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ça et les autres choses qu'on ne dit pas / astérion
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 le 28/3/2017, 18:07

(flashback / il y a 15 ans) + le vent l'emportera
tu sais, pyrrhus, que tu n'es pas encore à ta place.
et pourtant, tu sais aussi qu'elle sera là -plus tard, dans bien longtemps tu l'espères. ce n'est pas que tu n'es pas impatient de représenter les gens, de les aimer comme tu veux déjà le faire, de les écouter de les aider de les combler ; c'est que tu sais que tu n'as pas l'expérience pas le dos assez droit pas assez fort, que tu sais que tu as bien des choses à apprendre et ah, que tu ne veux pas le voir disparaître, ton père.
tu le revois quand tu franchis les portes de la tour - la tour des rois même si tu n'es qu'un petit prince comme d'autres en seront après toi, comme d'autres l'ont été auparavant, mais ça ne sera pas toujours le cas. parfois tu te demandes si c'est triste, de penser comme ça, et souvent tu réponds en disant que rien n'est toujours que bonheur. il y a un équilibre à respecter -c'est ce que les Déesses se sont tuées à vous expliquer. (ce qu'elles vous ont tué à expliquer)
tu sais qu'aujourd'hui, il ne sera pas là, Oreste. enfin si, mais pas vraiment -en haut, tout en haut, dans ses bureaux, au milieu de papiers que tu ne sais pas encore totalement déchiffrer, et tu espères sentir son odeur pour ne pas avoir trop peur.
parce que tu le sais déjà - tu ne sera pas bien, toi, face à ce soldat dont il t'a déjà parlé. il t'en a déclamé des discours, il t'a dit qu'il n'est pas là pour lui, il t'a pris les épaules, t'as regardé droit dans les yeux, t'as dit de toujours, toujours, toujours lui faire confiance. il avait eu droit à déjà deux ans de louanges, le loup, de commentaires qui forçaient l'admiration et d'autres choses qui faisaient frissonner.
(pyrrhus n'était pas toujours certain d'entendre seulement ce qu'il pouvait entendre)
alors tu relèves la tête malgré tout, toi et tes boucles blondes, toi et tes yeux de ciel, toi et ta prestance sans pareille -le bleu de tes habits qui te donne de la constance, une maturité que tu n'as pas encore, une innocence plus faible que la vraie, une candeur si douce qu'on l'arracherait presque. tu ne savais pas encore à quoi il ressemblait, le loup, et même si tu connaissais son vrai prénom, tu t'obstinais à utiliser son surnom. les distances sont plus faciles quand on oublie les majuscules.
Et tu pousses la porte de tes deux paumes -il fait toujours frais, dans la tour. Il fait toujours clair, dans la tour, et le vent s'invite partout parce que tout est toujours ouvert -il flatte tes mèches d'or, défait ta couronne de fleurs, donne un peu de vie aux pierres millénaires. tu sais qu'il est là.
et pourtant, tu ne regardes pas.



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 le 29/3/2017, 22:31

on crie au loup. au loup.
LOUP.
loup, tu es là. et il acquiesce d'un léger mouvement de tête, des mèches de ses cheveux gris viennent s'appuyer sur son front. et ce qu'il a l'air sérieux, le loup. quand il marche au milieu des grands mur de la tour des rois. ses pas résonnent contre les roches et ricochent jusqu'à monter en haut. astérion, siffle-t-il entre ses dents, à lui-même bien plus qu'aux autres. je m'appelle astérion.
ce n'est pas qu'il soit humble, ce n'est pas que le surnom lui déplaise, mais il ne saurait être encore à la hauteur au point de porter le nom d'une telle créature. il aimerait que l'on le laisse, lui, dans l'ombre. loin de la notoriété. qu'on le laisse gravir encore les marches et les montagnes. il gagnerait en notoriété lentement, il deviendrait le plus grand.
mais déjà, déjà....
vingt-sept années de vie à peine écoulées et voilà qu'on lui collait aux pieds les boulets d'un surnom qui marquerait jamais sa réputation. et si il n'était pas à la hauteur, aujourd'hui comme demain, on le molesterait en place publique et tout ses efforts auront été vain.
il se tient droit, il relève son menton d'homme fier. et il attend.
en silence. il attend qu'apparaisse le prince. pyrrhus, a-t-il dit, j'aimerais que tu passes du temps avec pyrrhus. le roi avait dardé ses yeux sur lui, et astérion avait acquiescé avec déférence, ployant son torse immense comme humble réponse.
il avait acquiescé pour des missions bien plus farfelues et d'autres bien plus inavouables qu'une simple journée passée avec le roi en devenir. et pourtant.. pourtant. pourtant il avait senti en oreste un souffle d'angoisse, un ersatz d'inconfort. ne me dit pas non.
alors il se sentait là, maintenant, obligé de s'entendre avec ce jeune homme à la chevelure dorée, sur lequel il lançait un regard aussi dur que de l'acier.

la frêle stature de pyrrhus offrait un contraste saisissant avec la taille presque inconcevable d'astérion. il était loin d'avoir l'allure que s'imaginait le soldat. loin d'avoir l'air d'être au bord du trône. il avait plutôt l'air au bord de la nausée pour tout dire.
il se permit quelque pas pour offrir une révérence esquissé avec un brin d'hésitation.

puis il se redresse et parle.

« mon prince. »

ça tonne, ça résonne. c'est dans sa voix si basse - et dans ses yeux. le tonnerre. et la douceur incongrue d'un léger accent. le respect.

« je suis astérion, et l'on m'a adjoint à votre garde pour la journée. je ne sais pas si l'on a prit le temps de vous prévenir.»

même si je ne saurais dire pourquoi. pense-t-il. même si cela m'ennuie.



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 le 5/4/2017, 09:15

(flashback / il y a 15 ans) + le vent l'emportera
Quand tu relèves les yeux, tu vois ses cheveux d'argent, et tu comprends.
Il a le regard fier, la stature de pierre ; tu te demandes un instant pourquoi est-ce qu'il se tient là alors qu'il a l'air d'avoir sa place en Hozhoni, avec ses compères géants. Tu sais que tu n'es qu'un gamin. Vingt ans, ce n'est pas grand chose par ici, et lui non plus n'a pas assez d'âge ; tu penses à Oreste, le sage et le fou en même temps, et tu te dis qu'un jour tu aura sûrement sa vieillesse (peut-être pas) et tu te dis qu'un jour tu aura sûrement ton loup (j a m a i s)
la vérité, c'est que le loup fait plus vieux que ce qu'il n'est vraiment
il a quelque chose de fatigué dans son regard vif, un barbe mal rasée, des pointes de blanc opalescent, une manière de se tenir ; il n'a pas la prestance de l'infini comme Oreste l'a, ni comme toi tu l'aura plus que tout le monde, plus tard. La vérité, c'est que le loup paraît très humain à tes yeux.
mais tu ne dis rien -après tout, qu'est-ce qui fait plus peur que les Hommes ?
la révérence ne lui va pas ; tu ne t'attardes pas dessus et c'est ta tête qui s'incline pour lui répondre.
astérion et tu aurais pu faire des traits d'esprit, mais ce n'est pas dans ta nature. on m'a prévenu. tu t'avances jusque devant lui, et tu le dévisages de tes yeux pâles -des yeux de morts que personne ne voit. mais je doute qu'il s'agisse de garde. tu sais que les gens t'aiment sans le savoir. c'est quelque chose qui passe entre des sourires aux dents mal assurées, c'est quelque chose qui s'exprime entre deux vides de conversation. Entre deux réflexions. puisque vous êtes là, autant mimer la protection. et tu as le sourire léger, Pyrrhus, parce que si tu es innocent tu n'es pas bête ; parce que si tu comprends tu ne refuses rien -tu as confiance. et c'est ça qui te rend si beau, peut-être.
(tu a compris, Pyrrhus. il est d'argent et tu es d'or.)
tu virevoltes rapidement, volte-face, l'ombre qui s'étire sur tes traits, et tu t'avances vers une de ces fenêtres toujours ouverte -le vent t'enlèves quelques fleurs, quelques rêves, qu'importe. ça vous dirait, de ne pas rester ici ? seulement vingt ans et déjà l'autorité douce -les questions auxquelles on ne peut pas dire non. je préfère l'air lorsque l'on se trouve en bas. je crois que je ne suis pas fait pour les hauteurs. et toi non plus, l o u p, parce que tes griffes enserrent la pierre (le cristal, peut-être)



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 le 7/4/2017, 18:39


il se redresse, détonnant comme toujours dans les décors de poupées des lieux des autres. il n'est bien que lorsque la civilisation est loin, au milieu des bois, des arbres immenses, des montagnes, là il ne fait plus tâche. là où il se sent petit, il est à sa place. là où il se sent fauve plutôt que proie. mais l'ironie lui a offert un corps d'homme plutôt que d'animal. un immense corps voué à faire tâche quoi qu'il se passe. même au milieu des autres Grands, il n'est jamais en harmonie avec le tableau que forme les vivants. un léger souffle vient caresser ses cheveux gris. il se recoiffe brièvement, les yeux perdus dans la contemplation de sa propre incongruité. des pétales virevoltent sous son nez et il s'en étonne. le prince est imposant comme l'est un enfant, pas par sa taille mais par la volonté qu'il imprime dans ses mots. il n'y a pas de détours, pas de possibilité d'y apposer un non mais la réticence d'astérion transparaît tout de même sur son visage encore lisse. il acquiesce à la requête d'un léger signe de la tête. chacun se jauge, se juge. mais si l'un peut exprimer ses pensées, l'autre ne fait que les museler. pour le bien de cette mission qui lui a été attribuée. il doit apprendre qui est pyrrhus. et il doit le faire rapidement, avec clairvoyance. il doit cerner les contour de son âme comme il l'a fait avec le roi. pour pouvoir mieux servir, il doit comprendre. il doit apprendre pyrrhus comme on apprend une leçon. et se faire la dictée de sa personnalité.
il sera un loup pour lui un jour aussi, quoi qu'on en dise. il sera amener à la prédation pour son compte. mais plus tard, oui, beaucoup plus tard. très loin en avant, si sa trace ne s'est pas affaissée d'ici là. il offre d'un geste au prince de marcher devant, et se met à sa suite, à côté, légèrement en retrait. dans l'humilité qui sied à son rang.

« je n'apprécie pas non plus les hauteurs à vrai dire. le plancher des vaches m'est plus agréable que n'importe quelle construction. »

il tire sur son col, pas mal à l'aise, mais comme pris de vertige en pensant à la hauteur. ce n'est pas le vertige mais presque. une faiblesse.

« j'espère que ma compagnie ne vous sera pas trop désagréable. je n'ai que peu de notions encore du protocole qui vous est directement rattaché, j'essaierais de ne pas me montrer trop rustre. »

déférant. prévenir plutôt que guérir les malaises à provoquer, les blancs. non, si il avait pu, il se serait passer pour l'instant de cette rencontre obligée. mais nous sommes ici, à la croisée des chemins. une rencontre qui marquera le début de la fin.





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 le 12/4/2017, 19:14

(flashback / il y a 15 ans) + le vent l'emportera
pyrrhus est filiforme. il est un brindille face au vent, un brin d'herbe bien vert, quelque chose que l'on voit, qui inspire les gens, qui aspire l'espace -mais qui ne reste qu'un brin d'herbe, qui n'est pas arbre, qui n'est pas feuille, qui n'évolue pas. et pourtant il est grand -peut-être qu'il est le genre de brin d'herbe qui veut grandir jusqu'à devenir saule pleureur, jusqu'à dépasser les pins ; et quand astérion se redresse, pyrrhus sait qu'il ne sera jamais aussi près des étoiles.
ça n'est pas si grave. les étoiles ne sont pas ce qui l'intéresse le plus.
il attend l'acceptation mais la sait imposée -ça ne l'étonne pas. astérion -on dit que c'est un loup ; pyrrhus le voit plutôt comme un chien. il ne sait pas encore qu'il a su garder son indépendance, son être et ses barrières.
alors pyrrhus pense, en ignorant, qu'il faut le faire parler -il ne sait pas non plus que ce n'est pas son fort, à l'autre, mais même si c'était le cas, il essayerait. Pyrrhus n'est pas de ceux qui renoncent vite.
Pyrrhus n'est pas de ceux qui renoncent, à vrai dire.
Ils s'avancent, et il parle, l'autre. pyrrhus le laisse parler. c'est comme ça qu'on impose le mieux sa parole -quand elle est rare, mesurée, et que l'autre n'a plus rien à dire. Il écoute, aussi, avec son calme si jeune et si étrange ; il a le sourire aux lèvres, quelque chose d'intensément doux, d'intensément gentil. D'un poil moqueur, peut-être aussi. pourtant on dit souvent que les loups aiment la montagne. il ne répond pas sur le protocole -le protocole, c'est pour les rois. il ne se considère même pas encore prince. l'association des deux, au final : des cieux et de la terre. presque divin. et il s'est déjà demandé, pyrrhus, si lui et oreste étaient dieux parmi les hommes, si leur sang n'était pas ichor, si leur existences n'étaient pas providence -mais le fait est qu'ils se cristallisent comme tous les autres ; pire, comme des lâches, comme des fatigués de l'immortalité, comme des victimes de soi. C'est étrange, de savoir que l'on va mourir par sa main. Et pourtant, il sait pyrrhus, qu'il se suicidera un jour.
(certitude macabre qui l'accable)
et malgré tout, il ne se voit pas prince -bizarreries de l'esprit.
ne vous inquiétez pas. il se retourne, fait valser ses longs cils en un clignement, le fixe avec des yeux aussi profonds que l'eau sans fond -aussi froids. du gris contre du bleu. j'ai l'intention de vous faire parler de toutes manières, alors comment pourrais-je m'offusquer de ce que vous pourriez dire. et son visage se décore d'un sourire -aucune ride ne se forme, comme si sa face était faite pour ces rictus de bienheureux, comme si la douceur avait gommé les angles les lignes les traits et tout ce qui pourrait déchirer la belle toile du prince.



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 le 17/4/2017, 17:18



il toise pyrrhus d'un regard remplit d'énigme. et de flegme. il est à la manière d'un fauve en pleine journée, endormi mais redoutable. fatigué et fainéant, endormi sous un arbre, espérant capter quelques courants d'air rafraichissant. attendant les dernière heures du jour pour enfin se mouvoir convenablement. il atténue de lui même sa grande taille, son aura fauve, pour ne pas paraître présomptueux aux yeux de son futur souverain. il respecte l'enfant qui se tient face à lui pour son devenir. et aussi pour son présent.

j'aurais du parler de hauteurs humaines, se dit-il, mais il n'ouvre pas la bouche, ne répond que par un léger rictus, hoche la tête en son sens. et cache ses mains dans son dos. il émet ce qui ressemble à un grognement étouffé, pas tout à fait un rire, à peine les prémices d'un réel enthousiasme. ils marchant à deux au milieu des piliers immenses et entament le chemin qui les mènera au dehors de ces murs solennels.
il se risque à étudier plus amplement la stature et les manières de son prince, imprimant chaque détail qu'il juge importer dans son esprit. il se doit à lui-même et au prince, de le connaître mieux qu'il ne se connait lui même.
cependant ce n'est pas aujourd'hui qu'il achèvera cette tâche fastidieuse.

« me faire parler ? »

il s'étonne, presque sincèrement et souffle sur une mèche qui vient se poser dans son champ de vision. elle ne s'en va pas aisément et il est obligé de ramener devant sa main gauche pour écarter ces cheveux agaçants.

« je ne suis pas un orateur très doué à vrai dire, majesté. j'ai peu à dire mais j'aime écouter, si vous voulez me parler un peu de vous. »

tentative grossière, et curiosité affichée. ou pas. à vrai dire il se montre cavalier par simple goût de l'action. il n'apprécie guère - en vérité - écouter les autres parler. mais autant commencer à apprendre pyrrhu puisque c’est pour lui qu'il est ici.




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 le 23/4/2017, 15:23

(flashback / il y a 15 ans) + le vent l'emportera
il devine, pyrrhus, qu'il n'a rien à faire ici, astérion. ou non -plutôt, qu'il ne voudrait pas. qu'au fond de son âme, il accepte en rêvant à d'autres altitudes, à d'autres latitudes, à d'autres habitudes. il n'a pas besoin de le savoir, pyrrhus. ça se sent comme la fumée d'un feu, encore plus fort quand on tente de l'étouffer tout en le gardant en vie. quand il souffre et qu'on souffle pour essayer de le rallumer, et qu'on ne sait pas si on l'aide ou le détruit. si on l'aime ou l'assoupit.
il se doute, pyrrhus, qu'astérion n'aime pas les hauteurs humaines.
il lui aurait sûrement répondu que lui non plus, si l'autre avait osé le dire -un mystère coincé derrière les pleurs du futur, un point d'interrogation entre les constellations de ses pensées.
ça faisait sûrement depuis toujours qu'il s'était juré de le faire, sans jamais en parler. triste vérité.
vous faire parler, oui. il a les mains qui se joignent, de la paix qui goutte de ses amples manches couleur d'océan. (couleur de serpent) je peux difficilement parler de vous. je veux dire, d'astérion et non du loup. parce qu'il connaît le loup, et que ce n'est pas celui qui l'intéresse -il sait déjà tout. pyrrhus -on lui raconte beaucoup, avec ses sourire en demi-lune et sa couronne de solaire ; on dit parfois que si apollon était encore en vie, pyrrhus pourrait être son enfant : l'immortel qui porte le soleil au-dessus de sa tête, les traits fins et féminins, la délicatesse des arcs (ces népenthès tout en finesse qui ne sème que la joliesse des Damoclès) après tout, ne parle-t-on pas déjà assez de moi sans que je n'en rajoute ? ce n'est pas de la présomption, pas de quoi flatter son ego -il n'en a pas, pyrrhus, pas encore et peut-être jamais.
et il marche toujours les mains dans le dos ; il n'attend pas son compagnon mais oh il sait qu'il lui faudra moins de trois pas au géant pour le rattraper -pyrrhus ne s'attarde pas, et pyrrhus lève la tête et pyrrhus salue son astre compère.
il se dit que l'autre a bien sa place sous le soleil.



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 le 26/4/2017, 11:43


les secondes s'égrainent et comme des arbres instantanés poussent et poussent encore jusqu'à devenir des minutes, puis plus tard des heures. des heures d'une vie passée humblement dans l'ombre du soleil. astérion se fend d'une grimace, tentative maladroite de sourire peu concluante. il n'est pas fait pour être jovial, trop de temps, trop grave. ses muscles zygomatiques sont rouillés, abimés. mais il offre un mouvement de tête, un éclat amusé dans ses yeux mordorés. il ne croit pas que personne puisse réussir à le faire parler car lui-même n'y arrive pas. il se plait et se concentre sur un silence poli et quelques mots parfois, des murmures, de l'humilité, des notes de respect. car sa barrière est immense, et elle contient les autres comme elle le contient lui, œuvre divine à l'incommensurable grandeur.

« il n'y a que peu de matière à discussion sur astérion, comme sur le loup. »

souffle-t-il dans un léger agacement. ce n'est pas qu'il n'aime pas qu'on le dissocie de cette manière car il sait ne pas être juste l'un ou l'autre mais ce surnom, ce surnom... il ne se rappelle jamais l'avoir un jour mérité.
l'air du dehors le frappe de plein fouet et emplit ses poumons avec une certaine félicité. il ne comprend pas que l'on puisse à se point vouloir s'enfermer dans des bâtisses de cette envergure.

« vous savez, mon prince, ce que disent les gens de vous ne sera jamais aussi juste que ce que vous pourrez en dire. car vous êtes le seul à être vous-même. »

un peu comme moi, voyez-vous. pense-t-il. on me nomme le loup mais qui sait vraiment qui est astérion ?




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 le 1/5/2017, 17:09

(flashback / il y a 15 ans) + le vent l'emportera
et puis il remarque, pyrrhus, que s'il a l'auréole des anges, astérion a les yeux du soleil. des dieux égyptiens, de râ, des rapaces, des prédateurs sauvages et de bien d'autres choses encore. de loups, sûrement. il était tant sujet à la métaphore, astérion -comme source intemporelle d'imagination, comme une déshumanisation qui le rend fantôme. les gens le transforment plus qu'il ne change réellement ; mais pyrrhus se demande juste, furtivement, s'il finira plutôt constellation ou arme rouillée au fond d'un marais. à vrai dire, il ne lui souhaite ni l'un ni l'autre.
il garde son fin sourire quand il avance, quand il entend, quand il comprend. le fait est qu'on ne se défile pas quand pyrrhus demande -c'est un fait, quelque chose qu'il arrive toujours à prouver. hé bien, voyez-vous, astérion, ce que disent les gens de vous ne sera jamais aussi juste que ce que vous pourrez en dire vous-même -et je cite un homme que mon père qualifie d'intelligent, mais je n'ai pas eu l'occasion d'en juger moi-même. pas pour le moment.
il a un rythme lent quand il parle, comme si les mots s'accrochaient pour se lâcher, relié par un corde de survie.
d'où venez-vous ? c'est une question simple. il s'attend à une réponse simple -ça sera à lui d'aller chercher plus loin. de décortiquer. de le disséquer. de le désosser, sous ses doux yeux bleus inquisiteurs.



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    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas