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Le corps du monde

 le 5/3/2017, 13:48

(help) + don't let this be our final song
Il ne faut pas se mentir, Opal avait souvent de mauvaises idées. Des idées stupides. Des idées qui traversent son esprit à la vitesse de l'éclair, et qu'il adopte sans même réfléchir au comment ou, encore pire, au pourquoi.
Il faut se l'avouer, on a vu plus malin qu'Opal.
Et il cavale toujours avec cette insouciance des gens qui ne font pas attention de la bonne manière, il court avec sa légèreté sa bonne humeur sa façon de ne pas compter les heures -il détonne, dans les rues de la Furieuse, le blanc des bâtiments exacerbe les couleurs de ses habits. On dirait un morceau de campagne qu'on aurait collé au milieu d'une ville, rapidement, mal détouré, et à qui on aurait demandé de se débrouiller alors même qu'il ne sait pas vraiment qu'il y a eu du changement.
Alors il cavale, Opal, il s'avance tranquillement vers là où les gens rasent les murs, là où les gens baissent la tête, là où les gens font semblant de ne pas passer, là où les gens font semblant de ne plus trop savoir. S'il y a une chose que l'on peut reconnaître à Opal, c'est qu'il ne manque pas de franchise, de vérité. Aussi stupides qu'elles soient. Et qu'il ne manque pas non plus de courage -mais lui, il est presque toujours stupide, alors on ne sait pas vraiment si ça compte ou pas.
Dans tous les cas, il est là. Là, dans un couloir un peu sombre, mais pas vraiment ; là, dans le nid à serpent. Il est entré par une fenêtre du rez-de-chaussé, d'une pièce esseulée, et il doit prendre un moment pour refréner son excitation de gamin -il sait qu'il doit un peu se calmer, mais ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il sort doucement de la pièce. Il découvre la cour, l'intérieur de l'imposante porte, l'architecture du bâtiment. Il la connaissait déjà -il avait eu l'occasion de venir ici, avant que l'endroit n'appartienne aux Museleurs, ses recensements sous le bras et la légèreté qui soulevait ses pieds. Maintenant, la cour était déserte, et tout paraissait plus mystique. Il hausse des épaules, Opal -il est un peu déçu, il s'attendait à voir des Museleurs s'entraîner, à voir de la sueur et des muscles, de la violence, aussi. (et oh au fond ce n'est pas si mal qu'il n'en voit rien, lui et son innocence à peu près préservée)
Il grimpe des escaliers en bois, il marche, traverse des salles, évite les gens. Il entend des pas, venant d'en face, venant de derrière, alors il tourne, il ouvre une autre porte. Il arrive dans une pièce avec de grandes fenêtres -elles sont belles, colorées. Ça détonne dans ce bâtiment en noir et blanc, alors il attiré comme un papillon vole inconsciemment vers une source de lumière -il est sûr qu'il ne peut pas se brûler les ailes, Opal, mais il n'a pas fait attention aux portes qu'il a ouvert, il n'a pas fait attention aux verrous il n'a pas fait attention à tout ce qui se trouve autour. Il y a bien mieux à regarder dehors.
Il voit au-dessus des toits -les toits de lait de Tezlipocah, la délicatesse de ses traits, les courbes de la Sauve-Terre, le bleu de l'Eau Sans Fond. Elles sont vibrantes, les couleurs, et il se laisse impressionner, Opal, comme un gamin qui aime l'aquarelle et les aplats d'arc-en-ciel.
Il ne se rend pas tout de suite compte qu'il y a quelqu'un a côté de lui.
Oui, Opal n'est pas le genre de personne très concentrée.
Et il s'en rend compte d'un coup -il tourne doucement la tête, et il voit cette tignasse bleue, plus claire que l'Eau au large, plus foncée que ses yeux, comme un bout de nuage qui s'est mélangé à du ciel, quelque chose d'un peu léger, mais toujours froid.
Il sait, pourtant, Opal, que le bleu, c'est aussi la sincérité -c'est poser les choses et les accepter ; mais là, en ce moment, il est dans le nid de serpents, et il ne sait pas vraiment quoi dire. ... Il a ses oreilles qui frémissent, le regard qui vacille, alors qu'il tente de reculer doucement. C'était sans compter sur le meuble juste derrière -il se casse littéralement la gueule, Opal, dans un fracas magnifique. Euh je, je - Il se met à quatre pattes, se relève comme un félin, rapide et surtout très stressé ; il ramasse ce qu'il a fait tombé, le remet plus ou moins approximativement à sa place (très approximativement) et il tire sur ses vêtements, les dépoussière, comme si ça changeait quelque chose. Je suis un Museleur.
Peut-être qu'il se le dit pour se rassurer.
Le truc, c'est qu'avec la voix nasillarde avec laquelle il dit ça, personne ne peut y croire.
On l'avait dit, qu'on a vu plus malin qu'Opal.



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 le 7/3/2017, 22:38

Les nuits m’appartiennent et j’en suis le roi. Ces nuit-là, il y a des insomnies qui me tiennent, mais moi je ne dis rien et j’imagine que j’en suis le roi. Au lieu d’un petit prince. Minuscule et à peine remarquable, à peine capable de penser et de dire, de se faire entendre. Mais dans la nuit le peuple est devenu un silence et le ciel un royaume céleste qui ne semble rien attendre d’autre que mes yeux.

Les nuits je mens et je dis qu’elles m’appartiennent, je dis aussi que j’en suis le roi quand en réalité je n’en suis que le plus fervent des esclaves. Ou alors j’ai abdiqué devant le sommeil qui me refuse et qui s’échappent de mes paupières quand je ferme les yeux. Je dis qu’il y a de la sérénité dans l’immensité, mais c’est parce que le noir fait peur à mon cœur. Je suis dans ces moment-là moins qu’un petit prince, Léon, juste Léon étouffé d’angoisse qui ne veut ni penser, ni dire, encore moins se faire entendre. Peut-être plus remarquable. Mais la nuit le peuple est mort et ne reste plus que des points dans le ciel ourlé d’argent acide qui ne cesse de brûler mes yeux.

Les nuits je me faufile et je refuse d’abîmer mon regard, ou alors je les fuis parce que je ne veux plus qu’elles m’appartiennent. Je ne veux plus en être le roi ou l’esclave. Moi je veux enlacer le sommeil qui continue de me refuser ses plus ferventes mélodies à mes paupières tremblotantes. Je ne veux plus voir le noir, je ne veux plus voir la sérénité, l’immensité. Mettre mon existence en sommeil pour qu’enfin je puisse réconcilier Petit Prince et Léon. Antagonistes, frères, existences jumelles, qui semblent se refuser. Ni trop effrayé, ni trop délaissé, juste complet. Simplement capable de faire et de penser, dormir et essayer, renoncer au sommeil de lui-même pour chatouiller les étoiles. Mais la nuit le peuple reprend son souffle et me laisse moi haletant et désireux de pouvoir saisir ces étoiles entre mes doigts pour coudre un manteau de sérénité au monde entier, mais surtout à moi et surtout donner du repos mes yeux.

Cette nuit-là ne fait pas exception, même si je suis un peu plus las, je me dis que j’écrirai bien une lettre pour parler des nuits que je ne passe à Antoine et qu’il pourrait comprendre… Mais je ne veux pas alourdir ses propres paupières d’une inquiétude injuste. Et moi je suis Léon, je suis un petit prince qui n’a peur de rien et qui ne va jamais mal en réalité. Ma bouche est lassée de sourire pour le vide quand il n’y a personne à duper. Et duper est un si vilain mot que je pourrais en pleurer.

Cette nuit-là, j’ai erré un peu. J’ai évité les museleurs parce que je ne veux pas que Astérion vienne me chercher et finisse par trouver l’ondée de lune sur mes propres yeux. Cette nuit-là j’ai la solitude dans la gorge et elle m’étouffe un peu trop pour que je puisse respirer. Peut-être que si je m’essoufflais un peu plus, peut-être que si je me traînais dans la salle d’entraînement pour y découper l’air avec mon épée je serais capable demain d’avoir les yeux justes rougis par l’effort.

Cette nuit-là pourtant je n’ai pas le cœur à tout ça, alors je m’engouffre dans une pièce, au hasard, déserte et je me mets à attendre devant la fenêtre. À chasser les étoiles et les constellations avec le désespoir de celui qui ne sait rien faire d’autre qu’abîmer son regard devant l’immensité et l’inatteignable. Et ces nuit-là, comme celle d’aujourd’hui, j’ai l’impression que l’espoir s’est alourdi sur mes épaules et que je ne verrais plus Pyrrhus et Andromaque, jamais et que malgré les accolades d’Antoine j’en mourrais la peine mille ans encore.

Pourtant. Pourtant cette nuit je ne suis pas seul et je n’ai rien vu. J’ai regardé le Petit chien attendre le plus grand. Procyon briller pour Sirius. Orion les encourager. Alors je n’ai pas vu qu’il y avait quelqu’un. J’ai tourné la tête et j’ai vu qu’il m’avait vu. Alors j’ai plissé la bouche et j’ai frotté mes yeux. L’ondée de lune étant trop contagieuse. Je l’ai fixé quand il a hésité. Je l’ai fixé quand il a reculé et qu’il s’est cogné. J’ai tendu la main pour le relever quand il est tombé, mais il s’est relevé trop vite pour que je puisse le suivre. Je me suis redressé, il a plissé son vêtement et j’ai fixé ma propre tenue, une chemise et un pantalon de pyjama, mon épée maladroitement accrochée contre ma cuisse. Il y avait plus élégant. Alors j’ai essayé de l’être un peu plus moi aussi pendant qu’il prétendait être museleur. J’ai arrangé mes cheveux – dont certaines mèches refusaient purement et simplement de rester contre mon crâne, mon pantalon, ma chemise. Quand j’ai baissé la tête j’ai fixé mes orteils. Peut-être que je devrais mettre des chaussures, on ne sait jamais si demain sera une nuit comme cette nuit et qu’il y aura quelqu’un. Un inconnu aux oreilles un peu pointues et aux cheveux sans doute blond.

Moi je ne suis pas un museleur. J’ai simplement déclaré. Je n’ai pas douté une seule fois qu’il était ce qu’il prétendait être, même si je ne l’avais jamais vu et que son air agité trahissait un peu son identité. Et peut-être que toi non plus, mais ce n’est pas grave, je ne dirai rien à personne, si tu ne dis rien. Parce que moi non plus je n’étais pas censé me trouver ici, même si je sais qu’Astérion n’est pas bête. Peut-être qu’un jour je trouverai la chambre de Pyrrhus et d’Andromaque et que je m’y faufilerai comme quand j’étais petit et que l’ancien Roi me grondait gentiment le lendemain. Je plisse les orteils et me rapproche. Si tu ne dois pas être ici je peux te cacher. Je proposais, la mine soucieuse. Soucieuse d’oublier mes yeux trop brillants et rouges. Mes mots sont chuchotés comme si j’avais peur de le brusquer ou peut-être que c’est déjà le cas. Je tente d’esquisser un sourire maladroit. Et tu n’es pas obligé de me dire ton nom, si tu ne veux pas. Parce que parfois les gens ont peur que je rapporte les noms qu’ils me donnent aux museleurs et qu’ils viennent ainsi les attraper pour les museler. Mes épaules s’affaissent et je lance un dernier regard au ciel étoilé. Parfois les gens ont peur de me dire leur nom et c’est comme ça.
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Le corps du monde

 le 9/3/2017, 14:11

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Il a des couleurs douces dans le visage -du blanc, du pâle, du bleu et des étoiles ; elles ne sont pas à lui, mais elles se reflètent même à travers le verre, il y a quelque chose de fantomatique, quelque chose de spectral dans sa manière de se tenir. Et pourtant, Opal, il voit l'acier, le fer ou qu'en sait-il, pendre mollement sur sa hanche ; ça vient poignarder l’éthérée apparition, mais surtout, ça tue l'innocence à ses côtés.
Il écoute, Opal, les mains en arrière, crispées sur ce meuble qu'il ne veut plus renverser. Il écoute encore, Opal, et il ne dira rien -même si ça ne faisait pas partie du marché, il n'aurait rien dit. Il a les lèvres aussi serrées que celles d'un Muselé, la défiance radiant depuis sa caroncule, la bêtise se déversant de ses muscles figés, terrifiés.
S'il devait se cacher, Opal, il préférait le faire seul -c'était la cruauté de ces instincts de survie, ceux qui transformaient les plus solidaires en mantes religieuses.
Il a toujours les pupilles claires, Opal, qu'importe les orages qui les traversent -ce n'est pas si pratique que ça. On le croit trop souvent de bonne humeur quand il n'en est rien ; parfois ça l'agace et ah, parfois pas. Ce n'est pas chez Opal qu'il faut venir chercher de la constance. Ce n'est pas non plus à Opal qu'il faut dire ce qu'il veut ou non -il a la liberté qui galope dans ses cheveux de soleil, celle qui caresse et qui vous envoûte sans qu'elle ne nous appartienne jamais. Après tout, qui serait assez stupide pour dire posséder la liberté ?
Alors il regarde l'autre. Il a la peau trop laiteuse, quelque chose le dérange -lui, Opal, il a le teint hâlé de ceux qui sentent les vents salés des mers indomptés, mais l'autre, l'autre, on dirait la lune personnifiée, son calme et sa férocité ((il ne lui manque que les pleurs, mais Opal ne sait toujours pas pourquoi))
((lui non plus ne crierait pas son nom à la lune)(il paraît qu'elle ne s'occupe que de ses étoiles))
Et c'est le silence qui s'installe. Il n'est pas très doué, Opal, mais il sent quelque chose -de la mélancolie, sûrement, quelque chose qui tique ses instincts premier, quelque chose qui décroche son sourire, quelque chose d'un peu triste sans que ça ne soit pris comme gravissime. Juste de quoi pleurer parfois le soir -une plaie qui ne referme pas, qui saigne de temps à autre, cachée sous des vêtements, et qui, surtout, ne fait pas si mal que ça. Du moins la plupart du temps. Bon, d'accord, je vais te confier quelque chose. On sent la confidence, dans sa voix ; il a peut-être même encore plus d'innocence que le petit prince en face de lui -le petit prince qui n'en est pas un dans sa tête, sans qu'on ne sache vraiment de qui on parle. Le petit prince qui s'efface, le petit prince sans majuscules et sans orgueil -juste des lèvres qui parlent, des yeux qui regardent, et des oreilles qui se ferment. Je ne suis pas un museleur. Il s'est penché en avant pour dire ça, alors qu'il tient encore ce foutu meuble -il crisse sur le marbre en suivant le mouvement du corps, alors Opal le lâche précipitamment. En fait, je suis déverrouilleur. Et on sent la fierté dans sa voix -c'est le genre d'intonation qui invite aux questions, comme Opal invite souvent à l'incompréhension, mais c'est aussi le genre de phrase qui fait doucement sourire. L'antithèse de la blessure d'avant, des mots sortis de la lune ; c'est chaud, mais pas trop, et surtout jamais trop longtemps, mais parfois ça revient en tête et on dévoile les canines et on respire mieux.
C'est étrange, tout de même.
Mais disons que tu peux m'appeler Lapo. C'est pas très joli mais je n'ai pas beaucoup d'imagination avec les mots. Il dit ça d'une manière aussi assurée qu'avant -il n'est pas constant, Opal, mais ce n'est pas pour autant qu'il varie tout le temps. Il croise les bras sur sa poitrine, et il regarde l'homme à la face lunaire, baigné par la lumière opalescente -il n'y a que quelques ombres qui s'étirent sur son visage. ((ses cratères))((les côtés que l'on ne peut pas atteindre avec le soleil))



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 le 15/3/2017, 19:53

Je crois que les astres, parfois, ont peur. Je crois parfois qu'ils tremblent et qu'ils pleurent aussi comme la lune elle est meurtrie et blafarde, même au zénith de sa course. Cette opalescente présence grave perpétuellement des tristesses et des choses plus sombres encore... Comme des cœurs qu'on brise depuis trop de millénaires. Et son reflet est aussi grave qu'il en a l'air et je m'inquiète parfois que ses enfants célestes ne soient piégés. Confrontés à sa tristesse sans pouvoir la consoler ou soulager sa peine. Mais moi je crois que la lune ne veut pas être consolée. Je crois qu'elle veut vivre sa peine pour en être constamment plainte et caressée par ses propres enfants ou les plus étrangers. C'est pour cela qu'elle ne m'arrache pas le moindre tressaillement et que je m'intéresse à ce qu'il y a autour. Au peuple qui meurt de chagrin et d'impuissance. Celui dans le ciel.

Peut-être que la lune pleure et que c'est de sa faute si Pyrrhus et Andromaque sont détestés. Ma paupière tremble. La nuit je pense que c'est à cause d'elle qu'ils me manquent et que j'en crève. Mais ce soir je ne suis pas seul face à l'immensité alors je respire comme si je n'avais jamais été étranglé. Comme si je n'étais pas venu dans ces couloirs pour y mourir du chagrin aussi... Mais. Ah. Parfois je me dis que je suis comme la lune et que je me complais dans ma pseudo mélancolie. Que je suis fendu et insensible à la peine parce que je suis un petit prince égoïste et capricieux...

Mes phalanges sont blanches maintenant et mon visage trop lisse de tout pour contenir mes sentiments et les tremblements de mon menton, de ma lèvre, de ma paupière de mon souffle. Souris. Je m'intime. Il faut sourire puisque ce soir je ne suis pas seul. Ce soir on se penche vers moi pour glisser des confidences. J'ai déjà vu des enfants en faire et moi j'en fais à Antoine quand je veux transformer mes mots en trésors et ne les lui chuchoter qu'à lui... Et cette fois c'est à mon tour d'en recevoir. Alors il faut sourire pour cette fois et écouter. Ecouter vraiment et ne laisser que ses ennuis et ses plus belles histoires, ne rien souffler du carmin des plaies que je cache.

Je deviens le petit prince qui écoute et qui aime le faire -car après-tout je ne peux qu'aimer avec sincérité, et j'enterre le reste quelque part. Et ce fameux secret c'est qu'il n'est pas museleur. Mais déverrouilleur. Et mes lèvres esquissent une expression surprise honnête, car si j'avais pu deviner qu'il n'était pas museleur je n'aurai jamais imaginé qu'il était déverouilleur.  Je ne sais pas du tout ce qu'est un déverouilleur. Je souffle et vu qu'il semble en retirer autant de fierté je me sens un peu bête de ne pas savoir.  Mais ça a l'air extraordinaire! Plus extraordinaire que petit prince. Plus extraordinaire qu'un Léon. Mais ce n'est pas étonnant puisqu'il s'appelle Lapo et qu'il me dit que moi je peux l'appeler ainsi. Et qu'est-ce que tu déverrouilles, Lapo? Des cœur? Des portes? Des coffres aux trésors? Ma voix s'emballe un peu je crois quand je l'imagine vivre des aventures extraordinaires. Mais une pensée me vient et je la chuchote parce qu'elle me semble saugrenue et dans une même mesure dangereuse:

Est-ce que tu sais déverrouiller la parole? Et des forteresses? Ma main tombe sur la poignée de mon épée. Distraitement d'abord. Puis avec plus d'idées.  Est-ce que tu es sûr d'être en sécurité, ici?  Je m'écarte et j'ouvre les bras comme pour recueillir l'endroit entre mes bras, protecteur.  Ici dorment des êtres qui verrouillent la parole et leur cœur pour tout supporter. Et que feraient-ils s'ils trouvaient les portes ouvertes et un déverrouilleur ? Je tapote mon index contre ma tempe, pince-sans-rire et, après quelques secondes je perds l'air menaçant et sérieux sur mon propre visage pour rire avec douceur, amusé par ma propre comédie.

Et s'ils savaient surtout que je traîne la nuit dans les couloirs. On me réprimanderait jusqu'à ce que mes oreilles bourdonnent. Je me rapproche de nouveau pour attraper son poignet avec délicatesse.  Heureusement pour toi tu es tombé sur quelqu'un qui sait comment se cacher et éviter les allez et venues des autres. Je ne les laisserai pas nous trouver. Je chuchote même, mais j'ai des rires sur le visage et j'ai perdu tout le grave et le triste de mon être pour ne plus être qu'un enfant particulièrement joyeux à l'idée de jouer à cache-cache ou encore à chat.  On ne devrait pas trop s'attarder ici, si on veut éviter qu'ils te débusquent.
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Le corps du monde

 le 21/3/2017, 14:49

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Il y a quelque chose qui dérange Opal, dans la manière qu'a l'autre de se pencher. De tendre l'oreille. D'écoute, d'assimiler, de discuter. Il n'arrive pas à dire quoi, le Medusa, seulement que c'est inconscient que ce n'est pas quelque chose que l'on ne peut pas expliquer, de l'illogisme et un brin de sympathie, de condescendance, d'une façon qu'il ne connaît pas trop non plus -de regarder les enfants dont il fait encore partie, et de leur dire que ce n'est pas grave, que ça viendra. Et pourtant, Opal, il croit que l'enfant en face de lui, il ne comprendra jamais trop comment on doit se pencher quand on confie quelque chose du fond du cœur -c'est étrange, pas de sa faute, pas de celle des autres, ou pas vraiment.
Il est désolé pour le gamin océan, Opal.
Et il sourit face à son enthousiasme, parce que c'est un écho du sien, parce que c'est vrai, tangible, parce que c'est rêveur et pourtant tellement réel. Je déverrouille tout. Il y a tellement de fierté dans ta voix, et tu n'es toujours pas convaincu qu ce soit les Déesses que tu dois remercier, mais si c'est le cas, tu leur donne ton cœur de tes deux mains -il s'est rempli de ce que tu déverrouille, de ton esprit vagabond, de ces limites que tu ne connais pas. Enfin, je n'ai jamais essayé de déverrouiller des voix, mais ça ne doit pas être si différent, non ? Et puis, on les déverrouille déjà en disant bonjour. Il a des raisonnements simplistes, Opal, de ceux qu'on aime parce qu'ils paraissent vrais. Mais les forteresses, c'est fait. Regarde, la preuve ! Et lui aussi il ouvre les bras -et vous êtes là, deux trop jeunes qui ont l'impression de posséder le monde. Et puis, la sécurité, c'est un concept un peu étrange pour moi, tu sais. Parce que s'ils m'attrapent, qu'est-ce qu'ils vont me faire ? Je ne pris plus les Déesses et je m'échappe de toutes les prisons. C'est un souffle qui ne s'arrête jamais, Opal, une inspiration avant de plonger en apnée, une histoire irrattrapable et d'étoiles qu'on voit au loin. Et tu sais, ce n'est pas toujours une bonne chose de tout déverrouiller. Il dit ça en fronçant les sourcils ; c'est un avertissement sans trop l'être, plutôt une tranche d'histoire qui la plupart du temps fait semblant de ne pas exister.
Et quelques secondes plus tard, elle n'existe déjà plus, alors il sourit de toutes ses dents et il se laisse happer sans résister -à vrai dire, il ne veut pas vraiment se faire attraper. Il fait confiance les yeux fermés et l'âme ouverte, et il suit en riant à son tour -sûrement trop fort, mais il n'est pas de ceux qui s'en inquiètent. Je te suis, alors, petit guide. Et il ne sait pas trop pourquoi il l'affuble de ce pseudonyme mais il se laisse porter et il y a l'ambiance légère, la fuite d'hors-la-loi, les méfaits dont on peut rire -alors il rit, Opal. Il rit.





    « Oui, il est rouge, comme le sang qu'il fait gicler, maculant son teint blafard d'une couleur bien trop vive, de celle qui imbibe les corps quand les veines éclatent. » Caïn« Il est rouge Caïn, lueur carmine de démence, brûlant comme le soleil, chaud comme un brasier incandescent capable de tout ravager sur son passage. » Caïn« Vous ne savez pas ce que cela fait de ne plus pouvoir parler. Je peux vous dire que cela me rend fou. C'est d'ailleurs pour cela que je m'adresse à vous : j'aimerais que vous m'écoutiez. » Musei« Sa voix te parle et elle est aussi lointaine qu'un rêve et aussi proche qu'un cauchemar. » Reine« Je ne mens jamais. encore un mensonge. on croirait presque que tu les collectionnes comme ces petits cadavres d'oiseaux ; que tu les étiquettes avec soin et délicatesse. » Reine« Theo a l'habitude de la peur. Alors il veille. Il attendra en silence que Caïn se réveille. » Theo« Il voudrait leur jurer qu'il sera un bon prince, le meilleur des petits princes, qu'il serait capable de tisser des couvertures d'étoiles pour protéger leurs épaules. » Le Petit Prince« Est-ce que parler c'est encore mourir ? parler, c'est certainement souffrir. oui. » Alphonse« (...) juste la froideur d'un homme qui se sent mal et n'a guère envie de se trouver vulnérable face à une femme qui est responsable de sa douleur. » Theo« Parce que t'es "l'ami" Theo ; on en a souvent qu'un seul durant toute une vie, un véritable ami, celui au côté duquel on est honoré de se tenir debout fièrement ; mais lui ne pourra jamais être totalement dressé sur ses deux jambes, il ne pourra jamais être véritablement fier d'être à côté de toi. » Caïn « Tes yeux s'accrochent à lui et ils ne fixent bientôt plus que lui, rien d'autre, et tu crois voir ses yeux directement dans les tiens pourtant tu es dans l'ombre et lui la lumière. » Elleipsis« Allez. Contredis-moi avec un sourire. » Velvet« Après un temps de latence, de pour, et de contre, elle finit par s’agenouiller au pied des étoiles, et d’un geste prudent, retira lentement le ruban autour de son poignée pour dévoiler sa trace. Ses mains se joignirent ensuite dans une volonté religieuse, et elle adressa quelques prières aux déesses. » Velvet« Et il pleut dans son cœur, mais rien sur ses joues, rien ne dégouline sur son visage ravagé par l'amertume et la colère. » Caïn« Je pensais qu’il n’y avait personne, parce que personne ne vient jamais. » Le Petit Prince« Parce que tu rêves de pouvoir simplement dire : laissez-moi vivre encore jusqu'à demain. » Narcotique« Maman disait toujours qu'altaïr avait des étoiles dans les yeux, que son nouveau prénom lui allait bienMaman disait toujours qu'altaïr avait le soleil dans les cheveux, qu'il brillait tellement qu'on le voyait de très loin » Altaïr« le monde est beau, ou tout du moins le sien.» Croatoan« il se déshumanise, car c'est si dur d'être humain. » Croatoan« Mon cœur est si faible, il s'accroche à des brindilles, et je finis toujours par en pleurer. » Musei« Maintenant, tout était passé ; je recommençais à éprouver de l'espoir. Au départ, je pensais que je reverrais, mais l'espoir avait été douché. » Musei« Et peut-être que si ce n'est pas mort, mais pas en vie, c'est que c'est parti. Que ça va revenir un jour. » Le Petit Prince« S’il était une tempête, elle était le phare qui lui survivait. » Velvet« il prend la vie comme elle vient, se vautre dedans quand elle est douce, se protège quand elle sort les griffes. » Opal« Et si la sincérité, le mensonge, l’ordre et le chaos avaient une odeur alors elle serait cendre et sève, poivrée et cèdre, ravage ou terre de nouveau fertile… Belâme est une montagne escarpée qui se rit des oiseaux et de la terre. » Belâme« Il y a le diable qui rampe sous sa peau, des rides de fatigue qui saignent son regard ; les élans d'épinéphrine secouent sa carcasse d'ivoire, métastases rampantes, frénétiques et nauséabondes, hurlements latents, dévorent et inondent. » Légion« astérion ne versera pas de larmes, les hommes comme lui sont des sources taries. » Astérion« Oui, pourquoi Ange ? Idiote, crétine, abrutie. Elle aurait aimé lui balancer toutes ces insultes à la figure, la jeter par la fenêtre, pour ne plus avoir à supporter la vision de ces deux yeux qui la fixent, de ce regard qui s’échappe, qui s’envole, qui se présume débordant de vérité, alors qu’il baigne dans l’atrocité ; poison malhabile. » Alexie « Mais si, au moins, il pouvait retrouver sa voix, peu importe la laideur de son visage et la faiblesse de son corps, peut-être Musei pourrait-il ainsi retrouver un semblant d'humanité. » Musei « Brave, elle ne le savait pas : mais elle endurait le sel et le sang - elle pleurait mais n’arrêtait pas sa marche : ni le roi et ses chiens, les déesses et leurs infidèles en deuil. » Ange « et c'est autre chose qu'il récolte à chaque nouvelle rencontre, à chaque chemin qu'il emprunte. et il aimerait dire que ça le rassure, qu'il est presque prêt à refaire partie de ce monde... mais ce serait faux. » Alphonse « il fait face à son angoisse et elle est trop forte, trop noire. elle est comme l'eau sans-fond et l'aspire encore vers le néant. il n'a pas assez de force pour se raccrocher aux berges de sa vie, pas encore. » Alphonse « Elle paraît un peu ailleurs, absorbée au cœur de rêves trop grands pour elle et à la poursuite desquels elle ne cesse de courir que pour prendre soin de la forêt de Jade, dans l'espoir qu'un jour la forêt sache lui dire où est cachée la vérité. » Anémone « Anémone voudrait être juste, mais elle n'est que vraie. Anémone voudrait être révoltée, mais elle n'est que passionnée. » Anémone « Alors YARŪ retourna dans sa montagne, où le silence est bavard, la nature simple et vraie. » YARŪ « Sa petite main dans la tienne, son cœur qui imitait le rythme de tes pas, son sourire passerelle, ses yeux plein d'étoiles. » Anémone « Etre d’une exceptionnelle tolérance et d’un amour qui paraissait sans fin, avait toujours été la qualité la plus extraordinaire de son père. Pour autant, la douceur satinée de ses mots ne parvenaient jamais à suturer la culpabilité qui la rongeait. Ils étaient comme des bandages alors que Camille avait toujours voulu un remède. » Camille « Cette violence-là était juste. Mais celle qu'on lui promettait ne l'était pas. » Musei « leur douce chaleur pour remplacer le verre en bonheur » Bless « sublime fantaisieterrible maladieô la tristeb l a s p h é m i e » Bless « Jusqu’à ce que Pyrrhus parachève les faux-semblants et les brise au sol en des milliers de morceaux coruscants. » Silas « Et son poing s’écrase dans le ventre d’Augustin. A ta connerie, Augustin. A notre amitié. » Silas « Ses mains frémissent. Il aimerait le tuer, là, sur le champ. Ecraser ses hérésies sur le sol et les piétiner avec véhémence. Il aimerait tout détruire, tout réduire à néant. Mais il y a cette lueur, ce truc pourri au fond de son cerveau – ou au fond de son cœur – qui l’empêche de tout briser. » Silas