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ultralife (+) croatoan
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HÉRITAGE : feux d'artifices ; ça sert à rien, mais c'est joli
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CRÉDIT : altaïr + cerise ♥️
Le corps du monde

 le 5/4/2017, 21:11

(ultralife)
+ croatoan

la foule qui s’agite et qui fourmille et qui rugit et qui déborde – simba, le pas léger, presque dansant, s’engouffre entre les corps. bouscule une épaule – deux. s’excuse vaguement, grogne un peu, mais le sourire, le sourire aux lèvres. il aime ces journées – ces odeurs qui viennent d’ailleurs, la bruine légère contre sa peau malgré la tiédeur des rayons de soleil dans son dos, les beuglements des marchands derrière leurs étals, les étoffes colorées qui font comme un arc-en-ciel de soie et de laine feutrée. il inspire – expire. l’air qui se bloque dans les poumons puis son souffle qui vient contrer celui du vent.

simba c’est ça – c’est un rugissement contre les éléments, et l’engloutissement de la vie qu’on lui tend. c’est une voix trop forte, et une pensée qui transgresse les frontières de ses lippes sans qu’il s’en rende compte. ce sont des pieds souvent nus, qui martèlent le sol et s’endurcissent encore ; des paumes tendues vers le ciel, pour y recueillir des bains de lumière. le désir de tout détenir, de pouvoir tout retenir – il veut pas, il veut pas perdre une miette du spectacle du monde et même s’il n’est qu’une marionnette, qu’un pantin un peu pataud, il s’imagine grand, il s’imagine roi, il s’imagine détenir tous les droits.

et pourtant, jour de marché, d’abondance et d’envie de tout acheter – mais jour où il doit se contenter de contempler, d’apprécier, d’inspirer une large bouffée d’air frais puis, à regret, d’expirer. il peut pas tout retenir dans ses poumons aujourd’hui – trop peu en poche, il sait qu’il doit économiser. et pour qui, pour quoi ? pour meubler les combles, là-haut, sous les toits, pour décorer un peu aussi – histoire de donner un peu plus envie. et même si c’est pas vraiment chez lui, qu’à moitié pour lui, il espère que les jours à venir seront plus fructueux – même si lui il rêve pas d’un château luxueux, non il veut juste rendre le tout encore plus chaleureux et vous rendre heureux.

heureux – croa il t’apprécie, tu lui files un toit et rien que pour ça tu mérites mieux que ça. croa, il t’apprécie, et il s’inquiète un peu aussi, parfois. et même si quelque fois il te comprend pas, si quelques fois il te suit pas, même si quelques fois t’as l’air de venir d’une autre planète, avec ta drôle de tête, y’a un truc chez toi qui fait qu’il te lâchera pas. et d’ailleurs, t’es là, il te voit enfin et il fend la foule en t’adressant de larges signes du bras. il écrase son sourire de roi sur sa face puis il s’arrête à ta hauteur. « croaaa ! tu m’as attendu ? j’ai pas vraiment fais gaffe à l’heure, désolé. » désinvolte, simba n’est pas du genre à s’inquiéter d’être en retard ou en avance, pourvu qu’il parvienne là où il souhaite se rendre, si possible en un seul morceau. « t’es prêt ? en vrai j’suis un peu à sec là, mais j’ai repéré des trucs canons en venant, faut que tu voies ça. » et il tend le bras, dans le vague derrière lui, semble indiquer une aile du marché, et finalement, s’étire largement, avant de tendre le menton dans la dite direction, l’air de dire on y va ?, et il soulève le premier pas. « alors, quoi de neuf ? »

et il y a toujours, les odeurs qui viennent d’ailleurs, les couleurs qui l’éblouissent, la sensation des graines qui roulent sous la main – et l’envie de se jeter partout, de tout prendre dans ses bras et de s’enfuir loin, loin, là où on vous retrouverait pas.
(+) talks in steelblue
(+) j'espère que ça ira jpp ♥



wanted to be a better brother better son wanted to be a better adversary to the evil i have done_


    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas