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let the human in (agape)
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crédit : kaylee davis
TRACE : oubliée
ÂGE : cent-huit ans
PROTECTEUR : diyu
HÉRITAGE : réminiscence _ elle n'existe que quand elle est là
LIENS : début & fin

st jude astérion _ berceuse theo _ human agape _ iron suren _ trinity roanoke
CRÉDIT : reine & suren ♥️♥️♥️♥️
Ceux qui défient les Dieux

 le 28/8/2017, 00:00

elle a la prestance d'un fantôme, comme à son habitude : sa longue silhouette soulignée d'une rare robe blanche, fleur de lys emportée par le vent, ballottée par les airs, brindille de bois couleur chair qui évite les arbres avec une dextérité sans faille : elle connaît les endroits qu'on oublie, migraine, comme en résonance avec ses propres ondes.
elle se dirige sans crainte ; elle a déjà fait ce chemin des centaines de fois et oh, elle le fera la semaine prochaine et celle d'après et celle d'après et celle -
elle a sous le bras un petit coffre rempli oh de pas grands choses jusque quelques trésors quelques trous vers l'infini de quoi rire s'occuper et tout oublier ne serait-ce que pour une éternité
elle aurait pu continuer les yeux fermés, guidée par des choses que l'on n'explique pas des instincts que l'on oublie trop souvent mais voyez-vous, migraine elle n'est pas vraiment comme les autres -elle avance, fait craquer des branches, n'a pas peur des loups géants qui peuvent rôder dans le coin ; elle avance, les étoiles écrasées sur le haut de ses pommettes et ses cheveux couleur d'ébène, les jupes qui se salissent dans les feuilles et sa peau qui blanchit avec la couleur de ses vêtements
(fantôme)
elle arrive.
elle voit la petite cabane -pas une maison, une cabane, avec une pièce et un peu de bois, un peu de tuiles, un peu de vie- et elle toque à la porte
elle s'invite ce n'est pas vraiment outrepasser quand on sait quand on connaît quand -
à chaque fois, son cœur s'arrête
bonjour elle a toujours la voix calme, migraine, même pendant ses démences ça va bien, agape, aujourd'hui ? parce qu'elle voit, migraine, tes yeux fatigués ta peau délavée tes cheveux ébouriffés ton sourire crispé : elle aimerait tout t'enlever j'ai rapporté plein de choses et elle s'avance dans la petite pièce, s'assoit à même le sol, pose le coffre devant elle
elle est si maigre -on dirait un crâne à la place d'une tête, mais un mort ne sait pas sourire comme elle le fait
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PROTECTEUR : yama // hindouisme
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+ angel choir
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Le corps du monde

 le 28/8/2017, 01:05

is it fair, or is it fate no one knows the stars choose their lovers save my soul it hurts just the same and i can't tear myself away


let the human in
ft. migraine
par-delà les pierres par-delà la mer passées les collines et les plaines plus cachée encore que la lune en peine qui sur le monde saigne ((la cabane isolée)) des jeunes âmes esseulées
sans rythme sans vie sans bruit juste les
grincements des pieds sur le bois, le parquet
le frottement des tissus des jupons abîmés
agape jolie jolie jolie agape
encore aujourd'hui a vu le jour se lever
encore aujourd'hui a pris du panier son petit-déjeuner
encore aujourd'hui s'adonnera à lire écrire apprendre et dessiner
encore aujourd'hui rêvera qu'on vienne la chercher.
((maman je))
suis une gentille fille vois-tu je
ne partirai pas de ma cabane biscornue
dont il manque des planches dont le bois est tapis de mousse où rien n'est étanche et sur le sol l'herbe y pousse non je
ne partirai pas parce que je sais pour sûr
((que tu viendras me chercher))
car après tout tu m'as dit on rentrera à la maison, je te le jure
((ce que tu as omis c'est que notre foyer s'est détruit
probablement le jour-même où tu es partie))
mais omettre ce n'est pas mentir, c'est juste oublier de dire pour ne pas faire souffrir
((c'est sûrement pour ça que tu as aussi omis
que probablement jamais tu n'allais revenir))
aujourd'hui aurait pu être sombre être l'une de ces journées où même baigné par le soleil on se sent dans la pénombre mais
((la porte s'ouvre))
un courant d'air éphémère qui chamboule tout son misérable univers
il est si petit qu'il en faut peu, vous savez et elle a oh
la parure des colombes, le plumage des corbeaux délicieux oxymore dont ses yeux brillent plus fort elle
a le sourire aux lèvres
déjà la chamade au corps
de ces douces fièvres euphoriques un peu délirantes qui les rendent plus attachantes bonjour contrairement à toi migraine elle a la voix si vive si fluette elle est tout en effervescence la petite alouette ça va ! j'ai réussi à lire un peu plus loin dans mon livre - tu sais, celui de la dernière fois ! légère pause et confusion, l'impression de faire preuve de déraison - la dernière fois, c'était quand déjà ? et vous ? vous allez bien ? tu lui dis que tu lui as amené des choses et oh tu sais elle a l'impression que tu viens de lui décrocher le ciel migraine, elle est pleine de petites étincelles ((bientôt)) elle brillera plus fort que les étoiles. elle ne se sent pas mal quand tu poses tes raffineries immaculées sur le sol tout abîmé trop en extase et curiosité devant le coffret mais surtout parce qu'elle se dit que même en haillons elle te verrait étinceler. elle avance ses mains ((tu sais celles qui sont un peu abîmées parce qu'elle n'a rien pour se soigner)) vers la boîte avant de s'arrêter et de relever la tête vers toi, le ton un brin formel merci beaucoup, madame ! parce qu'elle ne sait plus trop comment t'appeler, elle est pourtant sûre de le savoir - et surtout parce qu'elle se doit d'être sage et bien élevée pas vrai ((elle ne veut pas que maman soit encore un peu plus rebutée)) doucement sûrement ouvre-t-elle la boîte comme si
c'était la plus belle des merveilles du monde
quand on sait à quoi se réduit le sien, ce n'est peut-être pas si loin de la vérité
et il y tant de choses dedans pour cette petite enfant qu'elle ne sait pas bien où regarder qu'elle se contente juste de dire légèrement embarrassée oh non, c'est trop, je peux pas accepter je agape qui a l'impression qu'on ne cesse de lui donner sans qu'elle ne puisse en retour égaler
ou ne serait-ce que le mériter.
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Ceux qui défient les Dieux

 le 30/8/2017, 19:02

elle a la vie qui coule dans ses sourires au fil de ses soupirs ; si migraine a l'air d'une brindille, agape c'est un brin d'herbe qui flotte au vent, trop légère pour les soucis que porte cet air trop ordinaire
et elle se souvient, migraine, bien sûr qu'elle se rappelle ; c'est un livre pour enfant, il y a de gros caractère, des dessins et beaucoup d'espace -elle croit qu'elle pourrait y gribouiller ses rêves, agape, au moins un petit peu : elle ne pense pas que ce serait assez grand. rien n'est jamais assez grand pour des rêves d'enfants.
elle est tellement douce ; polie, et elle se rappelle, mais pas trop oh migraine le sait alors elle ne fait que lentement sourire de sa bouche aux dents parfaites et elle espère que son visage sera pressé dans sa mémoire imprimé suffisamment pour ne plus jamais oublier je vais bien qui sous entends un je vais mieux depuis que tu m'as parlé et qui en dit bien plus mais oh
elle laisse de côté son émerveillement pour celui de la petite ; un coffre ce n'est pas grand chose mais la surprise qu'il contient peut paraître éternelle
elle observe : elle est aigle qui regarde depuis le ciel, serpent immobile oh prédateur qui se nourrit du bonheur qu'elle donne, dont elle est la source et ah, elle se dit qu'elle a bien fait qu'heureusement elle est là que personne n'a pensé à ça
alors doucement elle prend le premier objet ; il a une teinte blanche et des points couleur sable est-ce que tu sais ce que c'est ? elle le lui place devant les yeux ; elle est assise mais son long buste rattrape la hauteur qui lui manque ça vient de la mer. de l'eau sans fond. elle le retourne : dedans, c'est tout patiné, tout doux et presque brillant ça s'appelle un coquillage et elle attend, migraine, de pouvoir se nourrir de ses sourires
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Le corps du monde

 le 2/9/2017, 11:49

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let the human in
ft. migraine
tu resplendis migraine quand tu souris elle le pense si sincère si avide de graver cette représentation presque onirique dans sa mémoire un brin instable ((tu sais migraine quand on a des problèmes de sommeil le cerveau a du mal à tout retenir)) surtout quand on est oh si petite oh si frêle oh si - elle ne sait plus à quoi elle pensait, elle perd le fil sans arrêt.
tu dis que tu vas bien et elle va mieux perd l'anxiété qu'ont les gens heureux pour ceux qui ne le sont peut-être pas ((parce qu'agape se doit d'aller bien d'être joie même quand maman n'est pas là)) alors tes trois mots lui enlèvent du coeur un énorme poids ; de ceux que ses petites mains ne devraient pas supporter mais les problèmes de grand ça n'a pas vraiment d'âge pour commencer, en vrai.
et tu ne vois pas, agape, que la si jolie dame est un peu trop proche du parfait pour être vraie ((parce que le monde n'est fait que d'imperfections)) parce qu'être trop beau c'est surtout pour cacher les trous les plus gros et si on se demande s'ils sont réels c'est qu'ils cherchent juste à rester dans ta mémoire immortel ((être aimé pour ne jamais être oublié))
et ces gens là sont pas des méchants
non, ces gens là sont juste des trous béants.
elle regarde avec admiration tes doigts si fins si longs ((sans se dire que ce sont les serres d'un corbeau)) elle suit leurs mouvements le regard plus brillant plus que encore que l'océan regarde l'objet définitivement intriguée. non, je ne sais pas léger mouvement de tête pour appuyer ; ça se pose devant ton regard et tu pourrais presque t'y voir tant ça brille, ça ferait presque un miroir ((c'est joli)) elle touche légèrement du bout des doigts - curieuse, inlassablement curieuse de s'enrichir de remplir sa propre coquille bien vide ((d'affection)) de connaissances un coquillage que tu répètes doucement pour ne rater aucune syllabe, essayer d'enregistrer le mot dans ta petite tête blonde qui sourit sourit sourit pleine d'excitation ça sert à quoi, un coquillage ? c'est si joli ! si on souffle dedans, ça fait du bruit ? elle parle un peu vite agape mais bon tu sais migraine, elle est petite et un brin agitée d'avoir quelqu'un à qui parler.
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 le 3/9/2017, 19:16

happiness
elle réfléchit un instant à ce qu'elle vient dire : les coquillages viennent de l'eau sans fond.
c'est comme les hommes : ils coulent, ils se font aspirer et parfois, ils reviennent sur le rivage, la coquille vide et beaucoup de mystères dans leurs ombres que l'on imagine
alors tu ne sais pas agape, et ce n'est pas bien grave, parce qu'on apprend toujours et que souvent, même celui qui dit enseigner aux autres n'en sait pas vraiment plus, au fond
elle l'avance vers toi quand tu répètes sa dénomination -mais tu sais, agape, migraine a dit que ça s'appelait ainsi mais n'hésite pas, donne lui tous les noms que tu veux toutes les images les histoires les rivages
(elle prend ta main et place le petit objet au fond de la paume)
c'est à toi maintenant : plus à l'océan, plus à ta fausse maman, plus au néant
avant, il y avait un animal qui vivait dedans elle te regarde comme une mère attendrie parfois, ils déménagent, comme nous pause ce n'est rien de bien grave, ils trouvent une autre maison et abandonnent l'ancienne et parfois elle ment, migraine, mais elle ne pense pas que ce mensonge-ci est si grave que ça souffle dedans, si tu veux savoir. c'est la meilleure façon de s'en assurer, non ? oh agape à la confiance si fragile, bien loin des fougueux enfants sans peur ni intelligence ; elle a le regard couvrant de ceux qui veulent préserver des choses qui s'en vont bien trop vite
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Le corps du monde

 le 5/9/2017, 22:01

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ft. migraine
oh migraine tu sais, agape elle est sûrement
un brin niaise, bien naïve, assurément inconsciente probablement crédule et influençable oui, ce sont les fléaux de l'enfance on y passe tous avant que vienne nous manger l'adolescence mais
agape n'est pas si bête à force de tout se demander on en devient un peu trop aiguisée ((un peu trop pour son bien)) quand on ne sait encore rien ; alors elle regarde agape le joli coquillage qu'elle n'a d'yeux que pour admirer et s'ils ne trouvent pas ? elle est si sérieuse, agape, elle se sent réellement concernée des fois, des gens partent de leur maison et ils n'y reviennent jamais. on m'a dit que des gens se jetaient dans les eaux sans fonds. peut-être que les animaux aussi, quand ils s'en vont, ils vont chercher la profondeur plus loin encore. peut-être qu'ils ne trouveront pas de maison qui les attendent. peut-être que c'est leur manière à eux de mourir. les doigts qui glissent sur la surface si polie si jolie est-ce que les animaux se cristallisent, eux aussi ? peut-être qu'au fond des eaux il y a les cristaux des animaux sans maison on ne sait pas agape mais c'est pas important parce que maman lui dirait surement que ce sont des questions de grands. elle porte le coquillage à ses lèvres et y souffle ; fort fort si fort pour n'en faire sortir qu'un maigre son ((déçue)) mais pas moins fascinée - elle sait, agape
que certaines choses n'ont pas besoin d'utilité pour être appréciée. pourtant elle a la mer un peu agitée dans ses pupilles bleutées l'air un peu nostalgique peut-être des jeunes âges agités pourquoi les animaux et puis les humains, qui n'en sont pas si loin quittent leurs maisons ? est-ce que c'est parce que la maison ça se définit par autre chose que des murs et un toit ? est-ce que la maison ça peut être quelqu'un ? est-ce qu'on peut réellement vivre sans maison ? est-ce que le monde en lui-même n'en est pas une ? maman m'a dit que des gens voyageaient parfois tout le temps et qu'ils n'en avaient pas vraiment mais elle m'a aussi dit que ça les empêchait pas d'être heureux. elle cogite tant dans sa tête migraine tu sais, même si elle a l'air souvent calme et posée pour son âge elle est si confuse ici, c'est pas ma maison elle te le dit sérieusement, elle parle un peu comme les grands ((c'est un peu triste)) parce qu'elle voudrait rester enfant ma maison elle me manque, je veux y retourner, mais maman a dit qu'on pouvait plus y rentrer. maman a dit qu'elle viendrait me chercher, alors j'attends. mais j'ai l'impression que ça fait longtemps que j'attends tu sais. j'ai un peu de mal à compter, alors je sais plus trop où j'en suis. mais ça fait beaucoup de soleils et de nuits ! je vais continuer d'attendre, parce que maman va revenir - elle me mentirait pas sur ça, je la connais ma maman tu vois. si petite agape déjà bien endurcie il n'y a pas vraiment d'âge pour se casser les dents sur ce qu'on appelle la vie je suis comme l'animal qui est parti du coquillage trace les contours et l'intérieur, espère y gratter une petite trace d'espoir des souvenirs de bonheur je ne sais pas où sera ma prochaine maison, mais j'espère y arriver bientôt et y retrouver ma maman. et sa cuisine était bonne. et on rigolait beaucoup. et elle me faisait des câlins. elle ne pleure pas agape, pas quand il fait jour elle garde ça pour son oreiller ma maman me manque, j'ai hâte qu'elle vienne me chercher. elle a hâte de partir de la si jolie forêt qui commence à l'étouffer
((maman maman))
où es-tu donc passée
((c'est toi qui as mon coquillage
et toute seule je crois que je commence un peu à me noyer.))
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Ceux qui défient les Dieux

 le 7/9/2017, 17:32

enfants terribles
migraine a la patience de ceux qui croient apprendre des choses aux autres, de ceux qui pensent avoir la lumière entre les doigts oh de ces idiots qui sont sûrs qu'on peut attraper le soleil -migraine a confiance en ses rêves. c'est ce qui permet de rendre ses mensonges plus vivants.
et agape est d'une tristesse qu'elle ne saurait pas qualifier oh elle voit que c'est une enfant en détresse alors elle aimerait, migraine, lui faire deux tresses et lui dire de changer d'adresse de venir avec elle en tant que bonne prêtresse (ogresse) elle lui dirait qu'elle arriverait à enlever la sécheresse de cette ivresse qui la blesse elle lui dirait qu'elle sera compresse de sagesse qu'elle lui apprendra à devenir tigresse (quelle maladresse)
peut-être, agape pause des grands adultes c'est le dilemme de l'eau sans fond : on ne sait pas ce qu'il s'y trouve. elle pose ses mains sur ses genoux mais les animaux ne se cristallisent pas. ils meurent. et migraine n'a pas conscience que la mort est un concept étrange que parfois il faut l'expliquer autrement que directement oh migraine elle ne comprend pas trop la délicatesse : personne n'a su l'être avec elle
une maison, ça a différentes définitions elle le sait, migraine pour les plus terre-à-terre, c'est un endroit fixe. pour d'autres, c'est là où se trouve ce qu'il y a de plus chers à leurs yeux, là où ils savent qu'ils se sentiront toujours bien : ça change au fil du temps, mais ça reste un lieu. pour d'autres encore, il n'y a pas d'attache physique. seulement mentale : il y a des choses qui font qu'on se sent bien à un endroit. ça peut être un vieux symbole, des affaires, ou quelqu'un, oui. elle le sait, migraine et il y a sûrement plein d'autres définitions encore, mais pour beaucoup le monde est trop vaste pour être considéré comme sa maison, tu comprends ? c'est trop grand, et on s'y perd, et on a peur parfois. dans sa maison, on se sent bien. et elle grince des dents au son de maman mais -elle se retient. moi, je n'ai pas de maison. je décide d'un endroit qui me plaît, et ça le devient pour une nuit ; le lendemain je m'en vais, mais je me souviens toujours. apprendre par l'exemple je te crois quand tu dis que ce n'est pas chez toi, ici elle sait que c'est son choix. elle sait et elle écoute ce que l'enfance veut bien livrer ce qu'il reste d'innocence et c'est une leçon difficile qu'il faut donner : celle des choses qui n'existent plus. celle de ce que l'on oublie, et celle de ce qu'on se rappellera toujours. dis-moi, agape, plutôt que de l'attendre, ne voudrais-tu pas aller la chercher ? la leçon n'est pas pour aujourd'hui : migraine ne peut pas la donner. elle ne l'a toujours pas comprise. c'est toi qui décide de tes maisons et de ce qui les rend spéciales. et il y a un murmure dans sa tête : pas elle pas elle pas elle c'est toi qui décide avec qui tu les partages, et qui les mérites, et qui tu invites pas elle pas elle pas elle si tu la construis toi-même, tu sais que tu n'as plus rien à craindre. sans elle je pourrais t'aider, si tu veux et elle ne connaît pas d'enfants qui disent non à ce genre d'invitations.


    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas