursauter sur mes épaules au rythme de mes talons qui martelaient le sol. Je me montrais, pour ne pas être oublier, pour ne pas laisser planer de doutes : j'étais attaché à mon métier, quoiqu'ils en disent. Quoiqu'ils puissent penser de mes méthodes. J'étais juste, m'efforçais de l'être avec une effronterie qui certainement les agaçait. Que sûrement ils jalousaient. La voie de la violence est facile, idéale pour les imbéciles. Je n'en étais pas un.

Et déchargé de travail —la sale besogne en attendait d'autres— je m'installai dans une des salles de repos, éclairée par la lumière du soleil qui se projetait contre les vitres d'immenses fenêtres. Une table semblait m'attendre, non loin du paysage de la ville qui s'étendait, lumineuse et pâle en ce jour. Assis, je sortais un livre, glissant mes doigts entre les pages rugueuses que j'avais déjà lues, pour dévoiler doucement les suivantes, dans un bruissement sec particulier que j'aimais écouter. Il devenait la mélodie qui m'emportait dans un monde fait de papiers et de mots.

Je disparaissais du Monde Sans Nom, de sa Lune décrochée, de ses déesses chimériques et de son roi silencieux. Goûtant chaque mot avec finesse et délectation, le gouttes d'encre devenaient mon sang. J'oubliais les chaînes et les promesses, les petits sourires et la douceur que je tentais d'instaurer. Ma peau devint lisse, mon visage se dénuait d'expression alors qu'en moi bouillonnaient des sentiments au fils de la lecture. Je ne serais pas revenu si l'écho d'une voix lointaine et sourde ne m'avait pas sorti du voyage intérieur.

— Bonjour, suren. Disait-elle, son timbre rendant mon nom plus beau que jamais.

Je levai les yeux en un battement de cils, surpris de l'entendre et de la découvrir. La silhouette qui me faisait face ne se présenta pas immédiatement à moi. Il n'était pas évident de voir dans les détails ses contours, son visage et sa peau. Un flou étrange l'entoura d'abord, avant de la dévoiler peu à peu. Sourire charmant. Inconnu et reconnaissable à la fois... Je n'étais pas sûr, mais cela me suffit pour comprendre qui était cette femme, devant moi.

—On m'a raconté des choses sur toi. Est-ce que tu penses que ça a plutôt tendance à être vrai ?

Un recoin timide de mes lèvres était amusé, un éclat dans mes yeux brillait. La formule était si délicate, si douce et charmante. Quelle présence raffinée. Je posai ma lecture, acceptant sa présence bien que je n'en ai pas vraiment eu le choix.

— Des choses ? Quoi comme choses ? Mais je devinais déjà et me redressait un plissant doucement les yeux. Toi, par contre, peu de choses se disent à ton sujet... Mais le peu que je sais semble être vrai. A toi de voir s'il en est de même pour moi.

On oublie des visages, des noms et des mots. Le temps avance et grignote encore. Je m'efforce de me souvenir et je sens que tu es là... Mais toujours ton visage m'échappe.


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 le 7/9/2017, 16:57

1. flashback
il a l'air de revenir de loin. elle le voit, migraine, quand il rouvre ses yeux lourds de pensées, d'idées, de mots trop mâchés. elle a le sourire d'abord léger, parce que oh quel délice que d'être remarquée : c'est une chose à apprécier.
ses lèvres se fendent comme un tronc qui craque, de manière sèche et violente, sans que l'on puisse y trouver une quelconque paix, et pourtant, elles sont blanches, ses dents, joliment alignées, décidément intéressantes. c'était là tout le paradoxe de migraine : sa manière de s'imposer si fine et pourtant si lourde. des choses, oui. et elle le laisse parler : bientôt, sa langue ne saura plus quels mots former, bientôt, il ne se souviendra plus des rumeurs et des on-dits, si ce n'est cette ombre étrange qui traîne beaucoup trop dans les parages -mais quel est l'intérêt de poursuivre une ombre ?
en réalité, ça l'intéresse, ce qu'on dit, ce qu'on peut bien se rappeler mais oh, elle a des choses tellement plus importantes à faire, aujourd'hui, alors elle efface sa remarque d'un revers de la main on raconte que votre visage a la douceur d'un enfant c'est une affirmation, pas une question et je ne peux que confirmer cette véracité comme pour enfoncer le clou montrer qui est l'adulte oh à qui va le respect on m'a raconté que vous étiez différent c'est un mot bien large -c'est la magie des langues : il faut toujours laisser son interlocuteur choisir la définition qu'il désire vous ne recourez pas à des méthodes barbares pour punir ceux qui croient en le mauvais choix oh migraine ; parfois elle songe à se surnommer l'araignée mais les prédateurs doivent savoir rester discret : si on la voit tisser, personne ne se prendra dans la toile. elle a de jolis mots, comme des diamants qu'elle place doucement sur la table, sur ses dents. qu'en pensez-vous ? elle patiente.
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Iron eaten away by rust — Migraine
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 le 9/9/2017, 18:47


IRON EATEN AWAY BY RUST
Migraine & Suren

Elle murmurait doucement, et son souffle avait le don de faire naître un malaise moite en moi. Peut-être fus-je irrité en sentant la finesse de ses mots ? Sa manière cassante et calme de rendre plus évidentes les années qui nous séparaient. Je les devinais, mais demeurais incapable de les déceler sur sa peau. Il me parut que le temps coulait sur elle comme une vague douce et bienfaitrice. Alors que moi, cette houle ne m'avait pas encore effleuré. Jeune et inchangé, mon inexpérience était ma faiblesse —je ne l'ignorais pas— mais devenait aussi mon plus grand atout.

La remarque aurait pu devenir compliment, mais sortie de sa bouche, je remarquai qu'elle ne l'était pas uniquement. Migraine —car c'était son nom, n'est-ce pas ? Le nom d'un mal qu'on souhaite éloigner, qu'on oublie jusqu'à ce qu'il revienne. Et j'étais un peu triste pour elle, mais ne dévoilai aucunement ma pitié, incapable de savoir si elle la méritait ou no— imposait le respect d'une pression douce, du bout de ses lèvres. Mais je ne m'étais pas montré méprisant. Était-elle vexée que je ne la vouvoie pas ? Avais-je piqué, par mes paroles, une faiblesse ? Je décidai de ne pas m'en formaliser, écoutant le reste et je fini par me demander si elle ne cherchait pas à m'amadouer. Que veut-elle ? Car rien n'est gratuit...

— Ce sont de très belles rumeurs qu'on te raconte à mon sujet. Tu es venue les vérifier ? Le regard fermé pour l'empêcher de vaciller, je fixais les deux yeux de Migraine, tentant d'y percevoir ses secrets. J'essaye d'être plus juste que d'autres. Mais la torture reste un moyen barbare, peu importe comment j'en use...

Je demeurais froid et humble, essayant de ne pas me laisser emporter par toutes ses caresses qui faisaient pourtant ma fierté.. Je fais de mon mieux... Mais une part de mon âme se réchauffait, rassurée d'entendre pareils compliments, grisée de donner à voir ce qu'elle souhaitait. Un orgueil joyeux et enfantin faisait vibrer mon cœur : une aînée semblait me tenir en estime. Et pour le jeune Museleur que j'étais, malgré toute les précautions et la méfiance qui m'enveloppaient, c'était un signe.

Il était si facile de comprendre qui j'étais que trouver des louanges qui me conviendraient n'était pas compliqué. Un peu de finesse et d'intelligence suffisaient et Migraine était bien au-delà tout ça. Et mon regard brillait de méfiance, sa présence crispait mes os, car elle n'était pas là pour rien...

— Que veux-tu ? Demandant en même temps : qui es-tu ? Je ne pense pas que nous nous soyons déjà rencontrés... Aucun souvenir ne me revenait et c'était ce que semblait révéler l'attitude de cette inconnue. Mais je me méfiais craignant sans cesse d'être trompé. Mais est-ce que je m'en souviendrais de toute manière ?

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 le 10/9/2017, 18:24

1. flashback
elle ne savait pas s'il y avait quoi que ce soit de beau -migraine sait qu'il y a des choses, oui, mais pas là, pas maintenant, pas dans cette situation pas avec cette étrange évaluation qu'ils se jettent de l'un à l'autre de l'autre à l'un c'est trop commun cette manière de traiter chacun en défunt pour être certain d'en être immun
parce qu'elle ne veut pas se laisser faire elle préfère faire de l'atmosphère un vrai enfer plutôt se satisfaire d'un Lucifer toujours couvert (caché, sévère, pas encore immolé et prêt à faire son revers)
alors non, ce n'est pas beau. on dirait plutôt un tombeau.
je suis venue les vérifier. parce que migraine ne croit que ce qu'elle voit mais ce qu'elle voit, elle n'y croit pas toujours ; ce n'est pas un paradoxe c'est juste une manière d'être détachée de ne plus vouloir y aller de continuer à regarder d'un oeil discret de celui qui reste attentif en préventif, ça lui convient tant qu'il lui crie que tout reste négatif
mais je ne viens pas pour - pause. elle s'impose. vos manières. pause. elle décompose. pas vraiment. pause. elle superpose.
elle attend qu'il finisse ses phrases ; elle n'y porte pas d'attention : à quoi bon, ce n'est pas des choses qui la déphasent.
c'est la première fois que nous nous rencontrons, sinon mes attentes auraient déjà leurs réponses. pause. elle expose. ce qui m'intéresse, c'est votre héritage. pause. elle explose. que se passerait-il si vous juriez de vous rappeler ? pause. elle propose.
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Ceux qui défient les Dieux

 le 12/9/2017, 01:31


IRON EATEN AWAY BY RUST
Migraine & Suren

Mes yeux s'ouvrirent grands sous le coup d'une surprise qui dépassait mes attentes. Une surprise qui fit vibrer en moi une puissance que je craignais plus que tout. Celle, entrainante et dangereuse, qui m'emportait souvent là où il ne fallait. Celle qui me chamboulait au point de changer les plis de mon visage en un sourire de satisfaction intense. Terrible, une lueur vrilla dans mon regard.

— Me rappeler de toi ? C'était donc ça...

Un instant de silence s'écoula, suspens infime, avant que je me mette à glousser avec une pointe de dédain que je ne parvenais pas à réprimer. Baissant la tête, je plissais les yeux en portant mes doigts fins au dessus de ma paupière. Crispé d'exaspération surtout, mais intrigué par la demande —et ce qu'elle révélait de Migraine je relevai les yeux vers elle après quelques rires étouffés sous mes lèvres fermées. D'une certaine manière, j'étais conquis.

— J'aurais tout à perdre si je le faisais ! Me suis-je exclamé en riant de nouveau.

Ma voix frôlait les aigus, hilare. Une excitation étrange brillait dans mes yeux et le goût du jeu pétillait sur ma langue qui claquait, impatiente.

— J'utilise mes serments sur les autres. Que crois-tu savoir de moi pour penser que j'accepterais de promettre quelque chose d'aussi idiot ?

J'affinais mon sourire, m'appuyant lourdement sur le dossier de mon siège, comme pour établir une distance, calme et raisonnée. Prêt à écouter, je liais mes mains en les posant doucement sur la table, entre nous. Et je regardais migraine comme l'expert juge ses candidats. J'étais prêt à me laisser séduire, dans un élan de bonté presque méprisant. Après tout, je me le répétais : elle me faisait tendrement pitié. Un pouvoir pareil n'était pas un cadeau... Sa requête ne faisait que révéler à quel point cet héritage la hantait et cela me touchait.

Je n'étais plus le même. Tout mon corps s'amusait, vibrait de moqueries enfantines et cruelles. Le jeu faisait de moi un gamin prétentieux et orgueilleux, je ne pouvais pas résister à l'envie terrifiante de sourire en me voyant proposer un serment aussi désespéré. Cette transformation pouvait irriter l'autre, mais elle me procurait d'incroyables frissons. Je voulais céder, mais d'abord il me fallait des raisons, des arguments... Résister, me faire désirer pour déterminer si migraine et ses peurs intérieures valaient la peine que ma trace diminue pour elles.

Se rendait-elle compte du sacrifice, qu'elle souhaitait m'imposer ?
L'éclat devint plus sombre et le ton cassant.

— C'est ta spécialité te faire oublier. La mienne n'est pas de me souvenir.

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    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas