sunsoaked ✝ alphonse.
 
    
  
Les Briseurs de Silence
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25/4/2017, 14:18Voir le profil de l'utilisateur
 
((sunsoaked)) ft. alphonse // 436
no one could ever see you with clear eyes

un ricanement ((clair)) au milieu des rues obscures, les cloches de tes chevilles qui ((tintinnabulent)) plus fragiles encore que les jambes qui les portent tu
vogues
le regard éteint et en même temps emprunt de tant de lumière par le soleil qui se borde de quelques nuages, laissant son règne à la lune en pleurs
tu te sens flotter
sur le sol et plus encore
tes fils d'argents flottant au vent, ondulant sous les pas de ta cadence gracieuse et légère ((mirage)) on te penserait disparaître au coin d'une ruelle ((miracle)) de pouvoir apercevoir ton teint porcelaine, tes épaules légèrement dénudée par le tissus qui en glisse et se fait vile ; quelques pétales qui se sèment au gré des pans de ta robe presque velours, les pieds nus
((tu as oublié))
de prendre des chaussures en partant - à quoi bon ? tu t'attardes devant quelques bâtisses, songeuse ((que fais-tu ici, déjà)) l'air est lourd ((comme si le soleil mourait)) assassiné par le crépuscule oui ((où te mènent tes pas)) tu ne sais trop guère, ils vont où ils veulent au fil des ruelles des maisons et des passants des échoppes qui se remplissent et des enfants qui s'agitent ((tout semble si mort)) mais toi tu vis ((dans leur ombre)) que tu éclaires si fort - un miaulement ((faible)) par-delà les rires et les chants
tu t'approches, t'éloignes du bonheur ambiant
((factice, probablement))
pour te retrouver avec une vie contre le bout de tes doigts ((éteinte)) ou presque, pauvre félin errant ((il n'y a rien à faire)) alors tu apposes tes genoux contre le sol froid et dur, passant tes phalanges dans la fourrure déjà légèrement froide et surtout sale pour mieux les joindre ensuite devant ton visage et tu demandes ((aux cieux)) leur inégalable miséricorde pour cette âme souffrante - qu'elle s'éloigne en paix et sans douleur ;
oh bless, si seulement tu n'étais pas si insolente
comment prier là où le roi siège, quelle imprudence ((quelques parjures lointains)) qui se font de suite plus proches ((une légère odeur d'alcool, aussi)) alors que l'on t'interpelle ((mais tu finis d'abord ta prière avant de relever ton visage)) et les mauvais noms fusent à ton égard tout comme ils jubilent d'impatience de ton futur châtiment. tu te relèves sans leur accorder la moindre importance ((mais ils ne sont pas de cet avis)) que tu te dis, quand ton dos rencontre le mur et que les silhouettes plus grandes te toisent oh
bless
dans quel pétrin t'es-tu mise, encore ?
 
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Le corps du monde
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Alphonse Le corps du monde
 
2/5/2017, 08:02Voir le profil de l'utilisateur
 
« sunsoaked »

il flâne. il flâne dans les rues de judisii, comme un pied de nez à tout ceux qui l'ont muselé. il flâne et il observe le visage contrarié des passants sur les côtés. et en son sein, la peur gratte au paroi de son esprit fragilisé, bête infernale aux yeux vermeils qui n'aura de cesse de le hanter. ou pas. ou peut-être qu'un jour elle s'évanouira et qu'enfin il sera libéré de la Peur et de son joug.
il se prend à espérait plus que de raison depuis quelques temps, on dirait qu'il vit.
un peu plus qu'avant. pas autant que dans cet avant là.
il marche encore, observant les hauts et les bas des murs et maisons, des portes et de la prison. son dos est glacé par des frissons devant l'obscur et la prétention de ce bâtiment qui s'étend et s'étend. et qu'il devrait se souvenir avoir visité un jour. mais il n'en est rien et rien de lui revient.
les mains dans les dos, et son bandeau à l'oeil, il tourne au hasard d'une ruelle, attiré par un bruit inattendu.
à force de ne plus s'entendre, les autres deviennent beaucoup plus bruyants, beaucoup plus brillants. alors que lui disparaît lentement.
ou presque.

sous ses yeux, une scène qui approche de l'instant critique. fatidique. il y a la jeune femme et il y a les hommes, les burinés, les grands, les laids. et il ne saurait dire pourquoi mais il ne recule pas.
et ses pieds - si souvent fuyants - le rapprochent sans qu'il n'en ai conscience et son air nonchalant détonne. il pourrait les interpellé mais où est sa voix désormais. alors il se contente de s'approcher si près qu'il vient lui-même observer la mignonne de plus près.
et on le toise, on le questionne, on râle, on le réprimande. va-t-en, tu n'as rien à faire ici. et son oeil d'absinthe roule dans son orbite, et il est plein d'un dédain hardi.

et de quelque chose d'autre encore, quelque chose qui s'évertue à trouer son crâne, il le sent poindre, il le sent creuser. il sent la douleur qui vient et qui va l'irradier. si fort qu'il aura du mal à s'en relever. et avant tout cela, il fait un clin d’œil à la jeune femme de son seul oeil visible et puis il se tord.



 

c'est des cadeaux wat:
 
 
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13/5/2017, 15:03Voir le profil de l'utilisateur
 
((sunsoaked)) ft. alphonse // 541
no one could ever see you with clear eyes

il serait sûrement bon de se demander si ce qui coule en toi est une bravoure sans nom, une inconscience incommensurable ou une anesthésie totale car à force on ne sait plus vois-tu - mais ça ne te fait rien non les regards braqués sur toi, le dédain que tu peux y lire, le métal de tes bracelets qui s'entrechoquent sur le mur, les rires et les effluves nauséabondes que tu ne portes guère dans ton coeur ((l'alcool fait ressortir les maux)) c'est bien connu
et tu devrais avoir peur
comme tu devrais fuir
et tu devrais trembler
comme tu devrais sûrement crier
mais rien ne vient, rien ne part - ni les tremblements ni la respiration qui s'accélère ou les battements d'un myocarde qui s'emballe ((non rien)) si ce n'est des pas de l'autre côté de la rue qui attirent ton regard ((qui ne demande pas d'aide)) pourtant la silhouette ((plus grande que la tienne, elle aussi et pour sûr)) se dirige vers vous ((ou eux tu ne sais trop))
il y a
la suie, dans ses cheveux
ou la terre peut-être
quelque chose d'humain
qui contraste avec le surréalisme artistique de son œil plus émeraude que l'émeraude elle-même, quelque chose de mythique et tu ne peux en détourner les tiens, bien plus pauvres en comparaison dans leur morne teinte ((si fascinante)) car quasi translucide ; comme s'il avait pris tous les pigments que tu aurais pu avoir en guise de saturation
il a la peine au corps
tu le sens sans trop savoir pourquoi
dénué de peur tout comme toi
un brin immortel et si fragile quand il se tient soudainement à tes côtés, t'offrant un mimétisme social que tu ne connais que trop peu ((ne comprends pas ce que ça signifie)) quand il ferme son oeil un court instant
l'air de se prendre pour le divin lui-même
pour mieux se tordre comme un vulgaire mortel
les rires qui montent en intonation, s'élèvent comme une vulgaire marginalisation de la douleur ; tes doigts qui effleurent en douceur l'épaule de l'inconnu, un soupçon de curiosité et d'inquiétude sur le regard
et toi tu ne comprends pas trop
quand les coups commencent à partir ((sur lui plutôt que sur toi)) et tu ne sais pas même quoi faire au fond, car tu ne comprends même pas la situation
b l a s p h è m e
que tu voudrais aider ((c'est ta tête qui a mal sans même prendre de coup)) alors que tu finis par entendre un cri, là où-lui même était apparu une bagarre que la voix s'offusque alors que les coups continuent de pleuvoir quand tu restes en retrait pour mieux qu'ils ne s'arrêtent
l'alcool inconscient mais la réalité encore bien ancrée, le grabuge public n'est jamais bon alors toi tu t'affaires quand ils s'en vont et disparaissent, reposant à nouveau tes doigts sur la silhouette terriblement humaine, essayant d'évaluer les dégâts comme tu peux ((sans connaître les bonnes formules)) et l'indifférence toujours sur tes traits
mais au moins le coeur qui se pince
tu ne peux le nier





hrp ; dsl c'est tout nul jerherhejher
 
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