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Ceux qui défient les Dieux

 le 23/4/2017, 21:17

c'est terriblement ironique, de donner tant de traits maternels à quelqu'un qu'on oublie. à quelqu'un qui a appris à aimer par la possessivité. à quelqu'un qui s'entiche vite, et qui repart en un sourire, comme si tout allait bien aller, et qui pleure parfois le soir sur des vestiges d'un inconnu -migraine, elle se dit et si
elle n'a rien dit. elle garde sa main accrochée à sa joue, comme si on voulait en faire une scène, un modèle de peinture, et que les cieux tenaient les fils reliés à son bras pour l'empêcher de retomber. c'est une force mystique qui la garde collé à ce garçon, à ce gamin, si jeune qu'aucun ride ne lui froisse le visage -pas comme elle. elle a des pattes d'oie qui souligne son regard de khôl, hissées par ses tâches de rousseur et ces traits trop fins, les joues creuses, les cheveux courts.
elle est géométrique, migraine, tirée à quatre épingles au fond même de son visage, et parfois l'une d'entre elle se décroche : elle a l'air plus humaine
elle n'a rien dit. elle voit que lui, par contre, il se prépare. on dirait que ça lui coûte, qu'il lutte et qu'il hésite à se laisser perdre. peut-être que sa question est une preuve de sa perdition.
après tout, qui voudrait savoir qui est cette silhouette que l'on ne saura qu'effacer ?
elle a la main qui glisse sur sa nuque, sur son cou. un instant, elle s'imagine l'étrangler pour avoir oser poser la question. elle sait que les autres auraient peur de chiffres qui dégringolent, mais elle -oh elle, on dirait que même les déesses l'ont oubliées. elle n'a pas peur de serrer les mains pour aider les gens à penser.
elle glisse sur de la sueur, sur de la tension matérialisée, sur des traces d'humanité. elle ne l'a pas lâché des yeux. elle ne le lâchera pas.
je suis une migraine une, et pas la, parce que peut-être en croisera-t-il d'autres -elle espère crois-tu que c'est un titre qui me convient ?
elle demande, ses yeux de charbon vissés dans ceux de l'autre. c'est une manière de souligner qu'il y a une mauvaise réponse, et que même si elle paraît cauchemardesque, onirique, on peut toujours souffrir ailleurs que dans son corps.
elle a le coin de la lèvre qui se relève.
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Les Briseurs de Silence

 le 1/5/2017, 16:10

ft. migraine

Theo s'est libéré, Theo n'est plus prisonnier d'un quotidien qu'il n'a pas vraiment choisi. C'est un mensonge, bien sûr, mais c'est ce qu'il se répète ; il redécouvre la possibilité de voyager, d'aller où il le désire, sans nulle contrainte que celles posées par son propre corps. Theomoros n'a pas envie de craindre, il ne veut pas être surveillé ; il ne veut pas non plus errer sans but, à battre le pavé des cités dont il arpente les rues, à se noyer dans l'horizon désert des espaces où l'homme n'a jamais songé à s'installer. L'air est plus pur, lorsqu'on s'éloigne des machinations ; ses problèmes, quant à eux, ne s'affadissent pas, ils semblent au contraire plus vivants - et aussi moins graves. Ce n'est pas très grave, se dit-il, s'il ne sait pas quoi faire de son existence. Pour le moment, il peut se laisser aller, suivre ses instincts émoussés, attendre l'illumination.

La nuit, les déesses ne lui laissent toujours pas de répit, mais depuis son départ, il n'a pas reçu la moindre vision.

S'il n'est pas seul dans ce périple, aujourd'hui il s'est isolé. Il a dit, là où je vais, je dois être seul ; avec sa voix profonde et solennelle qu'il adoptait lorsqu'il essayait de parler des visions qu'il avait, étant heureux du fait que nul ne pouvait savoir ce qu'il voyait vraiment - et peut-être est-ce dangereux de reprendre ce ton lorsqu'il n'est pas seul, mais l'amitié le pousse à prendre de tels risques. Au demeurant, il est persuadé d'avoir raison : la fleur qui trône au centre de ce monde est dangereuse, il ne peut pas emmener quelqu'un d'autre sur ses pas. Malgré tout, son chemin n'est pas le même que d'habitude : la fatigue alourdit ses pas, abaisse ses paupières. Si bien qu'arrive le moment où Theo ne sait plus très bien s'il est éveillé ou s'il rêve. Il espère que c'est le deuxième cas, ce serait plus agréable pour lui ; cela le change de ces cauchemars qui l'empêche de fermer l'œil. Les couleurs sont fades, presque grises ; cela ne devrait pas être le cas. Oui, Theo ne devrait pas s'en inquiéter, il ne lui arrivera rien. A côté de lui, on veille sur son sommeil.

Mais ce n'est pas une fleur qui déchire sa vision, c'est une tâche noire qui ressemble à une femme, preuve en est qu'il rêve. Il n'en aperçoit pas le visage, ce qui est impossible. Est-ce une Déesse, masquant les traits de sa figure car ils ne peuvent être vus par un mortel ? Qu'importe ; Theo continue sa route, et puis il s'approche d'elle. Fasciné par la grâce qu'elle dégage, il se dit que son intuition est la bonne. Et alors qu'il s'arrête à quelques pas d'elle, il songe, mélancolique, que cette vision-là est peut-être la seule qu'il ait jamais désiré avoir.

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Ceux qui défient les Dieux

 le 15/5/2017, 18:42

elle en a connu, des déchirés.
des acharnés, de ces gens qui se décolle la peau à en pleurer de gaieté ; ceux qui veulent tout contrôler, tout valider, tout empalmer -tout ignorer.
parce qu'elle a pensé, migraine, et si ses raisonnements sont faux, la finalité a cette douce odeur de vérité, similaire à du bois brûlé : on l'aime bien au début, et on suffoque à la fin. et donc -elle a pensé, migraine, que si l'on contrôle c'est parce que tout nous échappe.
à vrai dire, elle trouve ça plutôt futile, comme combat -mais elle s'imagine qu'elle ne peut pas vraiment comprendre, fantôme qu'elle est, et c'est un étrange argument que de ne pas exister. parfois elle dit qu'elle s'y est habitué. elle a toujours su bien mentir, derrière ses éclats de charbon noir.
elle a les yeux rivés vers le sol -pourquoi regarder autre part, ici ? il n'y a que ces nuages, ces vapeurs inattrapables, ces choses qui nous enveloppent sans que l'on ne puisse les serrer. peut-être que ça aussi, c'est une leçon de vie. elle y pense un instant, migraine, et elle oublie quand les rayons frappent à nouveau le fond de sa rétine ; s'impriment les couleurs, la délicatesse du rose pâle -elle s'est toujours demandé, migraine, si les nuages donnaient la couleur à la fleur, ou la fleur aux nuages.
les deux lui conviennent.
mais elle entend des pas -et elle arrête de chanter. elle chantait bas, comme un murmure, comme un secret entre elle et le bouton, entre elle et la terre, entre elle et nul part.
parce qu'après tout -si l'on se perd, c'est qu'on est nul part pour soi.
elle se retourne en un mouvement suspendu ; elle sait qu'elle est légère, qu'elle a une surréalité étrange -entre macabre et féerique. sa robe de corbeau danse avec elle un instant, avant de se figer. il n'y a toujours pas de vent.
elle juge l'autre. elle a l'impression de le connaître. elle le connaît sûrement -elle a rencontré tellement de gens, dans sa vie, dans ses périples, dans ses oublis. il a les cheveux comme les nuages, et elle se dit peut-être que c'est lui, le donneur de couleurs.
c'est une jolie idée, pense-t-elle, et elle la portera un instant dans sa tête.
il est loin, encore, mais il avance -et plus il avance, plus elle voit ses traits ; puis les deux points sous ses yeux.
elle ne connaît pas son nom, mais vaguement sa réputation.
un sauveur, disait-on.
(museleur de bonheur que celui qui les prédit)
elle reste à sa place -à côté de la fleur, comme si la nature avait décidé soudainement de lui donner une sœur ; et elle murmure, trop bas pour l'autre, mais assez proche pour qu'il la voit : bonsoir. et elle pense un instant, migraine, mais elle a oublié, alors elle reprend : ou bonjour. ce ne sont que des lèvres qui bougent, sans voix dans ce désert de nuages, et c'est si peu, mais elle ne veut pas dire plus ; elle attend de voir ce que le macabre emmène au fond de son sac. viens et sa main se tend comme à un enfant, au cas où les gestes de sa bouche n'étaient pas assez clairs.
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 le 16/5/2017, 14:02

ft. migraine

Theo bat des paupières. Sans pour autant chercher à chasser de ses yeux les prémisses d'une vision qu'il ne redoute pas tout à fait. C'est peut-être le contraire, cette fois-ci : il veut se défaire des derniers lambeaux de réalité qui s'attardent sur sa rétine. Theo rêve d'un monde en nuances de gris ; dans l'hypothèse d'un tel univers, le sang se mêlerait à la terre comme les flots paisibles d'un ruisseau - dénués d'horreur. Avancer n'est pas difficile ; étant un marcheur, ses jambes le portent aisément à l'endroit qu'il désire, et son esprit tait volontiers les douleurs qui naissent à chaque pas. En dehors de cela, il n'a rien d'autre à faire que de se perdre dans la contemplation de l'horizon.

Theo n'entend rien ; il n'y a que du vide qui bat à ses oreilles. Même le vent s'est subitement tu, comme s'il se refusait à emplir le silence. Il n'entend pas ses pas qui martèlent le sol ; sans doute oublie-t-il qu'il peut les écouter. Il s'est habitué à leur cadence, alors il les ignore. Comme toujours. Pour un peu, Theomoros pourrait se croire fantôme, il pourrait douter d'être vivant. Même l'air qui s'engouffre dans ses poumons a perdu sa saveur ; il porte en lui trop de chaleur pour que ses bronches en souffrent, et en même temps pas assez pour se sentir rafraîchi. Sa respiration a la lourdeur des poitrines lourdes qui, chez les défunts, ne peuvent plus se soulever. Sans doute est-ce un délire de sa part - mais s'il pouvait mourir tout de suite, dans cet égarement mêlé d'aponie, alors, peut-être, serait-il plus heureux qu'il ne l'a jamais été.

La forme faite femme est toujours là ; ce qui constitue sans doute son bras se détache de son tronc, comme une branche qui après l'hiver tente de prendre son envol. Theo cligne à nouveau des yeux ; le mouvement lui paraît étrange. Toutefois, a-t-il son mot à dire ? Depuis toujours, il garde le silence, et le son de sa voix lui paraît revêtir l'essence même des cauchemars. Refermant des lèvres qu'il avait entrouvertes sans même s'en rendre compte, il marche et s'arrête juste devant elle. Son regard glisse sur cette main ; elle n'a pas bougé, la silhouette, peut-être l'attend-t-elle. Je rêve, songe Theo, bien qu'il n'en ait pas la moindre preuve. Mais le prophète n'a jamais été homme d'action, et chaque scène qui s'est offerte à lui s'est déroulée devant son inertie. Theo n'a jamais rien fait, n'a jamais porté assistance. Avait-il à le faire ? La question demeure en suspens. Pour l'instant, c'est avec la force de l'habitude qu'il se plante devant cette inconnue, décidé à attendre le sens de son message. A ses pieds, la fleur projette des ombres qui s'étirent à la lumière comme de mauvais présages se lançant à l'assaut de son âme.

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 le 8/6/2017, 21:14

elle regarde, migraine.
elle a cette distance dans ses manières -dans son immobilité, dans le calme qui ne lui caresse plus les cheveux, dans son attente-, celle qui se creuse avant de claquer en un bruit sec. elle marche sur les gens, migraine, elle saute sur les gens comme on saute sur des proies, et elle est un chat. un chat qui joue, et qui s'en va. un chat qui laisse une moitié de cadavre et qui s'attend à ce qu'il se reconstruise tout seul.
il approche, theo.
il a la lenteur des presque-morts, ou peut-être des mort-nés. de ceux qui sont là parce qu'ils ne peuvent pas être ailleurs, mais qui au fond voudraient encore être ailleurs. quelque part où on ne peut aller sans conditions. quelque part d'où on a du mal à sortir. une statue de verre, par exemple.
elle le sent, migraine.
sa main redescend le long de ses voiles noirs. elle n'est pas monochrome. elle a le rose pâle de sa peau, le brun foncé de ses tâches de rousseur. elle aimerait bien n'être qu'antithèse, noir et blanc, mais elle n'est pas déesse. on ne peut pas la définir en un mot.
parfois, ça la rend triste.
parfois, ça la rend heureuse.
elle regarde son visage. il a le teint blafard de ces sculptures de cristal, et elle pense un instant peut-être qu'il se cristallise. elle sait qu'elle a tord. elle en a déjà trop vues pour se tromper -mais ça la fait rire, cette pensée, alors elle a les lèvres qui se relèvent un peu, mais pas trop. à peine de quoi froisser ses joues.
elle a toujours des milliards de choses à dire, migraine, mais le vent s'est tu, alors elle aussi. c'est comme si elle n'avait plus d'air dans les poumons, plus de quoi fait résonner sa bouche. alors elle attend. elle observe, ses yeux sombres sur sa peau claire.
elle veut savoir pourquoi il a approché.
elle relève la main -après un temps, un temps presque de prière, mystique, mythique-, elle vient poser son pouce sur sa joue, le reste dans ses cheveux. ils sont courts. doux. noirs. sur ça, ils se comprennent. sur ça, et sûrement sur d'autres choses.
et ça, ça la rend triste, alors elle a les yeux qui s'adoucissent par la peine, et la bouche qui redescent, et le pouce qui bouge doucement, et ses doigts comme des griffes qui le retiennent.
elle veut savoir pourquoi il reste.
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 le 9/6/2017, 19:17

ft. migraine

Avant elle, Theo n'aurait jamais cru qu'une vision pouvait être physiquement douloureuse. Peut-être est-ce dû au fait que ces drames qui se déroulent devant ses prunelles impuissantes tourmentent trop son âme pour qu'il puisse se rendre compte d'une autre force de souffrance. Pourtant cette fois, il ressent comme une pression contre les yeux, comme si quelqu'un appuyait sur les paupières qu'il n'a pas fermées, sans trop d'insistance, mais suffisamment fort pour qu'il en ressente le contact. Mais cela ne vient pas d'elle, il en est persuadé. La façon dont elle le touche est différente, légère et chaude comme une brise d'été ; ses caresses pourraient embraser l'esprit de l'homme qui attend quelque chose d'elle. Theo est simplement trop indifférent. Le doute fait jour dans son esprit. Quel est donc ce rêve ? Jamais il n'a rien ressenti de tel.

Le reste de son corps est glacé, parcouru de frissons dont il peine à déterminer la source. L'air est pourtant tiède, empli de saveurs sucrées et douces dont il voudrait bien goûter ; mais alors qu'il ouvre la bouche, il se dit qu'il devrait parler. Sa voix qui n'est pas encore née lui paraît lointaine. Il devrait faire l'effort de la sortir de ses entrailles, de la façonner dans un souffle ; mais il ne sait plus comment lui offrir la puissance nécessaire afin de terrasser les cœurs impies. A-t-il seulement les moyens d'atteindre l'âme même d'une femme qu'il pense créée dans le voile de ses chimères ? Theo étire un peu plus les lèvres ; tant pis, si ses mots ne sont pas audibles ; tant qu'ils parviennent à sortir. Il sait qu'il ne les entendra pas ; il y a toujours trop de silence autour de lui. Il a déjà essayé de parler, et jamais on ne l'a écouté ; mais cette fois, c'est différent. Il semble faire partie de ce mirage. Peut-être est-il trop tard, songe-t-il ; peut-être a-t-il tant failli dans son rôle qu'il n'a plus qu'à être dépouillé de son humanité, humble spectateur du désastre qu'il n'aura pas su empêcher. « Qui êtes-vous ? » : demande-t-il, et il s'étonne de la force de sa voix, moins aiguë que d'habitude, si profonde qu'il lui semble ne plus l'avoir utilisée depuis une éternité. Il pourrait avoir déjà perdu la notion du temps, il pourrait être là depuis toujours, et ne plus en avoir le souvenir. Peut-être s'est-il écoulé des jours, des siècles, des millénaires depuis qu'il a abandonné Caïn. Qu'importe. Il entend sa voix, alors qu'il devrait y être sourd. Il ne sait pas trop quoi faire. Le froid qui traversait sa chair ne disparaît pas, mais à travers les tremblements il découvre qu'il a trop chaud ; il sent la sueur rouler le long de son cou, se balancer au creux de ses épaules ; c'est ce manteau noir, songe-t-il, il absorbe trop la lumière du soleil. Subitement, il se rappelle pourquoi, autrefois, il ne jurait que par le blanc. Couleur salissante, elle rejetait de lui cette fournaise qui désormais s'acharne sur son être.

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 le 26/8/2017, 23:02

c'est terriblement ironique, de donner tant de traits maternels à quelqu'un qu'on oublie. à quelqu'un qui a appris à aimer par la possessivité. à quelqu'un qui s'entiche vite, et qui repart en un sourire, comme si tout allait bien aller, et qui pleure parfois le soir sur des vestiges d'un inconnu -migraine, elle se dit et si
elle n'a rien dit. elle garde sa main accrochée à sa joue, comme si on voulait en faire une scène, un modèle de peinture, et que les cieux tenaient les fils reliés à son bras pour l'empêcher de retomber. c'est une force mystique qui la garde collé à ce garçon, à ce gamin, si jeune qu'aucun ride ne lui froisse le visage -pas comme elle. elle a des pattes d'oie qui souligne son regard de khôl, hissées par ses tâches de rousseur et ces traits trop fins, les joues creuses, les cheveux courts.
elle est géométrique, migraine, tirée à quatre épingles au fond même de son visage, et parfois l'une d'entre elle se décroche : elle a l'air plus humaine
elle n'a rien dit. elle voit que lui, par contre, il se prépare. on dirait que ça lui coûte, qu'il lutte et qu'il hésite à se laisser perdre. peut-être que sa question est une preuve de sa perdition.
après tout, qui voudrait savoir qui est cette silhouette que l'on ne saura qu'effacer ?
elle a la main qui glisse sur sa nuque, sur son cou. un instant, elle s'imagine l'étrangler pour avoir oser poser la question. elle sait que les autres auraient peur de chiffres qui dégringolent, mais elle -oh elle, on dirait que même les déesses l'ont oubliées. elle n'a pas peur de serrer les mains pour aider les gens à penser.
elle glisse sur de la sueur, sur de la tension matérialisée, sur des traces d'humanité. elle ne l'a pas lâché des yeux. elle ne le lâchera pas.
je suis une migraine une, et pas la, parce que peut-être en croisera-t-il d'autres -elle espère crois-tu que c'est un titre qui me convient ?
elle demande, ses yeux de charbon vissés dans ceux de l'autre. c'est une manière de souligner qu'il y a une mauvaise réponse, et que même si elle paraît cauchemardesque, onirique, on peut toujours souffrir ailleurs que dans son corps.
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 le 31/8/2017, 12:17

ft. migraine

Theo se sent subitement prisonnier d'une force surpuissante ; une entité qui n'a rien de divine, mais qui pourrait l'écraser d'un seul geste. Il sent comme une menace dans son contact doux, comme une férocité dans la bonté de ses mouvements. Elle est une migraine, et cela, Theo peut le confirmer. Elle en a le parfum ; elle s'infiltre en lui avec aisance et lui emplit l'esprit de pensées d'elle, douloureusement, assurément. Elle ne semble pas humaine, elle a l'air tissée dans le voile d'un songe ; pourtant, le prophète sait désormais qu'il ne rêve plus, qu'il est seulement parti plus loin qu'il n'aurait dû, aux frontières du réel. Il y a quelque chose de magique dans ce lieu, et Migraine s'en est tant imprégnée qu'elle a transcendé sa condition. Theo ne sourit pas ; quelque part, dans un coin de son esprit, une petite douleur s'est réveillée, et s'il n'y prend pas garde, elle se propagera jusqu'à ses yeux, l'obligeant à les fermer. « Très approprié. » : répond-t-il sans ironie, et il lui prend tout à coup de lever la main à son tour, de la poser sur le bras de Migraine.

Sous ses doigts glacés, une chair curieusement chaude s'offre à l'effleurement ; elle ne l'invite pas à poursuivre le geste, mais Theo s'y abîme malgré tout, effrayé de l'humanité de ce corps. Migraine lui semble curieusement vivante ; or tout être vivant est faillible, a sa propre existence. Une migraine vit au creux des autres, et en est chassée lorsqu'on découvre son refuge. Elle est condamnée au rejet, incessamment. Mais Theo, lui, ne peut rejeter cette femme-là. «
Et que fais-tu là, ô migraine ? C'est un lieu fort dangereux. »
C'est surtout un lieu beau ; l'air est empli d'une odeur agréable et l'euphorie qui coule dans ses veines transcende sa vision de la fleur. C'est peut-être de là que naît le danger véritable : de cette absence de prudence qui paraît subitement de mise, mais jamais, dans ce monde-là, une langue d'argent comme lui ne peut relâcher sa garde. Et si elle est humaine, alors Migraine aussi ne devrait pas abandonner sa vigilance. Elle ne devrait pas se porter à la rencontre d'un homme sombre, au regard mauvais, dont les lèvres s'étirent en une sarcastique parodie de sourire.

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 le 3/9/2017, 16:21

elle sait qu'elle le tient, coincé entre le brut de son regard et la vapeur des nuages. ça se lit dans ses yeux dans la manière dont sa trachée s'aplatit dans les souffles qui se veulent contrôlé (ils ne le sont pas)
mais il confirme : elle est migraine, elle sommeille et elle s'éveille, on la craint quand elle n'est pas là et quand elle vous sourira, elle est puissante même dans son absence oh elle vrille jusqu'à ce qu'on ne l'oublie
plus jamais
et si on la voit comme telle, plus personne ne connaîtra son prénom : elle n'en a plus besoin
il l'attrape, l'autre ; elle pense que c'est pour se rassurer, pour ce dire que tout cela est réel ou qu'au moins, ça ait l'air de suffisamment l'être pour s'assurer que ce n'est pas grave de se tromper
elle continue de le fixer, migraine : au fond, n'est-ce pas plus effrayant de savoir qu'elle est humaine, qu'elle n'est ni plus ni moins qu'un tas de chaire de sang de blues et de roses
elle laisse le contact, elle s'en amuse sans en montrer miette et elle garde la face de ceux qui sont fatigués d'entendre toujours la même chose je m'occupe c'est un fait indéniable, une réponse des plus floues et pourtant des plus précises ne semble-je pas dans mon élément, après-tout ? elle glisse son bras de ta poigne jusqu'à te serrer la main le flou des nuages et le flou de la mémoire elle se retourne, observe le rosé du brouillard et oh d'un coup elle se met à danser : elle tourne tourne tourne et theo n'est qu'un partenaire obligé parce que vois-tu elle s'arrête tu aura bientôt tout oublié elle lève leurs mains alors demande ! je peux bien te donner les réponses de l'univers, si ce n'est que pour un instant sorcière.
et elle attend, le fauve dans ses yeux attend les autres questions les autres connexions qui viendront et qui lui souffleront ce n'est pas normal oh non ce n'est pas banal mais elle est animal à force d'être trop humaine ; parle, theo. on dirait que tu n'es bon qu'à ça.
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 le 16/9/2017, 15:28

ft. migraine

Elle porte bien son nom, Migraine ; elle lui prend la tête et c'est parfois un peu gênant, un peu douloureux, mais finalement il s'en accommode fort bien. Peut-être parce que, comme les déesses, elle a le don de le pousser en dehors de lui-même ; aussi Theo attend-t-il patiemment. Il attend toujours : plus passif que lui, cela relèverait d'un exploit. Il parle et il communique, mais il n'attend pas réellement de réponse - il ne fait que l'espérer. L'attente, c'est autre chose : la seule expectative de voir ce qui se passera, sans la moindre exigence supplémentaire. Et tant pis s'il en meurt ; tant pis si le danger le guette. Migraine en a peut-être conscience, mais son sens du péril est détraqué. Theo craint plus la fin du monde que la caresse glacée d'un meurtrier posant les mains sur lui. Il préfèrerait encore se faire museler, même s'il sait pertinemment qu'il gardera encore le silence. Il n'est pas prêt pour l'action, pas prêt à être différent de celui qu'il a toujours été.

Migraine est floue ; Migraine ne lui offre pas la réponse qu'il aurait été en droit d'attendre ; et il ne s'en soucie pas car de toute façon, il n'exigeait rien. Mais elle semble avoir long, trop long peut-être ; et de nouveau Theo est pris de doute. N'a-t-elle rien à voir avec les déesses ? Elle semble si proche de ses visions, et si tout cela est réel, alors Theo n'a d'autre explication que l'hypothèse qu'on l'ait drogué. Cela expliquerait l'ivresse et l'incertitude, car le prophète a toujours été trop ancré sur terre : il sait normalement faire la différence entre la réalité et le fantasme. Cette fois-ci, tout est confus. Et les derniers lambeaux de prudence, qui se manifestaient dans l'intense silence qu'il professe en guise de dernier prosélytisme, s'effondrent alors qu'il entrouvre la bouche. « Alors sais-tu ce que veulent les Déesses ? » Theo la teste ; ce n'est qu'un rêve, peut-être, aussi a-t-il le droit de poser la question qui le taraude ; c'est peut-être vrai, alors Migraine ne saura pas répondre. Et puis, si elle y arrivait, cela constituerait simplement la preuve qu'il est un mauvais prophète. Un message silencieux, qui ne comprend même pas le sens de ce qu'il transporte avec lui. Alors il veut savoir ce qu'est vraiment Migraine. Si elle en sait plus long sur l'univers qu'un homme qui a la certitude que tout court à sa perte.

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    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas