in thee we believe ✝ oli.
 
    
  
Les Briseurs de Silence
avatar
informations :
good child
▬ TRACE : cent
▬ ÂGE : cent ans et quelques
▬ PROTECTEUR : mnémosyne
▬ HÉRITAGE : amnésie
▬ LIENS : blasphemyfaith
ft. oli
ft. migraine
ft. anémone
ft. alphonse
▬ CRÉDIT : ⒸYAM
Bless Les Briseurs de Silence
 
23/4/2017, 03:08Voir le profil de l'utilisateur
 
((in thee we believe)) ft. oli // 340
so perfect and so pristine a perfect pane of glass

il y a, bless, l'eau qui couvre tes pieds nus ((froide)) comme tes traits cristallins ((translucide)) comme tes orbes closes ((tristes)) comme les pleurs de l'astre qui t'éclaire. tu jurerais entendre ses plaintes ((ou bien est-ce juste ton esprit malade)) quoi qu'il n'y ait plus vraiment de saints ici-bas - tous les maux vous atteignent mais tout va bien ((elle veut croire)) tout ira bien ((elle y croit)) car après tout les dieux ne vous laisseront pas choir ;
tes mains jointes contre tes lèvres asséchées par les mots trop nombreux ((priez)) il y a ta voix seule et presque silencieuse dans un insipide ((écho)) que le bruit de l'eau tente de couvrir ((mais elle est là)) entendez la seigneurs ((elle vous sait toujours présents))
elle pourrait
((pleurer))
s'effondrer en demandes
((pardonnez))
leur ego, leur haine, leur colère, leur violence
((lavez))
leurs péchés, leurs mains, le sang, la jalousie
mais il n'y a que
b l e s s
ses jolis mots si tendres alors seigneurs si vous pouviez
((aimer))
lui, elle, eux, tous sans différence
((gracier))
les âmes en peine qui se sont égarées
((répandre))
un peu de joie, de simplicité et de paix
en ces temps si troubles qui peignent le monde d'un triste rouge
qu'elle voudrait doré pour une douce ère qui se ferait
p r o s p è r e
((seigneurs s'il-vous-plaît))
aidez la à guérir le monde
elle qui veut en panser les plaies ((si grandes)) si tristes ((si profondes))
aidez la à guérir le monde
elle qui n'est que mortelle

elle a froid
((les épaules nues))
les pieds noyés
((le coeur battu))
les souvenirs tués
elle prie prie prie
((tous les gens sur terre))
elle prie prie prie
((son supposé père))
qu'il se veuille miséricordieux Ô de tout son amour qu'il voue à l'humanité ((comme elle)) car elle aussi se meurt
si
si
si
souvent
sans comprendre pourquoi le monde s'égorge
quand il pourrait être
((si grand))



hrp ; c'est tout court et nul ahah pardon *rolls*
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Ceux qui défient les Dieux
avatar
informations :
crédit : moi-même lol
▬ TRACE : 37.
▬ ÂGE : 34 ans.
▬ PROTECTEUR : Mariamman
▬ HÉRITAGE : Anesthésie
▬ LIENS : présentation | relations | origamis
▬ CRÉDIT : avatar | icône
Oli Ceux qui défient les Dieux
 
23/4/2017, 04:44Voir le profil de l'utilisateur
 
Il est tard, il fait froid. Qu’est-ce que je fais là? La lune, sanglante, éclaire passablement. Oli ignore pourquoi elle est venue la voir. Elle n’est rien pour moi. Et pourtant. Et pourtant, en rentrant de Scymh pour Skerrâ, elle a fait demi-tour. Juste par curiosité, rien de plus. Elle n’a obéit qu’à sa propre volonté, pas à un appel divin. Elle le jure.

L’endroit est déprimant. Les alentours du lac sont désertés. Même les pèlerins ne s’attardent plus ici. C’est trop dangereux, même pour les plus pieux. Les museleurs rôdent. Dans un sens, c’est peut-être mieux. Elle ne veut pas qu’on la voit ici. Elle ne veut pas qu’on pense qu’elle croit encore. Encore moins qu’elle ait déjà cru.

Mais Oli n’est pas aussi seule qu’elle se l’imagine. Au bord de l’eau, une silhouette fine. Oli s’approche, et la silhouette se précise. Mains jointes et yeux fermés. Les pieds dans l’eau, comme pour être plus proche des Divinités.

Une croyante, suffisamment fidèle et dévouée pour rester, pour sacrifier son corps au vent et au froid. Oli a un pincement au cœur. L’ont-ils abandonnée, elle aussi ? Est-ce l’une de ces personnes qui s’obstinent à croire, malgré l’indifférence des cieux ? Les mortels sont si semblables, après tout.

Oli s’approche de l’autre femme, essaye d’être confiante dans ses pas, dans ses actes, même ici, sous leurs regards. Elle donne une petite tape amicale à la croyante, pour manifester sa présence, et lui esquisse un sourire.

« Qu’est-ce que tu fais là? Tous les autres sont partis sans toi, tu vas rater la fête! »

Elle essaye d’être drôle et de faire rire. Elle ne veut pas être solennelle en leur présence, ils ne le méritent pas.
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Les Briseurs de Silence
avatar
informations :
good child
▬ TRACE : cent
▬ ÂGE : cent ans et quelques
▬ PROTECTEUR : mnémosyne
▬ HÉRITAGE : amnésie
▬ LIENS : blasphemyfaith
ft. oli
ft. migraine
ft. anémone
ft. alphonse
▬ CRÉDIT : ⒸYAM
Bless Les Briseurs de Silence
 
23/4/2017, 13:21Voir le profil de l'utilisateur
 
((in thee we believe)) ft. oli // 490
so perfect and so pristine a perfect pane of glass

tu te pensais seule ((tout en étant entourée)) leurs regards probablement posés sur toi ((ou au moins une oreille que l'on t'aurait prêtée)) tu te pensais seule ((mais tu t'es trompée)) pas que la compagnie te gêne, tu ne t'en vois guère importunée. plongée dans tes récitations saintes il y a
ta voix sourde
l'écoulement de l'eau
les gouttes qui perlent sur ta peau
s'y accrochent, se veulent lourdes ;
tu t'es perdue oui entre deux souhaits d'accalmie une envie profonde de sérénité pour apaiser les maux ((et pourtant)) tu ne sursautes pas quand les épidermes se rencontrent, quand on effleure la glace qu'est la tienne par ces températures ((on en tremblerait)) mais toi non ((trop concentrée)) tu finis ta phrase, exécute les derniers signes de ton appel, de ta prière pour abaisser légèrement tes mains et retourner ton portrait vers l'inconnu, relevant le manteau de velours noir épais qui couvre tes prunelles
((une fresque))
une peinture
((un mensonge))
oh bless bless bless
((quelle beauté))
je parle de toi mais tout de suite penses-tu à elle - avec son teint délicieux, ses yeux perçants, ses cheveux qui te semblent parfaits ((et son sourire)) faux et pourtant merveilleux ((il le serait plus encore avec un soupçon d'honnêteté)) et elle veut te faire rire, te voir chaleureuse quand ton expression est un froid marbre ((elle ne sait pas, vois-tu)) comme c'est beau de sourire ((comme c'est humain)) comme c'est plaisant ((elle le voudrait pourtant))
mais pauvre petite
b l e s s
a tout simplement
o u b l i é
alors ne sois pas trop fâchée, veux-tu.
elle retourne sa silhouette ((un peu frêle)) un peu forte vers la tienne, si grande. elle a le teint pâle ((une peau blanche)) les yeux limpides, cristallin ((le son des cloches)) quand elle se mouve ((sur ses poignets, les chevilles noyées)) la chevelure tressée et parée de quelques pivoines ((des mèches cendrées sur le visage)) jolie jolie bless ((si jeune))
elle ne comprend pas
vois-tu, elle ne sait pas
l'humour, c'est un peu dur pour elle
alors elle penche légèrement son faciès sur le côté - tu peux sûrement jurer la voir hausser un sourcil ((mais non, ce n'est qu'une impression)) quelle fête ? ta voix, que l'on aurait pensée froide et vile n'est que tendresse et douceur sans la moindre animosité ((aucune non)) elle est rare, rare, si rare et tu ne te perds guère sur les mots précieux que tu gardes dans ton gosier - pourtant tu t'efforces de répondre je prie nos seigneurs et elle le dit, ainsi, la tête droite sans la moindre peur ou hésitation
elle n'a pas peur, bless
on pourrait bien la pousser la détruire la déchirer
personne ne lui enlèvera sa seule raison
d ' e x i s t e r
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Ceux qui défient les Dieux
avatar
informations :
crédit : moi-même lol
▬ TRACE : 37.
▬ ÂGE : 34 ans.
▬ PROTECTEUR : Mariamman
▬ HÉRITAGE : Anesthésie
▬ LIENS : présentation | relations | origamis
▬ CRÉDIT : avatar | icône
Oli Ceux qui défient les Dieux
 
24/4/2017, 06:22Voir le profil de l'utilisateur
 
La croyante ne réagit pas tout de suite. Elle murmure quelques dernières paroles et fait quelques signes. Sa prière a plus d’importance que moi. Oli ne se rappelle pas avoir jamais vu quelqu’un d’aussi pieux. Même ses parents ne s’abandonnaient pas autant à leurs dieux.

Oli est une peu déçue, voire triste, devant tant de zèle. Elle ne comprend pas. Comment peut-on croire autant? Mais sa déception se change vite en surprise quand la religieuse se tourne vers elle. Elle est belle. Jolie fille sortie d’un rêve. Ses cheveux cendrés encadrent parfaitement son visage. Poupée de porcelaine. Elle paraît si fragile et en même temps si souveraine, comme détachée de la réalité humaine. Son mouvement, même délicat, suffit à faire s’entrecroiser les bracelets qu’elle porte sur ses chevilles et ses poignées. Un bruit de cloche résonne, si proche et en même temps si lointain. Le moment paraît irréel. Est-ce à ça que ressemble les saintes ?

Oli ignore combien de temps elle passe ainsi, surprise, à regarder la jeune femme – elle paraît si jeune, à peine adulte – devant elle. Des secondes, des minutes peut-être. Oli ignore si c’est la jeune fille, la lune ou l’endroit qui lui fait cet effet – peut-être les trois en même temps. Il faut que l’autre femme lui parle pour qu’elle revienne sur terre.

La croyante n’a pas l’air de comprendre sa blague. Elle demande de quelle fête Oli parle. La plus grande des deux a un rire gêné; plus parce qu’elle a été surprise pendant un petit moment que parce qu’elle est déçue que sa blague n’ait pas marché. Elle hausse les épaules, ses yeux se font fuyants pendant un court instant.

« Ok, je reconnais, ce n’était pas très drôle. »

La jeune fille la regarde sans ciller, avant d’avouer qu’elle prie. Elle n’a pas peur. Même dans son attitude elle paraît irréelle.

Oli la regarde en haussant un sourcil. Elle esquisse un petit sourire moqueur. Jeune naïve. Celle qui croit à tord être la plus âgée se décrispe un peu.

« Nos seigneurs? J’pense pas qu’il faut les prendre autant au sérieux. »

Et ce sont peut-être tes seigneurs, mais pas les miens.

« Et alors ? Ça se passe bien, ta prière ? Est-ce qu’ils te répondent ? »

Est-ce qu’ils t’écoutent seulement, au moins?
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Les Briseurs de Silence
avatar
informations :
good child
▬ TRACE : cent
▬ ÂGE : cent ans et quelques
▬ PROTECTEUR : mnémosyne
▬ HÉRITAGE : amnésie
▬ LIENS : blasphemyfaith
ft. oli
ft. migraine
ft. anémone
ft. alphonse
▬ CRÉDIT : ⒸYAM
Bless Les Briseurs de Silence
 
24/4/2017, 20:55Voir le profil de l'utilisateur
 
((in thee we believe)) ft. oli // 415
so perfect and so pristine a perfect pane of glass

elle te dit que ça n'est pas drôle - tu pinces tes lippes sans rien laisser paraître ((ça tape)) au fond du bocal ((une pince)) qui serre ton myocarde
fort
fort
si fort
qu'il en éclate
et repeint tes parois internes
d'un vif carmin
et tu ne dis rien
((il n'y a rien à dire))
et tu ne fais rien
((il n'y a rien à faire))
seule la petite voix qui secoue ton encéphale et le couvre d'ecchymoses t'ébranle en silence -
c'est quoi être drôle, déjà ?
c'est quoi rire, au fait ?
comment on fait ?
est-ce qu'il faut être heureux ?
probablement que non
elle rit, elle
mais elle n'a pas l'air heureuse.
ça roule dans ta tête - ça fait mal. ça brûle, un peu. ça broie tes organes - tes poumons sont oppressés. ton crâne souffre le martyre et pourtant tu restes de marbre puisque déjà tout
s'efface
s'envole
((plus rien))
c e n t
un sourire moqueur sur ses lèvres, un sourcil qui se hausse et des mots païens dont tu ne t'offusques guère. tes cils s'abattent sur ta peau et tu ne détournes ton regard du sien
un courroux
une plainte
une incompréhension
((mais rien))
juste ta voix plus claire encore que l'eau qui s'écoule ne crois pas si tu ne veux croire - il n'y a aucune justice à forcer la foi sur celui qui n'en veut guère. tes mains se délient gracieusement, quelques mèches tombant sur ta poitrine faut-il des réponses pour prier ? faut-il un immédiat pour satisfaire un souhait ? prier n'est pas forcément une demande ; parfois, c'est juste la volonté de se sentir exister. ton regard ne faillit et ta silhouette si droite semble presque imposante tant tes pieds sont ancrés dans le sol oh bless tu
brilles
de toute ta foi, toute ton allégeance prêtée aux cieux et
((ce n'est pas grave s'ils ne te répondent guère))
non, ce n'est pas grave
((ce n'est pas grave s'ils ne t'écoutent guère))
non, ce n'est pas grave
((s'ils ne le font pas pour vous alors))
alors oui tu
((aimes))
alors oui tu
((crois))
que l'humain sera grand et fort
plus encore que pour son âge d'or
((qu'il sera celui))
qui rendra la terre plus ronde
((et le monde plus beau))
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Ceux qui défient les Dieux
avatar
informations :
crédit : moi-même lol
▬ TRACE : 37.
▬ ÂGE : 34 ans.
▬ PROTECTEUR : Mariamman
▬ HÉRITAGE : Anesthésie
▬ LIENS : présentation | relations | origamis
▬ CRÉDIT : avatar | icône
Oli Ceux qui défient les Dieux
 
24/4/2017, 23:04Voir le profil de l'utilisateur
 
Elle est un peu méchante, Oli, à se moquer des croyances des autres. C’est qu’elle a cru, elle aussi. Vainement. Les dieux se moquent bien des petites gens.

Mais la jeune croyante en face d’elle n’a pas l’air offensée. Elle est immobile, son regard fixant Oli. Pendant un instant, on entend juste le tintement de ses bracelets. Puis elle parle. Elle dit dit qu’elle ne forcera pas Oli à croire. Cette dernière est surprise, encore une fois. Et elle ne peut s’empêcher de sourire, sincèrement cette fois.

« C’est bien la première fois que j’entends quelqu’un me dire ça. »

La jeune fille poursuit. Elle ne prie pas pour obtenir des réponses, ni pour demander quoique ce soit. Elle prie pour se sentir exister. Elle paraît si sincère dans sa foi. Rien que le fait d’en parler la fait paraître plus grande. Et là, encore une fois, Oli ne comprend pas.

« Mais il y a d’autres façons de se sentir exister. Comme… Je sais pas… Manger, être avec les autres, respirer un bon coup, et tout le reste. Prier les dieux, c’est surtout pour leur demander de nous accorder plus de temps pour pouvoir exister, justement. »

Une pause.

« Du moins c’est comme ça que je le vois. Mais j’imagine que je ne vais pas te convaincre. »

Oli sourit, car c’est ce qu’elle sait faire de mieux. Elle sait que tous ses arguments seront sans effet : l’autre femme croit, de tout son cœur; évoquer sa foi la rend plus sublime, parler de ses seigneurs la fait paraître plus grandiose. C’est une sainte. Elle est une exception parmi les mortels. Et le chiffre qu’Oli semble apercevoir sur son poignet, entre ses bracelets qui tintent doucement, la convainc dans cette idée. Cent.

Mais Oli ne lui en veut pas. Jamais. Elle aime trop ses semblables, elle aime trop l’humanité. C’est en elle qu’elle croit, pour elle qu’elle lutte. Les humains lui ont toujours plus apporté que les divinités. Et, malgré son apparente brutalité, il y a au fond d’Oli une grande tendresse dédiée aux autres.

Le médecin retire son épaisse veste et la dépose sur les épaules frêles de la femme en face d’elle. C’est un réflexe. Une habitude humaine. Son corps a agit automatiquement à partir du moment où elle a remarqué que l’autre tremblait.

« Tiens, tu dois avoir froid. Ça fait des heures que tu pries, pas vrai? »
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Les Briseurs de Silence
avatar
informations :
good child
▬ TRACE : cent
▬ ÂGE : cent ans et quelques
▬ PROTECTEUR : mnémosyne
▬ HÉRITAGE : amnésie
▬ LIENS : blasphemyfaith
ft. oli
ft. migraine
ft. anémone
ft. alphonse
▬ CRÉDIT : ⒸYAM
Bless Les Briseurs de Silence
 
25/4/2017, 01:52Voir le profil de l'utilisateur
 
((in thee we believe)) ft. oli // 610
so perfect and so pristine a perfect pane of glass

la surprise, d'abord, et puis un sourire - les lèvres retroussées sur des dents plus blanches qu'ophiuchus ou vela, le visage qui s'illumine telle l'étoile du berger et ton regard ne peut s'en défaire - hypnotisée par un bonheur sincère qui t'est étranger. tu te contentes d'en détourner ton visage ((éblouie)) admirative aussi ((de ce dont tu n'auras surement jamais))
elle te dit que c'est la première fois qu'un fidèle ((ou toute autre personne sur terre)) lui dit ça - tu ne réponds rien, tes lèvres peu bavardes restent scellées ((plus encore que celles des déesses)) mais tu ne penses pas moins - elle n'a juste pas rencontré les bonnes personnes car si tu respectes l'avis de tous, forcer le sien sur les autres te semble insensé ((mais rien qu'en pensant ça)) tu fais de ta théorie un vicieux paradoxe qui se bouffe lui-même de la tête aux pieds ; et elle continue, énumère, interprète l'existence comme bon lui-semble quand tu n'es plus que silence ((il ne faut pas se vexer, je le jure)) elle n'est pas bavarde bless ((ce n'est pas qu'elle ne t'aime pas)) oh non elle aime tout le monde, un peu trop miséricordieuse peut-être ((c'est juste qu'elle ne se lasse pas)) du son de ta voix ((de ton joli sourire)) elle trouve ça si joli
une douce et charmante mélodie qui égaye un peu la froideur des lieux - oui, tu la trouves chaleureuse, tu la trouves brillante, tu la penses rayonnante ((incarnée devant toi)) comme un être de chair et d'os ((là où tous les mots du monde ne te suffiraient pas))
il y a son regard sur ton poignet pour un bref instant - tu ne te caches pas de ta trace tout comme elle ne t'inspire aucune fierté ((la plupart du temps tu en oublierais jusqu'à son existence)) quand il ne s'agit pas de la tienne. Un frisson passe sur ta peau porcelaine, secouant ta carrure de frêles tremblements maintenant que tu y paies un tantinet attention - une veste, sur tes épaules ((douce)) chaude ((sûrement confortable)) si tu étais humaine il y aurait ((dans tes yeux)) la surprise ((sur tes joues)) le rose des coquelicots encore jeunots ((sur tes lèvres)) un léger sourire peut-être
mais tu n'es que froideur
un peu comme un robot - si tant est que ce concept existe encore ici-bas. à la fin de sa phrase, tu comprends qu'une réponse est attendue - tu attrapes les bords de la veste avant d'en enfiler les manches ((trop grandes)) qui donnent plus encore l'impression que tu vas t'effondrer - tu dégages ta chevelure sur ton épaule, faisant attention à ne pas abîmer les fleurs présentes dedans ((anémone n'en serait guère contente)) tout du moins probablement ; ton regard se lève vers elle et tu finis enfin par prononcer quelques mots ((pas bavarde)) vraiment non car après tout tu préfères adresser tes paroles là-haut dans le ciel ((tu es si maladroite avec eux faut-il dire)) et si mortellement honnête merci. je ne sais pas, je ne me souviens pas quand je suis venue ici. ni comment, d'ailleurs ((qu'est-ce que l'humour bless déjà)) un éclat d'incompréhension s'égare dans tes pupilles l'éclair d'un instant pour être remplacé par l'indifférence juste après où sommes-nous, d'ailleurs ? oh désolée, jeune inconnue ((elle est un peu perdue)) ta jeune sainte ((un peu sotte sûrement penses-tu)) que nenni il n'en est rien ; si tu savais.
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Ceux qui défient les Dieux
avatar
informations :
crédit : moi-même lol
▬ TRACE : 37.
▬ ÂGE : 34 ans.
▬ PROTECTEUR : Mariamman
▬ HÉRITAGE : Anesthésie
▬ LIENS : présentation | relations | origamis
▬ CRÉDIT : avatar | icône
Oli Ceux qui défient les Dieux
 
28/4/2017, 19:03Voir le profil de l'utilisateur
 
Elle ne parle pas beaucoup, la croyante. Mais ce n’est pas grave. Sa simple présence, humaine, suffit. Juste le son régulier de son souffle pourrait tenir compagnie à Oli. Aussi sainte soit-elle, l’autre demeure mortelle, alors naturellement, Oli a de l’affection pour elle.

La pieuse ne rejette pas la veste qu’Oli lui a donné. Avec des gestes un peu lents mais surtout gracieux, elle l’enfile. Oli en est ravie. D’habitude, les gens n’acceptent pas ses cadeaux, ou alors avec un sourire pincé et un « merci » forcé. La croyante ne montre pas de joie, mais elle ne montre pas de dégoût, alors ça va. Mais surtout, Oli est rassurée de savoir que l’autre aura un peu moins froid.

Finalement, l’autre femme parle. Elle remercie Oli – « c’est normal » – et dit ne pas se souvenir de quand elle est venue ici. Oli compatit.

« Ma pauvre, tu as dû prier pendant des heures si tu ne sais déjà plus quand tu es venue. »

Est-ce ça, la foi ? La vraie, la sincère ?

Mais la jeune femme poursuit. Elle ne sait pas où elle est, non plus. Ça, ce n’est pas anodin. Le visage d’Oli ne peut s’empêcher d’afficher sa surprise.

« Tu ne sais pas où on est? Venant de quelqu’un d’aussi croyante que toi, je t’avoue que c’est bizarre. »

Oh, et puis tant pis. Elle a sûrement ses raisons pour ne pas savoir. Oli détache ses yeux du visage de la femme en face d’elle pour regarder les alentours. Elles sont toujours seules. Mais immédiatement, le malaise qu’elle avait ressenti en arrivant revient. La question de la pieuse lui a justement rappelé où elles se trouvaient. Oli n’aime vraiment pas cet endroit, décidément. Elle met un petit temps avant de répondre. Pour trouver quoi dire. Pour rassembler un peu son courage aussi. Leur présence détestée se fait sentir, en ces lieux.

« Nous sommes aux pleurs de la Lune. C’est là que la Lune verse ses larmes depuis qu’elle s’est brisée. »

Une pause, encore. Quel endroit malsain. Oli préfère retourner son attention vers son interlocutrice.

« Pourquoi être venue ici si tu ne connais pas l’endroit ? »
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Les Briseurs de Silence
avatar
informations :
good child
▬ TRACE : cent
▬ ÂGE : cent ans et quelques
▬ PROTECTEUR : mnémosyne
▬ HÉRITAGE : amnésie
▬ LIENS : blasphemyfaith
ft. oli
ft. migraine
ft. anémone
ft. alphonse
▬ CRÉDIT : ⒸYAM
Bless Les Briseurs de Silence
 
13/5/2017, 14:15Voir le profil de l'utilisateur
 
((in thee we believe)) ft. oli // 601
so perfect and so pristine a perfect pane of glass

elle a l'air si heureuse, si satisfaite que tu aies accepté de te couvrir - comme si en recevant cette veste, elle te confiait une partie d'elle que jusque là personne ne voulait recevoir. c'est normal, qu'elle te dit mais toi tu penses que non - tu en vois des gens tous les jours en arpentant le monde ((tu en as vus plus que ce que tu penses, bless)) et tu sais qu'ils ne sont pas tous comme ça - le sourire qui découvre les dents ivoires et la gentillesse au bout des doigts ; même toi qui aimes tant et tout tu sais que parfois tout n'est pas si blanc. tu secoues la tête pour appuyer tes mots et ta reconnaissance, doucement non, j'insiste, merci. et puis elle s'apitoie un peu sur ton sort de petite croyante restée si longtemps les pieds dans l'eau glacée que tu les penses maintenant détachés de ton corps ((et toi)) tu te demandes - est-ce vraiment si triste que ça pour une prière ? tu es prête à passer sur l’échafaud pour pouvoir le faire librement et c'est de toutes façons ce qui occupe le plus clair de ton temps - alors vraiment ? un brin d'incompréhension, oui, sûrement. encore une fois ses prunelles s'éclaircissent et se peignent de surprise sans que tu ne comprennes trop, le doute dans sa voix ((mais tu ignores)) tant tant tant tant de choses ((beaucoup que tu devrais pourtant savoir))
qu'est-ce que le rire bless déjà
elle détourne le regard ((celui-là même qui se couvre de nuages)) et dont tu attendais presque de voir la pluie en tomber - mais rien ne vient, juste le ciel capricieux de l'automne assassinant l'été. tes pensées à toi voguent sur son cou, ses cheveux, les pleurs qui résonnent encore ici-bas comme une chanson trop familière. ses explications te font pencher la tête sur le côté. depuis que la lune est brisée. tu relèves la tête vers cette dernière, t'apercevant de la brisure de celle-ci ((le coeur qui se serre un peu)) l'impression d'une vision nostalgique qui se prolifère. l'impression d'être déjà venue ici. souvent, même. et depuis longtemps. l'incertitude, pourtant. tout comme elle qui te demande pourquoi quand ton regard s'obstine à affronter le parjure, la tête droite comme le dos, tes doigts si fins serrant le bout des manches du manteau. je ne sais pas. mais ça me semble familier, ici. peut-être que je suis déjà venue, en fait. tu as l'impression que fut passé un temps, c'était un endroit
p r o s p è r e
un endroit plein de lumière et de chaleur dont les gens comme toi venaient se recueillir - cueillant maintenant simplement la tristesse qui en découle dans l'espoir de la consoler, l'apaiser ne serait-ce qu'un peu. soudain tes yeux se retournent vers elle, ton visage glissant légèrement sur le côté ((délicat)) suivit par l'interrogation et que fait une athée ici, si c'est un lieu de culte ? le ton doux, les mots un peu plus secs mais sans aucune mauvaise intention aucune oui tu le jures, juste un élan de bonté quand doucement tu prends ses mains dans les tiennes pour lui accorder un peu de la chaleur que tu recouvres, frottant gentiment ses doigts des tiens pour mieux y faire circuler le sang. tu vas avoir froid, aussi, maintenant que tu t'es découverte. oh, bless. ça te perdra un jour tu sais.
 
Revenir en haut Aller en bas
      
Ceux qui défient les Dieux
avatar
informations :
crédit : moi-même lol
▬ TRACE : 37.
▬ ÂGE : 34 ans.
▬ PROTECTEUR : Mariamman
▬ HÉRITAGE : Anesthésie
▬ LIENS : présentation | relations | origamis
▬ CRÉDIT : avatar | icône
Oli Ceux qui défient les Dieux
 
15/5/2017, 03:37Voir le profil de l'utilisateur
 
Elle dit merci. Elle insiste. Et ce n’est qu’un mot, un petit mot de rien du tout. Mais cela suffit à faire sourire Oli. Pas que la politesse la touche – loin de là – mais Oli est ravie de voir que la jeune femme apprécie ce qu’elle a fait. C’est normal, comme elle a dit. L’autre avait froid, c’était normal qu’elle lui offre sa veste. De la simple camaraderie. Ce qui nous rend humain. De l’aide et de la reconnaissance. Un peu de chaleur dans la nuit froide. Ce que les dieux ne peuvent pas nous offrir.

La jeune pieuse ne sait même pas pourquoi elle est là. Elle est juste… là. Elle ne sait même pas – même plus – si elle n’est pas déjà venue ici. Selon la jeune fille, l’endroit lui est familier. Mais cela n’a pas l’air d’être plus que ça. Elle semble être d’un autre monde. Oli serait de nouveau surprise, si tout chez cette jeune croyante n’était pas déjà si incroyable, si irréel.

« Tu es tombée sur la tête récemment? On dirait que t’as eu une perte de mémoire, d’un coup. »

Oli a dit ça, sur le coup. Elle réfléchit à voix haute, elle dit ce qu’elle pense. Elle se rend compte, un peu tard, que ses paroles peuvent paraître désagréables. Tant pis. Elle est certaine que sa camarade ne lui en voudra pas. Ou du moins pas trop. De toute façon, la croyante ne l’écoute peut-être pas; son regard est posé sur la lune, son esprit y est peut-être aussi.
Il y a un petit moment qui passe, avant que la jeune pieuse ne pose son regard – si doux, si sincère – sur elle à nouveau. Et elle lui pose une question. Une simple question, mais qu’Oli redoutait inconsciemment.

Qu’est-ce que je fais ici?

Son sourire s’efface. Ses lèvres balbutient quelques mots qui n’ont pas de sens. Le vent contre son dos semble s’être grandement rafraîchi. C’est comme si, en entendant la question de la jeune fille, leur présence s’était fait plus oppressante. Oli pourrait presque sentir des regards, leurs regards sur elle. Oli sent que l’on attend d’elle une réponse, une explication. Elle veut se justifier, expliquer sa présence impie sur ces lieux sacrés. Mais elle n’en a pas, de justification; c’est un peu l’instinct qui l’a menée ici.

« Je… Je ne sais pas pourquoi je suis venue ici. J’imagine que c’était… juste comme ça, par curiosité. »

Oli a un rire nerveux. Elle essaye toujours de rire pour chasser l’angoisse. Présentement, ça ne marche pas trop.

« Tu dois me trouver un peu ridicule. J’ai pas été poussée ici par la foi, comme toi. J’ai… aucune raison d’être là. Je suis juste venue, parce que… parce que voilà. Pour voir la lune, puis, ce que devenait l’endroit. Parce que sinon, je viendrais jamais ici. Je veux pas savoir ce qu’ils font, je m’en fiche. Et je... »

Le reste de sa phrase se perd dans sa gorge. Oli ne parvient pas à rassembler ses pensées pour former des paroles sensées. C’est sûrement parce qu’elle ne peut pas donner de sens à sa présence.

Peut-être que l’autre femme sent son malaise. Peut-être qu’elle est juste naturellement bonne. Peu importe la raison, la croyante prend les mains d’Oli dans les siennes, les réchauffe. Elle craint qu’Oli n’ait froid, maintenant qu’elle est découverte. Ses mains sont encore froides, mais elles chauffent quand même l’épiderme d’Oli. Cette légère chaleur humaine suffit à apaiser un peu l’angoisse et à faire naître l’esquisse d’un sourire.

« Merci. Ça va aller pour moi, je ne compte pas rester longtemps de toute façon. Je… Je déteste cet endroit. Je ne l’ai jamais vraiment aimé, mais depuis que la lune est brisée, il est devenu… détestable. »

Oli sert doucement les doigts qui la réchauffent. Elle s’accrocherait presque à ce petit feu dans la nuit.

« Mais j’arrête pas de te fatiguer depuis tout à l’heure avec ce que je dis et je ne t’ai même pas demandé ton nom. »


HRP:
 
 
Revenir en haut Aller en bas
   
 
        
         
      
 Sujets similaires
-
 
  » Nearer My God To Thee
  » A Silver Mount Zion
  » Antigel festival - 01 - 14 février 2014
  » Simulation du naufrage du Titanic.