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Chiffons froissés – Diamond
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Ceux qui défient les Dieux

 le 18/4/2017, 18:44


Chiffons froissés _____

Cela faisait un bon moment qu’Oli n’était pas descendue de Skerrâ jusqu’à Scyhm, du moins pas pour seulement une journée, et encore moins pour y faire uniquement ses emplettes. Skerrâ était immense et possédait tous les magasins dont elle avait besoin, il n’était pas nécessaire pour elle de quitter le nord pour trouver son bonheur. Surtout qu’elle n’en avait pas vraiment le temps. Mais voilà, l’une de ses collègues à l’hôpital abordait depuis plusieurs jours des tenues aussi variées que jolies, qu’elle affirmait avoir trouvées dans une « charmante boutique » à Scyhm. Elle en avait donné l’adresse à Oli, qui du coup avait dédié une journée de congé entière pour visiter l’endroit. Elle espérait sincèrement que ça en vaudrait la peine, car voyager à dos de loup lui défonçait les reins, et elle n’aimait pas se déplacer pour rien.
Oli n’eut aucun mal à trouver la boutique en question, elle correspondait à l’image qu’elle s’en faisait. Petite, elle se distinguait des autres par une certaine élégance et une ambiance douce qu’elle semblait dégager même de l’extérieur.
En passant le seuil de la porte d’entrée, un parfum salua Oli. Un parfum de quoi, Oli n’en avait aucune idée, mais c’était le genre de senteur que l’on pouvait associer avec les mots « beau » et « classe ». Ça donnait le ton. Les autres clientes présentes avaient aussi une certaine prestance et, au vu des regards qu’elles lançaient à Oli, celle-ci n’en avait pas.
Les vêtements exposés étaient variées et, comme la collègue d’Oli l’avait promis, très élégants. Le prix aussi doit être élégant. Le médecin se saisit d’une des robes exposées, et entreprit d’en regarder les coutures d’un air faussement connaisseur. Ça avait l’air d’être de la bonne qualité. Oli n’en savait rien, mais ça en avait en tout cas l’air. Restait à en savoir le prix. Mais elle avait beau retourner le vêtement dans tous les sens, elle n’en trouvait pas l’étiquette. Bon.
La robe toujours en main, elle se dirigea vers le comptoir et héla l’employé qui s’y trouvait.

« Vous les faîtes à combien, les robes comme ça? »

Pas de bonjour avant ça. Oli avait oublié ses manières à Skerrâ.
Elle manipula la robe entre ses doigts. Le tissu était doux, le vêtement beau. Elle l’achèterait bien sur le champ, si elle en aimait mieux la couleur. Et la taille.

« Aussi, vous avez des plus grandes tailles? Sinon j’pense pas pouvoir rentrer dedans. »


HRP:
Chose promise, chose faite ! J'espère que ça te convient. :) Tu me diras si la description de la boutique est correcte. J’ai essayé de rester vague mais il est tout à fait possible que ça corresponde pas à la vision que tu t’en faisais oups
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Le corps du monde

 le 19/4/2017, 12:12

Comme à l'habitude, Aline travaille dans l'atelier. Les parfums des clients se mélangent et teintent l'air. Accoudée au comptoir, Diamond écoute, Diamond observe. Lorsque des dames font les boutiques de vêtements, elles racontent souvent des fragments de leurs quotidiens que la couturière s'empresse de mémoriser. Bien sûr, on ne saurait le deviner en la regardant. Sa concentration est visiblement portée sur le carnet sur lequel elle dessine. Elle réfléchit à un nouveau modèle. En temps qu'artiste, il lui faut toujours se renouveler sinon les gens se lassent, ils se dirigent vers les concurrents. Le crayon pare la future robe.

La cloche de la porte retentit à nouveau et elle lève le nez pour sourire à la personne qui vient d'entrer. Ce doit être la première fois qu'elle l'aperçoit, elle n'habite sûrement pas dans le coin. Elle détaille tous ses traits et retourne à son croquis. Décidément, la boutique est bien pleine aujourd'hui. Ce doit être à cause du beau temps. Tout ce remue ménage l'empêche de rejoindre son assistante et de travailler sur les commandes qu'elles ont à rendre au plus vite. Il lui faudra sans doute coudre une fois l'heure de fermeture passée. Une cliente apparaît au comptoir et la tire de ses pensées. Elle relève ses jolis yeux et sourit, comme pour montrer sa disponibilité. Il s'agit de celle qu'elle a remarquée un peu plus tôt. Dans sa main, une robe terminée hier. La fierté étire un peu plus les lèvres peintes. Le manque de politesse l'irrite mais elle ne cille pas. Elle s'adapte, décide de ne pas saluer non plus, simplement répondre aux questions.

« Ce modèle-là coûte 35 drachmes. Malheureusement, nous n'avons plus de tailles plus grandes pour celui-ci mais nous pouvons vous en faire un sur mesure. Vous pourriez même en choisir la couleur et nous pourrions faire de petites retouches. Par contre, la robe ne sera pas disponible aujourd'hui. Si vous n'êtes que de passage, il nous sera tout à fait possible de vous envoyer un coursier. »


Elle sourit doucement en la regardant dans les yeux.

« Le prix serait bien évidemment le même puisqu'il est de notre ressort d'avoir des tailles adaptées à notre clientèle. Qu'en dîtes-vous ? »




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Ceux qui défient les Dieux

 le 21/4/2017, 03:57


L’employée au comptoir lui sourit en la voyant. Très jolie et très serviable, rien à redire à ce sujet. Tranquillement, elle répondit aux questions d’Oli.
35 drachmes la robe. C’est un certain prix.
Il n’y avait plus de robes de plus grande taille, mais elle proposa d’en faire une sur mesure. Oli pourra même en choisir la couleur et faire des retouches. Ce ne serait pas disponible le jour-même – ce serait trop beau – mais elle offrit de la lui envoyer par coursier. Tout ça était quand même pas mal.
Oui mais 35 drachmes sans compter l’ajustement et la livraison. Oli se mordilla la lèvre; il y avait toujours des frais cachés dans ces affaires-là.
La jeune femme en face d’elle devait avoir remarqué son hésitation. Elle lui dit que le prix resterait le même. Engagement de la boutique d’avoir toujours des tailles adaptées. Oli la regarda dans les yeux en haussant les sourcils, agréablement surprise.

« Avec les frais de livraison inclus? »

Oli posa à nouveau ses yeux sur la robe, qu’elle tenait cette fois-ci à bras tendus pour bien évaluer son allure. Ça restait quand même un certain prix mais, en même temps, quand était la dernière fois qu’elle avait trouvé des vêtements à sa taille? Là on lui en proposait sur mesure. Ça se tentait. Et puis, elle se devait de mettre à jour sa garde-robe.
Elle lâcha négligemment la robe qu’elle tenait sur le comptoir. Avec un sourire satisfait, elle regarda l’employée qui se trouvait devant elle et lui dit d’une voix claire et un peu trop forte :

« OK, faisons comme ça. Je vais vous prendre deux robes comme celle-là, sur mesure. Chacune d’une couleur différente, évidemment. On va prendre mes mesures dès maintenant. »

Elle fit quelques pas en arrière pour s’écarter du comptoir, bousculant légèrement quelqu’un au passage, et se tint droite en attendant que la couturière – qui qu’elle soit – s’en vienne.

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Le corps du monde

 le 22/4/2017, 15:41

La cliente pose la question qui fâche en haussant les sourcils. Diamond réfléchit pendant une bonne seconde. Certes, les coursiers qu'elle emploie ne lui coûtent quasiment rien mais quoi de mieux que de faire du bénéfice sur un service qu'elle ne réalise même pas elle-même ? Au vu de l'hésitation qu'elle a remarquée, elle ne peut se permettre d'imposer un prix trop élevé ; ça la ferait fuir. Discrètement, elle se mord l'intérieur de la lèvre sans perdre son sourire. Hors de question d'inclure les frais de livraison dans les 35 drachmes mais il est impossible de les faire trop cher. Si elle fait payer un prix plutôt normal pour le coursier, elle risque de s'en mordre les doigts.

« Eh bien la boutique se propose de prendre en charge une partie des frais de la livraison en ne vous laissant que 2 drachmes à payer, ce qui vous ferait un total de 37 drachmes. »


Pressée d'éluder cette conversation sur le prix, elle saisit la robe. Le temps qu'elle retrouve son modèle, elle la laissera en arrière-boutique avant de la remettre en rayon. Enfin, elle le fera plus tard. Il est temps de prendre les mesures de madame puisqu'elle y semble disposée.

« Bien, je vais prendre vos mesures. Pour le tissu, je vais vous en montrer que j'ai en réserve et, si rien ne vous plaît, nous pourrons discuter plus amplement de ce qui vous conviendrait. »


Son sempiternel sourire sur les lèvres, elle lance un dernier coup d'œil dans la boutique. De sa main, elle montre la porte qui est juste derrière elle.

« Veuillez me suivre dans mon atelier. C'est par ici. »


Ceci dit, elle se tourne et ouvre la porte. Une fois dans la pièce, elle trouve Alizarine en train de coudre et lui demande gentiment de prendre sa place. Quelques minutes plus tard, elle finit de ranger son travail et se faufile derrière le comptoir. La couturière se tourne alors vers la cliente et pointe le paravent.

« Si vous voulez bien vous déshabiller, je serai à même de prendre correctement vos mesures. »




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 le 23/4/2017, 03:03


35 drachmes pour une robe, avec les frais de livraison (quasiment) compris, c’était, à bien y réfléchir, une aubaine. Et on lui proposait qui plus est de choisir son tissu, et même de faire sa fine bouche si rien ne lui plaisait. Oli jubilait. Elle avait bien fait de suivre le conseil de sa collège.
L’employée du comptoir la sortit de ses rêveries et l’invita à la suivre dans son atelier, derrière elle, pour prendre ses mesures. Oli se sentit un peu bête. Évidemment qu’elle n’allait pas prendre ses mesures ici, au milieu du magasin. Idiote. Mais, comme à l’habitude chez Oli, sa gêne ne demeura pas longtemps. Elle sourit à l’employée et la suivit gentiment. Elle passa la porte de l’atelier et, comme à son habitude, dit la première chose qui lui vint à l’esprit. Pour une fois, heureusement pour son interlocutrice, ce n’était pas des critiques gratuites.

« C’est joli, comme espace de travail. »

L’atelier était petit, mais pas étroit. C’était même vivable, on pouvait apercevoir une cuisine sur le côté. Il semblait que quelqu’un vivait et travaillait ici, en permanence. Assise face à une grande table, une jeune fille, qu’Oli présumait être la couturière, était tranquillement affairée devant une machine. Oli lui sourit et lui fit un petit geste de la main, en guise de salutation. C’est elle qui va s’occuper de moi.
Sauf que non. L’élégante employée du comptoir lui glissa quelques mots et la couturière s’écarta. Oli la regarda partir, un peu perdue et étonnée.
La femme qui l’avait prise en charge jusqu’ici lui demanda de se déshabiller, pour prendre ses mesures. Une lumière s’alluma quelque part au fond de la tête d’Oli.

« Ah? Parce que c’est vous qui vous en chargez? Je croyais que vous étiez juste préposée à l’accueil. »

Elle eut un petit rire sincère. Contrairement à ce que ces propos pouvaient laisser entendre, elle n’avait aucun mépris envers la couturière. Elle était juste un peu surprise.
Elle entreprit de retirer quelques uns de ses vêtements et les jeta dans un coin, par terre, pour qu’aucune des deux ne se prennent les pieds dedans. Les mains sur les hanches, elle adressa un sourire radieux à la couturière.

« Très bien madame, allons-y. »

Surprenez-moi.

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Le corps du monde

 le 17/5/2017, 18:17

Diamond s'offusque intérieurement. Comment cette cliente a-t-elle même pu imaginer qu'Aline fût à l'origine de la boutique ? L'élégance et l'organisation des lieux ne peuvent qu'être de son fait. La petite, bien que mignonne et gracieuse, n'aurait pas su insuffler une telle âme à l'endroit et aux vêtements qui y sont proposés. Même son héritage ne remplacera jamais la passion dont elle manque pour créer des habits exceptionnels. Heureusement, elle ne fait que coudre les pièces imaginées par sa supérieure. À choisir, elle devrait même accueillir les clients et les conseiller mais ce n'est pas une très bonne commerçante. Comme on est toujours mieux servi par soi-même, elle a choisi de s'en occuper elle-même. Lorsque les clients affluent, elle fait bonne figure, sourit et travaille sur un prochain modèle. Il s'agit sans aucun doute de la manière la plus productive de décorer. Son rire sincère montre bien qu'elle n'avait pas voulu blesser mais la couturière est susceptible et rancunière. Bien sûr, elle choisit de ne rien laisser paraître.

La manière dont la jeune femme se déshabille étire un sourire sur ses lèvres. Même ses amants ne se dévêtissent pas aussi rapidement. Elle semble totalement décomplexée de se montrer ainsi, ce qui lui plaît. Les clients timides lui font perdre un temps fou et prendre des mesures inconsidérées pour ne pas trop envahir leur intimité lorsqu'elle prend des mesures. Elle n'a pas besoin de prendre de précautions avec elle. Quelques instants lui suffisent pour accéder à son matériel. Elle saisit son mètre ruban et son calepin avant de revenir vers la jeune femme.

« Bien. Je vais commencer. »


Ses gestes sont mesurés. Le tissu n'appuie pas sur la peau mais l'enserre suffisamment pour que les mesures soient précises. Pendant qu'elle prend note des mensurations, elle enregistre le corps qu'elle va habiller. Ses clients lui offrent tous leur chair si généreusement. Ses mains effleurent, ses ongles caressent, ses yeux dévorent. Les grains de beauté agrémentent le grain des fois si doux, des fois abrupt mais toujours aussi passionnant. Elle aime particulièrement faire les petites retouches lorsque le client porte son travail et préfère par-dessus tout déshabiller quelqu'un qui porte l'une de ses œuvres. Voir le tissu qu'elle a travaillé toucher le sol la réjouit toujours. Aussi, elle prend soin de l'ôter délicatement et savoure d'autant plus l'instant à chaque fois. Bien sûr, elle habille la plupart de ses amants et ceux-ci portent une attention particulière à porter ses créations lorsqu'ils se voient. Elle n'a jamais avoué ce petit plaisir, elle préfère garder cela secret.

L'idée lui vient de faire la conversation. Cela ne semble pas être une priorité pour sa cliente mais elle a des questions à lui poser. Comme il s'agit de la première fois qu'elle la voit dans sa boutique, elle se demande sur ce qui l'a menée ici.

« Je ne vous ai jamais vue dans ma boutique ou même à Scyhm. Qu'est-ce qui vous amène par ici ? »


Son sourire accompagne l'innocence de sa voix et puis elle prend soin de noter le tour de taille qu'elle vient de relever.



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 le 27/5/2017, 00:26


La couturière ne perdit pas son temps. Elle prit son matériel, se dirigea vers Oli et commença à faire ses mensurations. À la surprise d’Oli, c’était beaucoup moins désagréable qu’elle se le figurait; elle sentait à peine le mètre ruban sur sa peau. Elle qui avait été habituée à avoir le ventre et la poitrine serrés dans des mètres rubans par d’autres couturières moins professionnelles, elle fut un peu soulagée que ce ne soit pas le cas ici. Et la couturière devant elle avait bien l’air de savoir ce qu’elle faisait : elle faisait ça tellement vite, en plus.

La couturière en question entama la conversation. Elle voulait savoir pourquoi Oli était là. Elle ne l’avait jamais vue avant. Oli sourit à nouveau.

« Wow, vous avez le sens de l’observation, vous. Ça doit être bien pratique, dans votre travail. Mais oui, je viens pas souvent à Scymh, et c’est ma première fois chez vous. C’est une collègue qui m’a parlé de vous. »

Oli regarda la couturière en face d’elle prendre des notes sur son carnet. Elle essaya de voir ce que l’autre femme y inscrivait, mais elle ne parvînt pas à distinguer de mots.

« Pour être honnête avec vous, je comptais pas me déplacer jusqu’ici pour une boutique de fringues. Mais bon, ma collègue me parle souvent de vous, et les vêtements qu’elle porte sont vraiment jolis, donc je me suis dis que je devais bien vous donner une chance. Pour l’instant, je regrette pas. »

Oli prit une pause, avant de poursuivre.

« Vous avez ouvert votre boutique depuis longtemps? »

La boutique semblait avoir du succès, et les créations étaient, de ce qu’Oli avait vu, plutôt belles. Il était peut-être possible qu’on lui ait déjà parlé de cette boutique bien avant, mais elle n’avait juste pas écouté.


HRP:
Désolée pour le retard oups
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Le corps du monde

 le 6/6/2017, 23:37

La couturière se félicite. Si ses clientes parlent tant de sa boutique, elles doivent en être réellement satisfaites et, de plus, celle dont parle la jeune femme doit porter souvent ses vêtements. Se rappeler que certaines personnes se parent des fruits de son travail quotidiennement l'emplit toujours autant de joie. C'est ainsi que l'on brille, avec des lettres cousues à l'intérieur des vêtements. Elle a pris cette habitude très rapidement. Elle veut que l'on sache que c'est elle qui a travaillé ces étoffes. Son nom doit rester, même après sa mort, même après sa cristallisation. Elle veut que l'on se souvienne de son talent et de son goût. Elle veut que l'on se souvienne de sa beauté et de son influence. Sa personne doit rester gravée dans les mémoires pour des siècles encore. Parmi ses clientes régulières, elle cherche celle qui a pu mener cette dame vers sa boutique. Il serait malheureusement fort indiscret de lui demander le nom de la collègue en question alors elle se contente d'afficher ce sourire dont personne ne saurait déceler la signification.

Bien sûr, les quelques compliments la flattent et ils ne sont sûrement pas factices. Cette femme a l'air de faire partie de ces gens trop franches. Diamond n'aime pas vraiment cela mais elle ne peut rien y faire. Elle se contente de faire abstraction du mauvais et ne retient que le bon. De toute façon, il s'agit de son devoir en tant que commerçante.

« Oh quelques années déjà. Au départ, je travaillais seule et gérais tout moi-même et puis j'ai pris une assitante. Je crois que vous l'avez prise pour la tenante de la boutique mais c'est bien moi, Diamond, qui ai tout monté moi-même. »


Elle appuie son propos d'un sourire doux. Les mesures sont déjà terminées, elle relève le numéro de la page où elle les a notées. Dans ce carnet, elle note toutes les mensurations de ses clients pour ne pas avoir à les faire plusieurs fois. Après tout, dans ce monde, les corps changent très peu au fil du temps, ce qui lui permet d'avoir des données correctes dès les premières prises de mensurations.

« J'ai terminé. Vous pouvez vous rhabiller. »


Laissant la cliente seule quelques instants, elle passe dans la boutique récupérer son carnet de commandes.

« Bien alors je note le modèle que vous avez choisi. Que désirez-vous comme tissu ? J'ai dans cette caisse plusieurs étoffes qui pourraient convenir et, si rien ne vous plaît, vous pourrez me décrire ce qui vous conviendrait et je regarderai chez les marchands de tissu en vous envoyant un échantillon si je trouve quelque chose qui vous convient. Malheureusement, cela prendra plus de temps que si vous choisissez simplement l'un des tissus que j'ai à disposition mais j'imagine que vous comprendrez le désagrément. »


Elle s'est déjà placée à côté de la caisse qui contient plusieurs rouleaux de tissu. Quand Diamond achète du tissu, elle ne fait pas semblant et se plaît souvent à acheter un rouleau entier. Cela lui arrive si souvent d'en apprécier sans savoir quoi en faire et elle se trouve toujours à en manquer en fin de compte, à force d'en utiliser. Là, les couleurs s'entremêlent. Sur un des tissus, des petites triangles magenta et cyan ornent du blanc. Sur un autre, des fleurs jaunes et vertes s'emmêlent sur un écru délicat. D'autres bien sûr sont unis. Du rose, du violet, du bleu clair, du vert pastel, du jaune ensoleillé se croisent sans se mélanger. Un autre motif apparaît parmi les nuances, des pois. Du bleu clair à pois blancs, du rose à pois blancs, la couturière s'est découvert une passion secrète pour les pois ces derniers temps. Un petit sourire d'affichage aux lèvres, elle attend une réponse de sa cliente en espérant ne pas avoir à écumer les divers marchands de tissus pendant des semaines.



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 le 25/6/2017, 21:35


Diamond. Cela lui rappelait cette marque qu’Oli avait déjà vue cousue sur certains vêtements. Un nom qui évoquait élégance et prestige ; rien de plus adapté pour cette boutique et sa propriétaire.
Au dire de la couturière, la boutique était ouverte depuis quelques années déjà. Elle en semblait très fière. Elle prit même la peine de préciser que la dame de l’accueil n’était qu’une assistante, rien de plus, et qu’elle ne devait son succès qu’à elle-même.

« Oh wow, vous n’êtes pas dans le genre modeste, vous. »

Peut-être qu’un jour, Oli apprendrait à ne pas dire tout ce qui lui passe par la tête. Peut-être qu’un jour, elle se souciera des conventions et des bonnes manières.
La médecin eut un sourire, et poursuivit :

« Pas que ce soit une mauvaise chose, hein. Je veux dire, vous pouvez vous le permettre, vous avez bien réussi après tout. Il y a de quoi en être fier. »

Diamond semblait avoir fini avec ses mensurations. Elle lui intima de se rhabiller pendant qu’elle s’éloignait un instant. Oli s’exécuta. Elle récupéra les vêtements qu’elle avait laissés dans une pile à l’écart et s’habilla tranquillement, tout en écoutant Diamond lui parler de ses étoffes. Oli se dépêcha pour se vêtir et rejoignit hâtivement l’autre femme, avant d’examiner tous les tissus que celle-ci lui proposait.

« Je ne vais pas vous embêter avec un tissu particulier, je vais prendre quelque chose dans ce que vous proposez. De toute façon, je ne sais pas vraiment ce que je veux. »

Oli avait du mal à se décider. Tous ces tissus étaient bien jolis, mais elle ne parvenait pas à faire un choix. Pour elle, les vêtements, c’était toujours un peu du pareil au même. Elle n’y connaissait rien, après tout. Après un moment, elle saisit finalement l’un des tissus.

« J’aime beaucoup celui-ci, avec les fleurs jaunes et vertes. Je choisirais ça pour la première robe. Pour la deuxième… »

Bon sang, c’est déjà assez dur de faire un choix, alors en faire deux... Oli décida de procéder à une autre stratégie. Elle leva les yeux vers son interlocutrice et lui fit un immense sourire.

« Je vais vous laisser choisir ! Après tout, vous vous y connaissez mieux que moi, vous devez savoir quel tissu est le plus adapté à mon physique, pour faire ressortir mes yeux ou… je sais pas quoi, c’est vous l’experte après tout. En tout cas, je vous fais confiance pour le choix. Tout est bien dans ce que vous me proposez de toute manière, vous pouvez en prendre un au hasard, ça fera quand même un résultat très joli. Alors faîtes-vous plaisir. »

De toute manière, le résultat pourrait être immonde qu’Oli le porterait quand même. Elle n’était pas difficile. Et surtout, elle n’avait pas fait un tel trajet pour des robes qu’elle ne porterait jamais. En parlant de trajet, Oli se souvînt que la couturière lui avait promis de lui faire livrer sa commande, et elle fut soulagée à l’idée de ne pas avoir à se déplacer pour la récupérer.

« D'ailleurs, ça vous prend combien de temps pour faire une robe ? Et aussi, vous savez quand je les recevrai ? Environ ? »

Oli se demanda si elle n’embêtait pas Diamond avec toutes ses questions. Mais elle chassa vite cette pensée de son esprit. Ça va, je suis sûre que je ne la dérange pas tant que ça.

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encore pardoooon opal
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 le 28/8/2017, 23:52

Cette femme ne saisit pas la réelle utilité des mots. Contrairement à la couturière, elle ne danse pas, les manipule trop brutalement. Ces fragments de mensonges doivent être maniés avec précaution pour ne pas exprimer la vérité brute et franche, si vive et laide. Personne ne désire entendre les sentiments cachés, simplement ceux que l'on croit décerner dans les beaux colliers de sens. Voyons, les lèvres jolies, pulpeuses, délicieuses ne devraient pas dire avec tant de maladresse. De ses ongles, elle voudrait saisir le visage trop brusque, écorcher la peau trop sombre pour mieux inculquer la puissance des lettres mais elle ne peut se le permettre. Toute sa boutique vit grâce à ses canevas parsemés de fils qu'elle tisse doucement entre elle et les clients. Elle s'en voudrait de saisir des ciseaux pour déjà couper celui-ci. Alors les mots se feront bafouer, elle ne les protègera pas. De toute façon, elle ne les chérit que lorsqu'ils tranchent pour elle. Personne ne se douterait du venin qu'elle insuffle dans ses paroles. Son sourire paraît bien trop vrai, c'est pour cela qu'elle le fixe bien à ses lèvres tous les matins.

Et c'est avec cette arme redoutable qu'elle prend note des désirs de Madame. L'encre retranscrit les précieux désirs de Madame. En tant que cliente, son choix sera toujours le meilleur. Les tissus qui lui plairont seront toujours les plus beaux. Les modèles, toujours les plus adaptés. Oh Diamond ne se permettrait de donner son avis que si on le lui demande. Heureusement, Madame reconnaît un fait qui lui paraît être une évidence ; elle sait tout bien mieux.

« Bien. »


Son instinct ne la tromperait pas, il n'y a que lui qu'elle écouterait aveuglément. Il lui dicte le tissu qui deviendra une robe de plus pour Madame et elle s'empresse de le noter dans son carnet. Madame n'en saura rien jusqu'à ouvrir son colis. Elle découvrira alors avec surprise la fantastique création de la couturière, quelle belle manière de plaire à une nouvelle cliente.

« Eh bien cela ne me prend généralement que quelques jours, deux ou trois. Cela dépend du modèle. Vous devriez les recevoir... »


Elle consulte le carnet des commandes, tourne frénétiquement les pages.

« D'ici une semaine et demie voire deux semaines. Cela vous convient-il ? »


Inutile d'utiliser du conditionnel, bien sûr que cela lui convient mais, au moins par politesse, elle s'enquiert de l'avis de Madame. Bien sûr, elle ne dit pas qu'il est possible qu'elle reçoive plus tôt. Ces événements doivent rester d'agréables cadeaux, sans être garantis. Qui sait, l'avenir lui réserve sans doute des surprises et si elle se retrouve à couler sous des commandes, mieux vaut s'assurer qu'elle n'en perdra quand même pas la confiance fraîchement acquise de madame.



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    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas